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Loup du Mercantour piégé par un photographe.

Texte et photo

mai 2000, par Gérard Caratti

Lors d’une journée d’information dans le Jura en 1997 sur le site de suivi d’un lynx par l’Office National de la Chasse, j’avais eu l’occasion d’apprécier les résultats remarquables d’une campagne de piégeage photo à l’aide d’un appareil du type capteur à infrarouges passifs. Il avait été possible, avec cet appareil, de confirmer la présence du prédateur sur un site où des attaques avaient lieu. Il avait aussi apporté la preuve que des chiens pouvaient très bien être à l’origine des dégâts au cheptel domestique. Une campagne de ce genre dans les Pyrénées occidentales y avait prouvé la reproduction des ours, et en Suisse celle de la présence du loup.

Un appareil prêté par l’ONCFS, plus précisément le CNERA Prédateur-Déprédateur de Birieux, a été mis en place dans le Parc national du Mercantour. L’essai a été tenté sur un itinéraire très fréquenté par la grande faune sauvage et sur lequel j’avais la certitude d’une circulation d’un ou plusieurs loups. Avant la mise en place, je me suis interrogé sur les capacités du milieu à supporter sans dérangement un tel équipement.

L’emplacement a été choisi surtout pour ses potentialités mais aussi pour sa facilité d’accès. Ses inconvénients, non négligeables, étaient dus à la fréquentation humaine, toute relative, avec pour corollaire les risques de vol ou de détérioration du matériel. Pour réduire ces risques, le piège a été désinstallé chaque fin de semaine. Il a été fixé discrètement sur un arbre à 3 mètres de hauteur, à 4 ou 5 m de distance du passage piégé. Il était peu visible à l’œil d’un randonneur moyen.

Portfolio

Loup du Mercantour
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