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Communiqué de presse

Tir à vue sur les défenseurs des loups.

mardi 28 juin 2005, par COSA ANIMALIA

Dans la nuit du 23 juin dernier, les associations de défense animale mobilisées contre l’abattage du loup ont violemment été prises à partie et menacées par des éleveurs constitués en milice à Saint Sulpice des Rivoires.

Pour la deuxième fois, lors d’une action pacifique menée par les
défenseurs du loup, trois pro-loups ont été littéralement terrorisés par
une milice chasseurs/éleveurs. C’est sur un chemin départemental que les
premiers coups de feu - tirs à blanc nous l’espérons - ont éclaté,
suivis par d’autres, et c’est miraculeusement, sous les insultes et les
menaces de mort, que les défenseurs de la cause animale ont pu rejoindre
leur véhicule. Plainte a bien entendu été déposée, et ni les excuses
tardives de l’Administration, ni l’intervention molle et tardive des
défenseurs de l’ordre ne peuvent justifier ce flottement institutionnel,
qui a conduit des individus armés à menacer de mort des sympathisants de
la cause animale.

La première agression contre une militante pro-loup avait eu lieu le 4
juin dernier
. Une soixantaine d’individus armés de bâtons, s’en sont pris à une femme sexagénaire, l’ont molestée, insultée et ont proféré des menaces de mort à son encontre. Ensuite, certains individus l’ont couverte de purin pendant que d’autres endommageaient son véhicule.

Heureusement, l’arrivée de la gendarmerie a permis que la situation ne
dégénère irrémédiablement. L’intervention héroïque d’un élu, improvisé
garagiste et carrossier, a effacé toutes traces d’agression et redonné
de l’honorabilité aux éleveurs et autres chasseurs.
Il est également à noter que par crainte de représailles, aucune plainte
n’a été déposée jusqu’à ce jour.

En effet, depuis plus d’un mois, des membres de l’association Cosa
Animalia soutenus par de nombreux sympathisants, ont multiplié les
actions contre l’abattage du loup, espèce animale protégée par la
convention de Berne et la directive Habitat. Le Conseil d’état leur
avait d’ailleurs donné raison en suspendant l’arrêté ministériel du 10
mai dernier.

Il convient de rappeler que, par l’adoption des deux arrêtés du 20 juin
2005, le préfet de l’Isère a basculé dans une logique dramatique. En
effet, en autorisant une mise à mort programmée du loup par des " gardes
particuliers assermentés ", le préfet a légitimé toutes les battues
illégales, les milices privées, et plus grave encore, a poussé les
éleveurs/chasseurs à se faire justice eux-mêmes à tout moment.
(cf. documents en Annexe)

Gageons qu’en franchissant cette nouvelle étape les autorités auront
largement contribué à enflammer la Valdaine et la France.

La question reste en suspend : qui saura mettre fin à cette escalade
incessante dans l’intérêt de la vie en général ?

P.-S.

Contact presse : Florence NEIGE 06 21 50 02 95

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