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Suspension de l’arrêté autorisant l’abattage d’un loup dans l’Isère

vendredi 10 juin 2005

Le Conseil d’Etat a suspendu vendredi pour vice de procédure un arrêté interministériel du 19 mai qui autorisait jusqu’au 15 juin l’abattage d’un loup dans l’Isère.

Saisi par une association écologiste, l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages), un juge des référés (procédures d’urgence) de la haute cour administrative, Marie-Dominique Hagelsteen, a estimé, dans sa décision, que "l’arrêté contesté n’avait pas été précédé d’une consultation régulière du Conseil national de la protection de la nature" (CNPN).

Le CNPN est un organisme consultatif réunissant administration, élus, professionnels, scientifiques et ONG.

Le loup est un animal protégé par les législations européenne et française qui mettent des conditions très strictes à toute autorisation dérogatoire de tir à balles réelles.

L’arrêté contesté avait été pris par le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, et l’ex-ministre de l’Ecologie, Serge Lepeltier, après cinq attaques nocturnes entre le 3 et le 19 mai chez trois éleveurs de l’Isère, dans une zone de plaine proche du massif de la Chartreuse, où aucun loup n’avait été répéré jusqu’alors. Six bovins avaient été déchiquetés, cinq génisses et un veau.

L’association plaignante estimait que les conditions dérogatoires de la législation n’étaient pas remplies, l’administration soutenant le contraire.


Sur le terrain, la traque était déjà suspendue la veille par les autorités pour tenter de désamorcer la tension qui oppose certain chasseurs et défenseurs de l’environnement. Samedi soir, une militante avait été agressée lors d’une battue anti-écolos (lire ici)

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