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Bientôt le nouveau plan gouvernemental

Les bergers pourront tirer

jeudi 4 mai 2006, par le Dauphiné Libéré

L’hiver n’a pas été calme. Loin s’en faut. Il y eut Joseph Jouffrey, président de la Fédération départementale ovine, clamant qu’il avait capturé et relâché des loups près des villes.

Il y eut le reportage "Les crocs de la colère" sur France 2, programmé, déprogrammé, reprogrammé, et dénoncé par les pro-loup. Et puis ces derniers jours, le procès d’un éleveur accusé d’avoir tué le loup et finalement relaxé par les tribunaux de Savoie.

Aux premiers jours de la belle saison et à l’orée des montées en estive, la tension commence à monter dans les alpages. Les éleveurs sont en attente du nouveau protocole loup. Cette année, le ministère s’y est pris plus tôt. Le plan gouvernemental est dans les tuyaux et devrait sortir après le prochain groupe national loup, le 16 mai.

Ce plan va dans le sens d’un assouplissement des mesures pour les troupeaux protégés. Les moyens d’effarouchement (tirs, moyens sonores ou visuels) pourraient être mis en oeuvre sur ces troupeaux sans demande préalable. Pour les troupeaux non protégés, le ministère de l’Agriculture a dégagé des moyens afin de pouvoir procéder à des mesures d’urgence. Et les éleveurs pourraient effectuer des tirs de défense après deux attaques en une semaine. Nelly Olin propose à nouveau des battues sous le contrôle des gardes-chasses, et décidées par le préfet.

Une nouveauté : des mesures de protection d’urgence pourront être proposées aux éleveurs qui n’en bénéficient pas. Mais parce qu’elle est prise dans l’étau des pressions des lobbies écologiste et agricole, les éleveurs craignent que la ministre recule. « Le déclenchement des mesures d’effarouchement a été assoupli, mais pour les tirs de défense, ce n’est pas le cas » note Franck Diégny, président de la Fédération régionale ovine.

Quant au prélèvement, il pourrait concerner de 6 à 10 loups. Moins en tout cas que le renouvellement annuel de l’espèce. « Nous considérons que ce n’est pas le problème essentiel » explique Jean-Marc Michel du ministère de l’écologie. L’an dernier, le prélèvement de six animaux avait été autorisé par la ministre de l’Ecologie Nelly Olin. Deux loups avaient été abattus.

Portfolio

Dauphiné Libéré du 03/05/2006
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