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Plus de 140 brebis tombées dans un ravin

lundi 19 juillet 2004, par l’Agence France Presse

Plus de cent-quarante brebis, selon un dernier bilan, ont péri en tombant dans un ravin bas-alpin, probablement liée à l’attaque d’un loup ou d’un chien errant.

Cadavres de moutons

La mort des animaux, "probablement à cause d’une attaque d’un loup ou d’un chien errant", remonte à la nuit de vendredi à samedi, a expliqué le ministère de l’Ecologie. Elle s’est produite dans un élevage de la commune de Beauvezer (Alpes-de-Haute-Provence), a précisé le ministère.

Elle a été constatée par le préfet et les services de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, selon cette même source.

Les cadavres ont été découverts dimanche matin par Roger Piche, l’un des six éleveurs propriétaires du troupeau. L’homme a indiqué à l’AFP avoir surpris un loup à proximité des cadavres alors qu’il se trouvait à une trentaine de mètres à peine de l’animal. "J’avais déjà vu ce loup à plusieurs reprises ces derniers mois dans le massif du Haut-Verdon à une altitude comprise entre 2.000 et 2.400 mètres", a-t-il expliqué.

Selon les premières constatations, les brebis auraient sauté d’une barre rocheuse pour échapper à un animal. Une chèvre et un mouton ont été retrouvés égorgés sur la crête.

Les cadavres devraient être recouverts de chaux vive ou évacués par héliportage. Un responsable départemental de l’agriculture est attendu lundi sur place.

L’affaire intervient à la veille de la présentation, lundi à Paris par le ministre de l’Ecologie Serge Lepeltier, d’un "Plan d’action" sur le loup.

Ce plan, en préparation depuis des mois aux ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie, doit répondre aux inquiétudes des éleveurs contraints de vivre sous la menace quotidienne du loup, sans fâcher les défenseurs de cet animal protégé.

La disposition la plus controversée pourrait autoriser le tir de plusieurs loups en 2004 dans le sud-est de la France.

Ce "quota" est en rupture avec la pratique précédente, qui conditionnait le tir très exceptionnel du loup à des attaques répétées contre un troupeau.

Dans les faits, aucun tir n’a jamais eu lieu, soit parce que le loup avait déserté entre-temps, soit parce que les conditions n’étaient pas réunies.

La population française du loup, limitée aux Alpes, est estimée à 55 individus.

Le loup est un animal protégé aux termes d’une convention trans-européenne de 1979 (Convention de Berne) et une directive de l’Union européenne de 1992 (directive Habitats).

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