Accueil > Les archives > Renforcement des mesures d’effarouchement dans l’Isère

Loup contre moutons

Renforcement des mesures d’effarouchement dans l’Isère

jeudi 10 juillet 2003

Le Comité départemental de suivi du loup de l’Isère a annoncé mercredi à Grenoble un renforcement des mesures dites d’"effarouchement" du loup avec des dispositifs sonores diffusant des bruits et de la musique et des systèmes d’éclairage installés sur les sites de regroupement nocturne des troupeaux.

La fédération des alpages assurera le financement de ces procédés et gèrera la répartition du matériel entre les différents sites, a indiqué Patrick Cousinard, sous-préfet de l’Isère.

Depuis le début de l’estive, onze attaques de grands canidés ont eu lieu et une cinquantaine d’animaux ont été tués dans le département. Des expertises sont en cours pour déterminer si les coupables des loups, avec dans ce cas indemnisation par l’Etat, ou des chiens, sans indemnisation.

Dix-huit communes d’Isère, situées dans les massifs du Taillefer, de Belledonne et de l’Oisans, sont considérées comme des territoires "où le loup est installé".

Le Comité départemental de suivi du loup a également décidé que toutes les unités pastorales situées en zones à risques seraient diagnostiquées avant la première attaque, alors que jusqu’à présent le diagnostic n’avait lieu qu’à la suite du premier incident.

"Nous pourrons ainsi examiner les difficultés concrètes du berger, ses conditions d’exploitation et voir comment on peut l’aider", a affirmé le directeur départemental de l’agriculture et de la forêt, Yves Tachker.

En 2002, 102 constats d’attaque avaient été faits et 585 animaux expertisés. Des indemnités ont été versées aux bergers dans 547 cas.

Partager cet article :

Soutenir par un don