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Rencontre avec les loups : On remet le couvert !

40 mois sur le territoire d’une meute au Québec

dimanche 29 juillet 2007, par Peuple Loup

Connaître le mode de vie des loups en milieu naturel n’est pas une chose aisée. Toute une vie ne suffirait pas.
Après une première expérience de deux ans, il paraît indispensable de repartir sur les pistes, tirer profit des erreurs commises et tenter de faire mieux.

Tout est parti d’une envie personnelle, d’un rêve de gosse. Vivre au milieu des loups, qui n’en rêve pas ?

loupJ’ai tenté ma chance en avril 2003, après avoir mis de coté quelques économies. Direction la Baie-James, au Canada. La suite, certains d’entre vous doivent la connaître car Loup.org a relayé cette aventure à plusieurs reprises et a participé à son évolution en publiant des articles et en sponsorisant le remplacement d’un matériel defectueux.

Après mon retour en France, la priorité a été donnée à la sensibilisation auprès des enfants. Beaucoup de routes, d’écoles et de rencontres qui m’ont permis de raconter mes impressions et susciter pas mal de réactions positives dans le public. Conférence

En parallèle à cette tournée, depuis le début, germait en moi une idée fixe : repartir sur les pistes. Une des choses que j’ai apprise est que l’on n’en sait jamais assez et que la tâche est trop grande pour n’y consacrer qu’un seul voyage.

Les difficultés matérielles et le peu de moyens ont eu pour conséquence une énorme frustration. On est toujours limité par quelque chose, mais à ce point là, c’est difficile...
J’avais en tête tellement de solutions pour obtenir de meilleurs résultats et aucun moyen pour les mettre en oeuvre.

Il fallait donc y retourner. Le principe resterait le même : rester un long moment sur le territoire d’une meute et voir ce qu’il se passe. Jouer sur la curiosité naturelle du prédateur pour qu’il se montre à moi et qu’il tolère ma présence.

Certaines choses ont évoluées :

  • Deux ans n’étaient pas suffisants. De par la grandeur de leur territoire et de leur crainte, il m’apparaît évident de rester un an supplémentaire. En pratique 40 mois de présence sur le territoire.
  • Revenir régulièrement en ville pour ravitailler et mettre à jour le site internet est un frein à mon intégration. Trop de différence dans le rythme de vie, trop de coupures. Cette fois ci, Je resterais sur le terrain en permanence. Les ravitaillements seront faits par des partenaires locaux et la mise à jour sera sur le terrain, avec la technologie adaptée.
  • alors que le premier projet était principalement un défi personnel, celui-ci sera plus collaboratif. Des scientifiques participent au projet dès le début et apporteront leurs connaissances et leurs méthodes. Certains viendront même sur le terrain pour faire des études.
  • Le projet a une base plus saine et cohérente. Un gros travail a été fait pour minimiser les impacts de l’étude sur le milieu. Un code d’éthique a été mis en place et sera suivi scrupuleusement. On ne fait pas n’importe quoi, même pour une bonne cause.

Comme je le disais plus haut, ce projet est basé sur le principe de la collaboration.
Plusieurs partenaires ont déjà manifesté leur soutien :

  • Loup.org. partenaire depuis longtemps, l’association a permis une belle campagne de sensibilisation en finançant le projecteur et sera d’une grande aide pour la logistique Internet qui va se mettre en place.
  • Parcours le monde. Cette association, de plein pied dans le milieu scolaire, va relayer l’information et fournir du matériel video de qualité pour recueillir les données.
  • Wolf-eyes. Le lien entre la communauté autochtone présente dans la région et le public francophone. Un mode de vie proche de la nature que notre société gagnerait à mieux connaître.
  • Atemia Developpement. Les valeurs communes font des belles rencontres. En plus d’un soutien financier, via le programme 1% pour la planete, L’association bénéficiera des compétences de Jérôme pour le bon développement du projet.

Ceci sans citer toutes les personnes qui apportent leur soutien technique sur differentes parties du projet.

J’espère beaucoup de cette expérience qui s’annonce. J’espère que vous apprécierez également ce que l’on va pouvoir vous faire partager.

Ah oui, en parlant de partage, il est peut-être utile de rappeler que toutes les données recueillies sur le terrain seront disponibles en licence libre. Il y’a des choses qui n’ont pas de prix, on ne peut alors que les donner.

Rendez-vous en avril 2008 pour le début de l’aventure. Il faudra sûrement être patient pour les photos de loups, mais il y’aura tout plein de choses à voir et à apprendre. Et la patience est juste nécessaire si l’on veut connaître le loup.

Voir en ligne : Les détails du projet

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