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Le rapport Honde

mercredi 20 octobre 1999, par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable

La mission d’information de l’Assemblée nationale a conclu dans son rapport, à "l’incompatibilité du loup et d’un pastoralisme durable".

Dix députés représentant les différents groupes politiques de l’Assemblée nationale ainsi que plusieurs de nos régions (...) au terme de multiples auditions et de plusieurs déplacements effectués sur le terrain (...) veulent délivrer un message simple et ferme : "le retour du loup en France est aujourd’hui incompatible avec le maintien du pastoralisme à la française".

Aujourd’hui, ce n’est plus le loup, mais l’homme lui-même qui constitue en montagne "l’espèce en voie de disparition", écrit notamment le rapporteur de la mission, Daniel Chevallier (PS, Hautes-Alpes). Actuellement, "la coexistence sur une zone donnée du loup et des troupeaux ovins se solde par des préjudices de toutes sortes pour les éleveurs et les bergers, qui conduisent ceux-ci au désarroi, au découragement voire à l’abandon de leurs activités", écrit également M. Chevallier.
Améliorer les "mécanismes d’indemnisation" Or, selon la mission d’information, le départ des éleveurs ovins et des bergers "ruinerait l’exemple d’une production naturelle, recourant exclusivement à une alimentation à base d’herbe, que donne aujourd’hui à toutes les productions animales le pastoralisme ovin de montagne".

Les députés Verts ne partagent pas les conclusions de leurs collègues. Ils ont jugé "inacceptables" les conclusions du rapport. Par la voix de Guy Hascoët (Nord), ils soulignent que le loup pose un problème "de bien moindre importance que celui posé depuis toujours aux "élevages de moutons par les chiens, errants ou non". En outre, "des solutions existent", selon les élus écologistes, "pratiquées depuis longtemps par des pays voisins" (chiens patous, enclos pour la nuit, aides-bergers...).

Rapport Hondes
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