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Prélèvement d’une louve au Petit-Bornand-les-Glières

dimanche 10 mai 2009, par le Dauphiné Libéré

Une louve a été abattue cette nuit, au Petit-Bornand-les-Glières (Haute Savoie) par un lieutenant de louveterie.

Dans la nuit de samedi, à 1 h 15, le lieutenant de louveterie abattait l’animal sur les terres du Petit-Bornand-les-Glières (Haute-Savoie), alors qu’il s’était introduit dans le parc à moutons du plus gros éleveur de la commune. Le premier tir de prélèvement autorisé par le gouvernement depuis le 22 avril, et encadré par un arrêté préfectoral dans le département, a atteint sa cible.

Mais dans le village, les crocs, certains les ont encore. Un loup n’ayant pas assouvi leur faim de voir l’animal dans "des parcs nationaux" et non au cœur des troupeaux, ou à quelques mètres "des habitations".

Les chasseurs veulent une régulation

Et c’est justement parce que quasiment tout un village était sur les dents depuis le printemps dernier, à la suite des attaques répétées du loup sur les troupeaux et la faune sauvage, que la secrétaire d’État à l’Écologie, Chantal Jouanno, a saisi le conseil national pour la protection de la nature.

Trois mois après la mise en garde à vue d’un chasseur de la commune, poursuivi pour avoir tué un de ces canidés, l’autorisation d’un tir de prélèvement était acceptée. Et autorisée depuis mercredi soir, de jour comme de nuit, par le préfet, aux abords de deux troupeaux, déjà équipés d’un maximum de protection, mais victimes d’attaques depuis le début de la saison pastorale.

"Le tir réussi, ça va calmer le jeu dans un premier temps c’est sûr, reconnaît Marc Chuard, le maire de la commune, qui ne cachant pas sa position, relativise, ce n’est qu’un premier pas".

Qui devrait être le seul, pour l’instant. La régulation de l’espèce et la création d’un plan de chasse pour l’animal, au même titre que la faune sauvage, comme le réclame ardemment la fédération départementale des chasseurs, n’étant pas dans les petits papiers de la loi actuelle.

"Les chasseurs s’inquiètent d’une baisse de la faune sauvage, mais dans le schéma logique, observé dans les Alpes du sud et du Vercors, c’est un effet transitoire qui se révèle bénéfique. Elle repart à la hausse et une sélection naturelle s’effectue avec des animaux plus attentifs, Les loups mangent plus difficilement, et l’espèce se régule. Quand au cheptel domestique, il a toujours représenté 20 à 30 % de son alimentation", explique Éric Feraille, à la tête de la Frapna.

Et pour limiter les dégâts, ce tir doit réapprendre au loup la peur de l’homme. Sentir que l’approche d’un troupeau peut lui être fatale.

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