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Communiqués de Presse.

Les associations réagissent vivement aux tirs de loups

vendredi 8 septembre 2006, par FNE, l’ASPAS, FERUS

FERUS, FNE, l’ASPAS et d’autres associations de protection de la nature, sont scandalisées par le tir de 2 loups d’une même meute hier matin en Isère.

2 loups tués : grosse bavure de l’Etat

FERUS est scandalisé par le tir de 2 loups d’une même meute hier matin en Belledonne, Isère.

Un tireur posté n’aurait pas entendu qu’un autre tireur venait déjà de tuer un loup. Mais l’arrêté préfectoral du 22 août n’autorisait le tir que d’un animal. Par ailleurs, le protocole 2006 ne prévoit le tir d’un second animal dans la même zone que dans des circonstances bien précises (délai de 3 semaines, nouvelle attaque) qui n’ont pas été respectées. De plus il était patent que les moyens de protection mises en œuvre, et notamment le nombre de chiens, étaient trop insuffisants sur les alpages concernés pour justifier le tir d’une espèce protégée.

Comme 4 loups ont été tués « légalement » en Isère en 2 ans (sans compter le braconnage) et que le nombre de loups de la meute de Belledonne est passé de 8 à 3 individus, FERUS demande à ce que plus aucun tir de loup ne soit autorisé dans ce département pendant un minimum de 3 ans.

Enfin, quand des chasseurs ont le droit de tirer un cerf et qu’ils en tuent deux, l’ONCFS les verbalise et ils sont condamnés. L’argument du tireur qui n’a pas entendu un autre coup de feu est souvent employé et toujours rejeté par les tribunaux. FERUS porte donc plainte contre l’ONCFS pour destruction illégale d’espèce protégée.


Tirs de loups : L’Isère se distingue sinistrement

Communiqué de presse de FNE

Communiqué de l’ASPAS

Deux loups, un mâle et une femelle, ont été abattus hier matin par des
gardes assermentés dans la commune d’Allevard (Isère). C’est suite à
l’arrêté pris par le préfet de l’Isère, le 22 août dernier, que la traque au
loup avait débuté dans les communes de Pinsot, Allevard et la Chapelle du Bard, malgré les revendications de l’ASPAS et des protecteurs de la nature.

L’ASPAS avait alors immédiatement déposé un recours auprès du Tribunal Administratif de Grenoble pour demander la suspension de cet arrêté. Ce n’est qu’hier, en fin d’après-midi, que l’association a pris connaissance du rejet de sa demande. Or, à cette heure précise, deux loups étaient déjà morts.

Seulement, selon le Plan Loup 2006, toute traque doit être suspendue dès la destruction d’un individu. Or hier, deux loups ont été tués simultanément.

De plus, d’après le suivi hivernal de l’ONCFS, l’effectif minimum résidant
était de deux loups dans le massif de Belledonne. Aujourd’hui, il n’en restedonc plus aucun. L’ASPAS examinera la suite à donner à cette "bavure" après avoir pris connaissance du compte-rendu détaillé de l’opération sur le terrain demandé auprès du Préfet.

C’est ce même Préfet, qui en prenant cet arrêté, a cédé aux pressions de Jean-Pierre Jouffrey. Rappelons que cet éleveur s’était vanté, en 2000, d’avoir tué un loup sans être nullement jugé. Une fois de plus, l’Etat, par ce tir doublé, le conforte dans sa position d’anti-loup primaire, alors même que l’ASPAS ne cesse de dénoncer, l’insuffisance des mesures de protection mises en place, eu égard à la taille "industrielle" de son troupeau : 3500 bêtes.
Pour les protéger, il n’a que deux chiens patous, quand en moyenne les
éleveurs de la région en possèdent trois pour 600 bêtes. Comment deux chiens peuvent-ils surveiller 3500 bêtes qui s’éparpillent sur plus de 50 hectares pour pâturer ?

À l’heure de la Charte de l’environnement et des grands principes de
protection avancés par notre gouvernement, peut-on, en 2006, considérer que l’éradication d’une espèce protégée soit la solution aux problèmes des éleveurs ? La France tient-elle réellement une cinquantaine de loups pour responsables du déclin de la filière ovine ?

Il est vrai qu’il est plus aisé d’éradiquer quelques loups inutilement que de remettre en cause le système mondial du commerce.

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