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Le loup disséqué en commission

mercredi 26 février 2003

Les membres de la commission d’enquête parlementaire dans les Alpes-Maritimes ont rencontré les bergers, hier matin (18 février - NDR), au col de Vence. Discussions...

On a très peu mentionné son nom, hier matin, au col de Vence, où un troupeau de brebis n’avait aucun mal à brouter entre les plaques de neige glacée, déjà bien clairsemées. Mais, quand on disait « Il » ou « La Bête », tout le monde comprenait le Loup. Alors, aux députés de la commission d’enquête parlementaire venus prendre la mesure du dossier à la base, les bergers ont une nouvelle fois exprimé leurs craintes de voir la situation perdurer et, à terme, la fin de l’élevage dans les Alpes-Maritimes.

Ils sont encore au nombre de deux cents, les bergers azuréens, conduisant un troupeau de 55 000 têtes, brebis, agneaux et moutons élevés pour le lait et la viande.

Et les loups, combien sont-ils, du parc national du Mercantour aux portes de Vence, où, l’an dernier, un spécimen fut aperçu dans le jardin d’une villa ? Une trentaine ? Une cinquantaine ? On ne saurait le dire avec précision, mais toujours est-il que les bergers, relayés par les membres de la chambre d’agriculture présents, dont le directeur M. Mathieu, ont dénoncé les méfaits : 1 500 brebis victimes, directement ou indirectement, des loups en 2002. Combien cette année ? Et l’année prochaine ?

Comment régler le problème ? Et peut-il l’être ?

Les membres de la commission parlementaires, conduite par son président, le député niçois Christian Estrosi, entourés de ses collègues azuréens, Michèle Tabarot et Lionnel Luca, mais aussi des Alpes-de-Haute-Provence, Daniel Spagnou, rapporteur, du Puy-de- Dôme, André Chassaigne, et des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, ont écouté les bergers - dont Bernard Bruno, président du syndicat ovin - avant de participer l’après-midi à une table ronde à huis clos, à la préfecture. Leurs conclusions, frappées du sceau du secret, seront rendues publiques le 5 mai prochain. Il appartiendra alors au gouvernement de prendre une décision sur l’avenir des bergers et du loup...

P.-S.

Source : Nice-Matin

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