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  • Régionales : attention aux chasseurs embusqués sur les listes !

    17 juin, par aspas

    Les 20 et 27 juin, les Français votent pour élire leurs représentants départementaux et régionaux. L’ASPAS et L214 vous alertent sur la présence de représentants de la chasse sur de nombreuses listes électorales, et pas seulement sur celles auxquelles on s’attend ! 

    Comme ce fut déjà le cas il y a 6 ans, de nombreux candidats aux élections régionales et départementales de 2021 font les yeux doux aux chasseurs, malgré un rejet de plus en plus massif de cette pratique par des Français de plus en plus sensibles à la cause animale. Bien structurés, les chasseurs demeurent un groupe social traditionnellement facile à hameçonner, même si leurs effectifs fondent d’année en année : tant qu’ils sont suffisamment nombreux pour influer sur une élection, il suffit de leur dire qu’ils sont indispensables et qu’on va les chouchouter avec des cadeaux comme un radar ornithologique, des frigos géants… ou des postes clés pour les présidents des Fédérations dans les conseils départementaux ou régionaux.

    L’un des dangers d’avoir des représentants de la chasse dans les instances publiques, au-delà de l’influence qu’ils peuvent avoir sur la définition des stratégies territoriales, c’est la distribution toute intéressée des subventions publiques. C’est ainsi que dans plusieurs régions (Normandie, Centre, Hauts-de-France ou encore Auvergne-Rhône-Alpes), des associations vraiment écologistes (LPO, FNE, GDEAM, GON…) ont vu leurs aides drastiquement amputées pendant que les Fédérations de chasse, qui se font passer pour de gentils écolos armés, ont été généreusement arrosées…

    L’argent distribué au monde de la chasse par des élus bien connus comme Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand a été mis en lumière par des enquêtes publiées dans Médiapart, Médiacités, le Canard Enchaîné et d’autres. L’ASPAS elle-même vous révélait comment Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, avait financé des lâchers de faisans, il y a 2 ans…

    Mais revenons-en à 2021 : si vous êtes sensibles à l’urgence de protéger la nature, sans pièges ni fusils, ayez le vote éclairé ces dimanches 20 et 27 juin !

    Voici quelques exemples où votre vigilance sera de mise :

    • En Occitanie, l’ancien vice-président de la Fédé de chasse de l’Hérault Max Alliès a rejoint la liste de la présidente sortante Carole Delga (PS) ;
    • En Nouvelle-Aquitaine, le président de la Fédé de Gironde Henri Sabarot figure sur la liste du candidat sortant Alain Rousset (PS) ;
    • En Bourgogne Franche-Comté, le président de la Fédé du Doubs Jean-Maurice Boillon figure sur la liste de Gilles Platret (LR) ;
    • Dans les Pays de la Loire, le président de la Fédé du Maine-et-Loire Philippe Justeau est sur la liste de la présidente sortante Christelle Morançais (LR) ;
    • Dans la région Centre-Val de Loire, Alain Belloy et Jean-Paul Moktar (deux présidents de Fédé de chasse départementales) sont sur la liste de Marc Fesneau (En marche !) ;
    • Dans les Hauts-de-France, ce sont carrément 2 présidents et 1 vice-président de Fédérations départementales de chasseurs sur la liste du candidat sortant Xavier Bertrand (LR) !

    Outre les présidents de Fédérations de chasse, il y a de nombreux représentants du Mouvement de la Ruralité, nouveau nom du CPNT (Chasse, Pêche, Nature et Traditions). C’est le cas en Auvergne-Rhône-Alpes, sur la liste du candidat sortant Laurent Wauquiez (LR) ; en Normandie, sur la liste d’Hervé Morin (UDI) ; ou encore dans le Grand Est, sur la liste de Jean Rottner (LR).

    >> Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site politique-animaux.fr mis en place par l’association L214

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  • La Celle-Saint-Cloud agit contre les renards

    15 juin, par aspas

    La Mairie de cette commune périurbaine située à 10km à l’ouest de Paris a annoncé, le 10 juin 2021, qu’elle allait se débarrasser d’une famille de renards suite à plusieurs plaintes de riverains.

    Selon les dires du lieutenant de louveterie, sollicité par la Mairie, « des restes de chats et de hérissons » auraient été retrouvés près d’un terrier…

    Étant donné que le renard est considéré par la loi comme « nuisible », la municipalité est hélas tout à fait dans son droit d’autoriser le piégeage et la « destruction » de ces animaux… et ce, 12 mois sur 12 ! Sur le plan juridique, aucune action urgente n’est donc malheureusement possible pour sauver ces renards.

    Pour protéger efficacement le goupil, il faudrait commencer par le sortir de la terrible « liste de la mort », mais cela ne sera (serait) possible qu’à partir de juillet 2022, lorsque le ministère de la Transition écologique publiera son nouvel arrêté fixant la liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts »…

    En attendant, seule une action de sensibilisation permettrait de faire changer d’avis la Mairie de la Celle-Saint-Cloud et la préfecture des Yvelines. La présence de renards en ville n’a déjà rien de nouveau : ils sont présents (en petit nombre) à Paris depuis de nombreuses années ! Souvenez-vous de la famille qui s’était installée au cimetière du Père Lachaise, pendant le confinement de mars 2020. A Bruxelles, on estime la population de renards à 3000, et à Londres… 10 000 !

    Les renards sont des dératiseurs naturels, et les possibles soucis de cohabitation qu’ils peuvent poser avec les citadins sont vite réglés quand on veut bien s’en donner la peine : poubelles bien fermées, potagers clôturés, animaux de compagnie protégés et surveillés.

    Les renards sont des animaux sauvages territoriaux, opportunistes et facilement adaptables. Abattre certains individus ne sert à rien, puisque les territoires vidés seront rapidement occupés par d’autres renards (à moins d’exterminer l’espèce…).

    Lors de leurs premières sorties, les renardeaux sont particulièrement curieux et peu farouches. Il est absolument indispensable de ne jamais les attirer, les approcher, les nourrir, et les toucher. Pour leur survie, la méfiance envers l’homme doit être entretenue.

    En apprenant l’existence d’une mobilisation des internautes* pour sauver les renards de la Celle-Saint-Cloud, M. le Maire s’est défaussé sur la préfecture, estimant qu’il n’a « pas la main sur la question »…  C’est un peu facile ! A l’occasion des Municipales, l’ASPAS avait justement listé les différentes actions possibles pour un maire qui souhaiterait s’engager en faveur des renards (à lire ici).

    Le Maire poursuit en expliquant n’avoir « rien demandé », et pourtant il semble ensuite cautionner l’argument sanitaire brandi par la préfecture : « que se passera-t-il si, demain, quelqu’un attrape une maladie mortelle ? »

    Mais ne lui jetons pas la pierre à M. le Maire, il a simplement besoin d’explications plus neutres et scientifiques que celles fournies par le lobby de la chasse.

    Nous pouvons notamment lui expliquer que les cas de contamination d’échinococcose alvéolaire, dont peuvent être porteurs les renards, sont très très rares chez les humains en France, et concernent majoritairement des chasseurs-piégeurs qui s’infectent par la manipulation des cadavres. Cette maladie parasitaire peut également être véhiculée par les chiens et les chats domestiques : pour s’en prémunir, il suffit de les traiter avec des vermifuge et des anti-parasitaires, et de bien laver les légumes ramassés dans un potager non clôturé.

    Plutôt qu’un problème, les renards sont une solution sanitaire ! En effet, ils « nettoient » la nature des proies malades, et une étude a démontré que la présence des renards permettait de freiner la propagation de la borréliose de Lyme, une maladie infectieuse transmise par les tiques et véhiculée par les rongeurs.

    Et si vraiment les (quelques) habitants de la Celle-Saint-Cloud refusent la présence de renards dans leur ville, il est toujours possible de capturer les animaux pour les relâcher plus loin, dans les forêts de Marly ou de Malmaison, par exemple. A titre de comparaison, les renards présents au Bois de Vincennes (sur la commune de Paris) vivent très bien et ne semblent poser problème à personne !

    * Pour demander le sauvetage des renards de la Celle-Saint-Cloud, l’ASPAS soutient la pétition citoyenne publiée sur le site change.org, et qui a déjà recueilli plus de 30 000 signatures.

    Le combat continue !

    Le renard est toujours classé parmi les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD) quasiment partout en France, et à ce titre, l’animal est malgré lui victime de la chasse à tir, du déterrage et du piégeage. Ne baissons donc pas le bras, et continuons le combat de la sensibilisation !

    … et pour que l’ASPAS continue à être aussi efficace, vous pouvez devenir adhérant ou faire un don. Merci pour votre soutien !

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  • #LibertéRuralité : chasseurs, laissez respirer les ruraux !

    10 juin, par aspas

    Chaque année, à la campagne, l’accaparement de la nature par le loisir de la chasse pourrit la vie de millions de non-chasseurs. À l’occasion de la manif virtuelle anti-écolo du 12 juin (« Laissez respirer les ruraux »*), l’ASPAS souhaite rappeler aux chasseurs que ce sont justement EUX, empêchent les ruraux de respirer ! 

    Morgan Keane abattu au fond de son jardin par un chasseur, balles qui traversent portières et baies-vitrées, sanglier giclant le sang pourchassé jusque dans la cuisine d’un particulier, chats et chiens de compagnie plombés à bout portant, chevaux et ânes confondus avec des chevreuils et des cerfs, ballet incessant de 4×4 et de pick-ups polluants, vacarme abrutissant composé de cris de guerre, d’aboiements, de sons de cor et de balles qui sifflent… Violences, intimidations, sensation pénible pour les villageois et promeneurs de passage d’une campagne prise en otage 7 mois sur 12, vif sentiment d’insécurité pour l’ensemble des usagers de la nature envahie par les armées de gilets oranges (randonneurs, vététistes, cavaliers, ramasseurs de champignons…), etc., etc.

    Pratiquée par une minorité d’individus (dont de plus en plus d’urbains), armés et souvent mal formés, la chasse est un loisir dangereux, égoïste et liberticide, qui prive le reste de la population de sérénité et d’un droit à la contemplation d’une faune sauvage diverse et apaisée.

    Pendant que le reste de la société était confiné ou contraint par les différents couvre-feu entre 2020 et 2021, les chasseurs sont aussi ceux qui ont obtenu (grâce à leur puissant lobby) le plus de dérogations et de passe-droits pour sortir RESPIRER et TUER des animaux sauvages.

    À vous, chasseurs, défenseurs de traditions souvent cruelles et qui accumulez les privilèges au détriment de vos concitoyens : laissez respirer les ruraux* !

    Pour une réforme en profondeur de la chasse

    Face aux dangers que représente la chasse pour les 98 % de Français non-chasseurs, l’ASPAS a écrit en 2017 au Président Emmanuel Macron pour lui exhorter de procéder à une réforme majeure et en profondeur de la pratique. La généralisation du port de gilets fluorescents, la pose de panneaux « chasse en cours » et la remise à niveau décennale obligatoire portant sur les règles élémentaires de sécurité sont désormais des mesures nationales entrées en vigueur par arrêté ministériel le 5 octobre 2020. C’est mieux que rien, mais c’est largement insuffisant ! Les Français attendent une réforme beaucoup plus ambitieuse, d’autant plus que M. Macron a opté pour des évolutions favorables aux intérêts des chasseurs : autorisation des silencieux sur les armes, prix du permis national divisé par 2, nouveaux pouvoirs accordés aux Fédérations de chasse…

    Dans notre démocratie, il est inacceptable qu’autant de pouvoir et de privilèges soient accordés à un loisir qui concerne moins de 2% de la population, et qui est sujet à tant de polémiques !

    Sur le volet insécurité, l’ASPAS demande notamment : l’interdiction de la chasse le dimanche, la mise en place d’une réglementation nationale sur la sécurité à la chasse, l’établissement d’un taux maximal d’alcool dans le sang autorisé en action de chasse, l’instauration d’un contrôle régulier des capacités physiques et psychiques des chasseurs, la protection des enfants, sans oublier, bien entendu, la mise en place d’un périmètre de sécurité autour des habitations.

    Signez la pétition

    * Le 12 juin 2021, une manif virtuelle anti-écolos est organisée par ceux qui se disent incarner « la ruralité », et qui refusent de voir la société évoluer vers plus de respect du vivant sous toutes ses formes. En tête d’affiche, le président de la Fédération Nationale des Chasseurs (Willy Schraen), le président de la Fédération de Pêche du 35 (Jeremy Grandiere), et la Présidente de la FNSEA (Christiane Lambert). Leur mot d’ordre, égoïste et provocateur : « Laissez respirer les ruraux ! ».    

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  • Ours tué par balles en Ariège : un an déjà, zéro condamnation et zéro réparation

    9 juin, par aspas

    Le 9 juin 2020, un jeune ours mâle a été retrouvé tué par balles. Il s’agit de la destruction illégale d’une espèce protégée, acte passible de 3 ans de prison et 150 000 € d’amende. En cas de destruction « en bande organisée »(*), la sanction peut aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende.

    De nombreuses associations ont déposé plainte et nous avons demandé à l’État d’être clair et ferme : condamner et réparer. Ne pas montrer sa détermination dans ce dossier reviendrait à donner raison aux braconniers.

    Un an après, l’ours Gribouille n’a toujours pas été remplacé ; l’État s’était pourtant engagé dans son « plan ours 2018-2028 » au « remplacement de tout ours qui aurait disparu prématurément du fait de l’homme ».

    Du côté de la justice, il n’y a eu aucune mise en examen et encore moins de comparution et donc de jugement. L’instruction concernant l’abattage de cet ours ne devrait pas tarder à rejoindre la longue liste des exactions de l’opposition extrême en Ariège restées sans suite.

    Impunité pour les opposants violents à l’ours et non remplacement de ce jeune ours, tel est le constat un an après. A ce jour, en prenant en compte les deux ours tués en Espagne l’année dernière, nous pouvons considérer que l’opposition extrême à l’ours a démontré en 2020 sa volonté de détruire la population d’ours des Pyrénées, et ce, en toute impunité.

    Nous dénonçons cette inaction de l’État et œuvrons pour le contraindre à respecter son obligation de restaurer une population d’ours en France en bon état de conservation.

    A quelques mois de l’accueil du Congrès Mondial de l’Union Internationale de Conservation de la Nature, à l’occasion duquel le Président de la République défendra l’impérieuse nécessité de la sauvegarde de la biodiversité à l’échelle internationale, un signal fort envoyé par la France au bénéfice d’une espèce emblématique de son patrimoine naturel est indispensable.

    (*) Constitue une bande organisée au sens de la loi « tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’une ou de plusieurs infractions. » (art. 132-71 du code pénal)

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  • Annulation de la chasse aux mouflons en Lozère !

    9 juin, par aspas

    Rien ne justifiait l’urgence de chasser des mouflons en Lozère en plein confinement : c’est le sens de la nouvelle victoire obtenue par l’ASPAS et la LPO, suite à une décision datée du 8 juin 2021 du tribunal administratif de Nîmes qui annule partiellement l’arrêté du 10 novembre 2020 de la préfète de Lozère.

    Souvenez-vous, lors du confinement d’automne 2020 survenu en pleine période de chasse : une circulaire du Ministère permettait aux préfectures de signer des arrêtés dérogatoires permettant aux chasseurs d’échapper au confinement pour mener à bien leurs « missions d’intérêt public »… Seuls les sangliers, cervidés et ESOD* devaient être concernés par cette circulaire, or plusieurs préfets ont maintenu la chasse d’autres espèces, tels le chamois et le mouflon, dont les dégâts sont inexistants ou totalement anecdotiques.

    C’est le cas en Lozère, où le mouflon (une espèce introduite par les chasseurs pour les chasseurs…), n’a été jugé responsable que de… 86,43 euros de dégâts entre 2018 et  2019 !!

    L’ASPAS et la LPO avaient déjà obtenu la suspension de l’arrêté le 24 novembre 2020 (lire ici). Pour cette nouvelle victoire, qui intervient sur le fond, le juge a estimé que « la préfète de Lozère n’était pas fondée à autoriser la régulation du mouflon », l’animal « ne pouvant pas être regardé comme constituant une espèce susceptible d’occasionner des dommages ». 

    Voilà qui devrait alerter l’Etat sur la manière dont adoptés trop souvent des arrêtés

    >> Télécharger le jugement entier (PDF)

    * ESOD : « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts »

     

     

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