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  • Dites NON aux chasses traditionnelles réautorisées par le président Macron !

    20 septembre, par aspas

    Interdites par le Conseil d’État, suite à un recours juridique porté par la LPO et One Voice, les chasses traditionnelles s’apprêtent pourtant à être à nouveau autorisées en France ! Opposons-nous massivement aux projets d’arrêtés en participant aux consultations publiques jusqu’au 6 octobre prochain.

    Vanneau huppé – Vanellus vanellus

    3 jours après avoir promis monts et merveilles en termes de protection de la biodiversité au Congrès mondial de la nature à Marseille, le président Macron s’est visiblement rappelé que pour se faire réélire, ce serait pas mal d’avoir le soutien de quelques destructeurs de cette même biodiversité…

    L’alouette des champs, par exemple, a perdu 35% de ses effectifs reproducteurs en 15 ans. En autorisant sa chasse à l’aide de pantes et de matoles dans 4 départements du Sud-Ouest, le président encourage le braconnage d’un maximum de 106 500 individus !

    Dans les Ardennes, ce sont 1200 vanneaux huppés (oiseau au statut « quasi-menacé ») qui pourront être piégés, de même que 5800 grives et merles, et 30 pluviers dorés.

    Dans son jugement du 6 août 2021, le Conseil d’État donnait raison aux protecteurs de l’environnement en estimant que les autorisations délivrées par le ministère de l’Écologie pour chasser ces oiseaux avec des techniques traditionnelles « ne sont pas conformes aux exigences du droit européen relatif à la protection des oiseaux ». En effet, les dérogations prévues par la directive européenne « Oiseaux » du 30 novembre 2009 interdisant les techniques non sélectives de capture d’oiseaux, ne sont possibles que s’il « n’existe pas d’autre solution satisfaisante ». 

    C’est précisément sur ce point que les nouveaux projets d’arrêtés tentent d’apporter de nouveaux arguments. Les oiseaux concernés seront heureux d’apprendre, par exemple, que « certaines recettes de cuisine ne sont possibles que si l’oiseau a été capturé et non tiré au plomb » !

    Ou encore : « la pratique d’une chasse traditionnelle comporte une dimension ethnosociologique, un ensemble de cultures, une richesse de vocabulaire, un langage, des équipements (et leurs secrets de fabrication) et un art de vivre qui lui sont spécifiques et qui n’a donc pas d’équivalent dans la chasse au fusil » ! 

    Et puis : « Ce qui compte pour ces chasseurs traditionnels, ce n’est pas tant l’acte de chasse en lui-même, mais tout ce qui l’entoure : l’art et la manière de confectionner un piège, celui de préparer l’espace chassable et de s’y fondre, celui d’attirer puis de capturer un oiseau migrateur, la connaissance des espèces, de leur biologie, de leur éthologie et de leurs migrations. »

    Résumons : pour les 2 ou 3 recettes de cuisine, c’est vrai, elles risqueraient de disparaître, mais pour le reste, on ne voit pas bien en quoi une interdiction des chasses traditionnelles empêcherait les chasseurs de continuer à se parler dans la langue qui est la leur, à bricoler avec des bouts de ficelles et à participer à la connaissance des espèces ! Oui messieurs les chasseurs, tout ceci est possible sans tuer le moindre oiseau !

    Participer aux consultations publiques !

    N.B : il y a 4 projets d’arrêtés, donc 4 consultations publiques différentes. Il est important de participer aux 4 ! MERCI POUR VOTRE MOBILISATION !

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  • Stop à la chasse pendant le brame !

    16 septembre, par aspas

    Attendu avec trépidation chaque année par de nombreux passionnés, le brame des cerfs est l’un des plus beaux spectacles offerts par la nature. Malheureusement, cette période ô combien sensible pour ces magnifiques Rois des forêts attire aussi des chasseurs de trophées… Or aucune loi nationale n’interdit la chasse en période de brame, et l’Office National des Forêts (ONF) encourage même cette pratique scandaleuse dans certaines forêts domaniales, car elle leur rapporte de l’argent !

    L’ASPAS, qui a déjà alerté sur le « drame de l’ONF » en 2012 puis en 2016, soutien la nouvelle pétition lancée par le Comité Ecologique Ariégois, adressée aux ministres Barbara Pompili et Julien Denormandie, ainsi qu’au directeur général de l’ONF.

    Je signe la pétition !

    Texte de la pétition :  

    Lorsque la période du brame commence chez les cervidés (de mi septembre jusqu’à mi-octobre ou plus), le mâle (le cerf) en rut a toutes ses énergies concentrées sur l’accouplement et le combat contre d’autres mâles et il fait alors entendre un cri rauque et sonore qui s’entend à des km à la ronde le rendant facile à localiser.

    Le « chasseur », en quête de trophée (la tête du cerf découpée sur la bête abattue est emportée pour être empaillée afin d’orner un mur de salon…) a légalement le droit de tirer sur les plus beaux spécimens de cerfs bramant en s’acquittant d’une taxe de prélèvement alimentant soit les caisses de l’ONF, organisateur de cette pratique éhontée dans les forêts domaniales, soit les caisses des Associations de chasse, qui sous-traitent cette chasse au trophée à de riches étrangers, sur des terrains privés.
    Sans oublier certaines organisations privées qui exploitent la filière touristique pour une clientèle en recherche de sensations.

    Malgré l’engagement de plusieurs associations de protection de la nature qui contestent cette pratique, il est très difficile de faire bouger les choses localement ou nationalement.

    Pourtant, d’un point de vue éthique, il est inacceptable que le chasseur puisse s’approcher du cerf très vulnérable pendant cette période du brame, affaibli du fait qu’il mange peu et épuisé par les combats avec ses adversaires, les accouplements et la surveillance de la harde.

    Surtout, cette pratique va à l’encontre d’une gestion raisonnable des cervidés. En effet celle-ci devrait porter autant que possible sur des animaux déficients. Or elle « prélève » les plus beaux spécimens et désorganise totalement les groupes sociaux. Elle sévit dans la période de reproduction, particulièrement délicate chez les cervidés : une femelle n’est en chaleur que quelques heures et la perturbation de leur rassemblement compromet gravement les chances de perpétuation de l’espèce. Cette chasse aux trophées agit exactement à l’inverse de la sélection naturelle car elle élimine les spécimens en meilleure santé, les meilleurs reproducteurs, appauvrissant ainsi le potentiel génétique de l’espèce et mettant à mal la santé de leur population.

    Enfin, la chasse durant le brame fait prendre des risques injustifiés aux autres usagers de la nature désireux d’écouter les cerfs ; elle a pour conséquence de les priver de ce plaisir et elle nuit à leur intérêt pour l’observation naturaliste.

    Ainsi, grâce à votre signature, nous souhaitons :
    – Dénoncer le rôle ambigu de l’ONF (décidant du quota de cerfs à tirer) à la fois « gardien » de la forêt domaniale, tout en étant initiateur de ces « tour-opérateurs » de la chasse aux trophées ; ne serait-il pas envisageable de prévoir une nouvelle réglementation sur le ramassage des mues des cerfs dont les bénéfices reviendraient à l’Office, autre moyen de remplir leurs caisses, et cette fois de manière honorable ?

    – Convaincre les ministres concernés et l’ONF, afin de modifier les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse pour le cerf, décidées sous la pression constante du lobby forestier privé et de l’ONF lui-même, et ainsi de reporter la date d’ouverture de la chasse au cerf sur le domanial et sur les terrains privés gérés par les associations et fédérations de chasse, au-delà de la période du brame.

    – Permettre ainsi aux agents de l’office français de la biodiversité OFB, « police de l’environnement », de verbaliser ces chasses aux trophées. Avec la réglementation actuelle, ils ne peuvent qu’intervenir et interpeller un braconnier qui utilise une source lumineuse la nuit pour éblouir les cerfs bramant.

    MERCI par avance de votre soutien pour relayer notre indignation relative à ce double scandale, mettant en lumière une pratique de chasse à l’encontre d’une gestion durable ainsi que le -mauvais- rôle de l’ONF dans cette mission qui ne devrait pas être la sienne.

    Je signe la pétition !

    

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  • Pendant que les chasseurs n’y sont pas : tous dans la nature samedi 18 septembre !!

    15 septembre, par aspas

    Les chasseurs prévoient de manifester massivement un peu partout en France ce samedi 18 septembre. Pourquoi ? Parce qu’on les a privés de leurs joujoux dits « chasses traditionnelles ». L’occasion rêvée pour tous les amoureux de la nature de sortir se balader en toute tranquillité !

    C’est quoi, les chasses traditionnelles ? C’est juste attraper des petits oiseaux avec des bouts de ficelle, c’est-à-dire des jeux de gamins. Nos vieux enfants gâtés vont donc hurler en gilets orange fluo ce samedi 18 septembre dans les rues de Caen, Redon, Amiens, Dijon, Mont-de-Marsan, Forcalquier… Pour y chasser les « bobos des villes » ? Non ! Pour exprimer leur profonde colère, suite à l’interdiction par le Conseil d’État des chasses traditionnelles des oiseaux à l’aide de glu, de filets ou de cages. Ces chasses ne sont pourtant pratiquées que par une minorité de chasseurs, dans des régions très localisées, mais par solidarité envers leurs camarades, TOUS les chasseurs sont invités à manifester : chasseurs de gibier d’eau, de petit gibier de plaine, de gros gibier, déterreurs, veneurs à cor et à cri, piégeurs… du lourd !

    Alors que le climat devient fou et que la biodiversité se meurt, les autoproclamés « premiers écologistes de France » ne veulent décidément rien lâcher et ne défilent qu’au nom de leurs propres intérêts. Ce faisant, ils prennent le risque de se ringardiser et de se ridiculiser encore un peu plus aux yeux d’une société de plus en plus sensibilisée à l’urgence de protéger le vivant.

    Pendant qu’ils prennent en otage les villes, fuyez à la campagne ! Et si vous êtes des ruraux, vous serez ravis de pouvoir respirer pour une journée, et qui sait, observer des animaux sauvages avec plus de sérénité. Attention toutefois, car nul doute que l’envie de tuer des animaux l’emportera chez certains chasseurs récalcitrants, et qu’il y aura malheureusement ci-et-là quelques fusils de sortie…

    Photographiez la nature sans chasse !

    Partagez avec nous vos plus belles photos de paysages et d’animaux sauvages. Publiez vos photos sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #laissezrespirerlanature !
    Et… sachez que le 18 septembre c’est aussi la World Cleanup Day, la journée mondiale du nettoyage de la nature ! Si vous voyez des cartouches en plastique… Une bonne occasion de combiner l’utile à l’agréable 😉

    Belle Fête de la Nature sans chasse à toutes et à tous 🙂

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  • Chasse à courre interdite dans la forêt d’Avaugour !

    14 septembre, par aspas

    Depuis son autorisation prise lors de la mandature d’Alain Cadec au Département des Côtes-d’Armor (2015-2020), la pratique de la chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avaugour, à Saint-Péver, était source de vives tensions entre riverains, défenseurs de la cause animale et veneurs. Ce mode de chasse ne faisait pas non plus l’unanimité au sein des élus de la majorité de droite et du centre, l’opposition étant globalement contre.

    Désormais présidé par le socialiste Christian Coail, depuis juin 2021, le Département a tranché ce lundi 13 septembre 2021, en commission permanente : la chasse à courre est dorénavant interdite dans les quelque 1100 hectares de la forêt d’Avaugour : « La convention liant le Département et les chasseurs étant renouvelée périodiquement, nous avons décidé, dans un souci de cohérence avec notre positionnement initial, de supprimer l’autorisation de cette pratique », indique l’ancien chef de file de l’opposition, Christian Coail.

    Pour une fois, les veneurs ne sont pas au dessus des lois : une bonne nouvelle, locale certes, mais qui démontre q’il est possible de limiter la pratique de la chasse à courre , faute de pouvoir l’interdire

    Source : Le Télégramme

     

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  • Suspension de la chasse pour 3 oiseaux des Antilles !

    13 septembre, par aspas

    Vendredi 10 septembre, la justice a suspendu en urgence la chasse de trois espèces menacées dans les Antilles : la Barge hudsonienne, le Pigeon à cou rouge et la Colombe rouviolette. Des centaines d’oiseaux sont donc sauvés des fusils : une excellente nouvelle pour la biodiversité !

    De gauche à droite : Colombe rouviolette, barge hudsonienne, pigeon à cou rouge

    Cette belle victoire est le résultat d’une procédure menée par l’ASPAS , l’ASFA (Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles) et AEVA (Association pour l’Etude et la protection de la Vie sauvage dans les petites Antilles) auprès du Tribunal administratif de Basse-Terre en Guadeloupe. Elle intervient dans un contexte favorable, après des années de combat judiciaire en faveur de deux autres oiseaux en mauvais état de conservation pour lesquels nous avons déjà obtenu gain de cause : la grive à pattes jaunes et le pigeon à couronne blanche.

    Une victoire contre le lobby de la chasse !

    Initialement, le projet d’arrêté soumis à la consultation du public proposait l’interdiction de la chasse de la Barge hudsonienne sur l’ensemble du département de la Guadeloupe et de la collectivité de Saint-Martin (lire ici). La consultation publique organisée avait réuni 120 contributions dont 99 étaient favorables au projet en reconnaissant « le bien-fondé de la proposition de suspendre la chasse des 4 espèces à savoir, la grive à pieds jaunes, le pigeon à couronne blanche, le courlis corlieu et la barge hudsonienne compte tenu de leur mauvais état de conservation et de leur classement UICN ». 

    Or, sous la pression des chasseurs, le préfet de la Guadeloupe n’a pas tenu compte des avis majoritaires du public et a finalement pris un arrêté autorisant la chasse de la barge hudsonienne, dans la limite de 2 barges par chasseur par jour… Sachant qu’il y a 2968 chasseurs en Guadeloupe et que la chasse est ouverte 123 jours, cela fait un maximum de 730 128 barges à tuer, sur une population totale estimée à seulement… 250 !!

    Concernant la colombe rouviolette et le pigeon à cou rouge, l’arrêté préfectoral autorise leur chasse durant 5 mois et demi (soit 77 jours de chasse) et ce, sans aucun quota ou plan de gestion. Or la période de chasse autorisée recouvre la période de nidification, de reproduction et de dépendance de l’espèce, en méconnaissance de l’article L.424-2 du code de l’environnement qui dispose que « les oiseaux ne peuvent être chassés ni pendant la période nidicole ni pendant les différents stades de reproduction et de dépendance »…

    Sur la base de ces différents éléments, nos associations ont donc décidé de saisir le juge des référés pour demander la suspension en urgence de l’arrêté en ce qu’il autorise la chasse de la barge hudsonienne, de la colombe rouviolette et du pigeon à cou rouge. 

    Extrait de l’ordonnance de suspension : 

    « 4. En l’état de l’instruction, et compte tenu notamment de la circonstance, non contestée par le préfet, qu’aucune étude scientifique ne permet d’évaluer la population actuelle de Barge hudsonienne, de Colombe rouviolette et de Pigeon à cou rouge et sa dynamique en Guadeloupe et à Saint-Martin, et alors que les espèces précitées se distinguent par leur rareté ou leur caractère peu commun, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l’article L. 424-2 du code de l’environnement et de la méconnaissance du principe de précaution, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Dès lors, les associations requérantes sont fondées à en demander la suspension. »

    Télécharger le jugement

     

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