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Une louve blessée capturée lundi à Mollières

mercredi 13 juin 2007

Elle a entre 6 et 7 ans. Lundi, vers 14 heures, les habitants de Mollières, un minuscule hameau perdu entre le lac du Boréon et Isola 2000, l’ont retrouvée agonisante « juste derrière une maison ». En accord avec le ministère de l’Ecologie, les autorités du Parc du Mercantour ont décidé de capturer cette louve sans doute blessée par ses propres congénères.
L’animal sauvage était très amoindri. Mais cela n’en demeure pas moins une première en France. Jamais un loup n’avait pu être attrapé vivant. Le trappeur américain, tout droit venu des Rocheuses à l’automne 2006 pour tenter de piéger un canis lupus « azuréen », en sait quelque chose. Il s’en était retourné bredouille.

Un chien, quelques renards mais pas un loup ne s’était laissé attraper par l’éminent trappeur. Pourtant, il en circulerait une trentaine entre le parc du Mercantour et le massif des Alpi-Maritime en Italie, répartis en sept ou huit meutes. Le spécimen retrouvé lundi s’est-il frotté à l’un de ces clans ? « C’est une hypothèse parmi d’autres, confirme Florent Favier du Parc du Mercantour. Nous sommes simplement sûrs à 99 % que cette louve a été attaquée par d’autres loups. »

Les blessures de l’animal l’attestent : des plaies profondes, plusieurs muscles déchirés notamment aux pattes et un sinus abîmé. La vétérinaire qui soigne désormais l’animal reste réservée quant à ses chances de survie même si son état s’est amélioré depuis lundi. Le risque qu’il décède est d’ailleurs l’un des motifs de sa capture : « Nous aurions pu ne pas retrouver son cadavre et donc ignorer les causes de sa mort. » Plusieurs loups en France, y compris dans les A.-M., ont déjà été empoisonnés.

La bête suscite toujours autant de craintes. Sa présence dans le département ne fait d’ailleurs pas l’unanimité... Sauf peut-être à Mollières : « D’un commun accord, souligne Frédéric l’un des habitants, tout le village a décidé de lui porter secours. »

Il y a peut-être une raison historique à cela : c’était déjà dans les environs de Mollières que les deux premiers canis lupus « azuréens » avaient été aperçus au hasard d’un comptage de chamois... Il y a 15 ans !

P.-S.

Source : Eric Galliano - Nice Matin (via Leis Oursoun)

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