vendredi 8 février 2008, par l’Agence France Presse
L’affaire sera rejugée par la cour d’appel de Grenoble.
En janvier 2007, la cour d’appel de Savoie avait relaxé Denis Dupérier, mais condamné son frère, Pierre, à une amende de 500 euros avec sursis. Ce dernier, maire de la commune de Jarsy (Savoie), avait transporté la dépouille de l’animal devant le bureau de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Le procureur de la République, ainsi que deux associations, France Nature Environnement et Fondation Assistance aux Animaux, avaient formé un pourvoi contre cette décision.
Mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a relevé la contradiction qu’il y avait à relaxer le berger qui aurait agi par "état de nécessité" et à condamner son frère, a-t-on appris de source judiciaire. La Cour a ordonné que l’affaire soit rejugée.
Denis Dupérier a toujours affirmé qu’il avait tiré à la tombée du jour en pensant qu’il s’agissait d’un chien errant qui attaquait à nouveau son troupeau de chèvres alors qu’elles paissaient en alpage dans le parc des Bauges.
Plusieurs centaines d’agriculteurs, bergers et éleveurs avaient manifesté leur soutien, lors des procès de première instance et en appel, aux bergers poursuivis à l’appel de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs et des syndicats ovins et caprins.