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La position des chasseurs français sur le loup

27 mai, par Fédération Nationale des Chasseurs

Les chasseurs français ne sont pas radicalement opposés au Loup et à sa présence sur notre territoire, au moins là où il s’est aujourd’hui durablement implanté, et dans le cas où son retour est naturel. Ils le reconnaissent comme un élément parmi d’autres de la biodiversité française. Pour autant, ils ne jugent pas nécessaire l’existence d’une population maximale telle que les seules potentialités écologiques le permettraient car des contraintes économiques et sociales sont aussi limitantes. Le loup a été un révélateur de la déprise humaine en montagne, il ne peut en devenir l’accélérateur. Le Loup doit lui aussi être soumis aux principes du Développement Durable, qui prescrivent l’équilibre entre les dimensions environnementales, socio-culturelles et économiques.

Cela étant posé, la position des chasseurs français exprimée ici est, sauf exception, principalement d’ordre cynégétique et concerne essentiellement la coexistence équilibrée entre le Loup et la chasse.



A NOUVELLE DONNE, NOUVELLE STRATEGIE : LA PLACE DU LOUP

L’état de conservation du Loup en France est désormais scientifiquement reconnu favorable, les textes internationaux sont donc respectés1. Il n‘y a donc plus nécessité absolue, tant biologique que juridique, d’améliorer encore davantage cet état de conservation, donc d’augmenter toujours les populations ou l’aire de présence. Les marges de manoeuvre se sont ainsi élargies. En conséquence, l’objectif de gestion du Loup en France doit être redéfini dans ce nouveau contexte. Le loup n’a plus à être regardé comme une espèce en danger, comme une espèce nouvelle en France, mais comme une espèce en bonne santé et en expansion forte, tant en France qu’en Europe. En particulier la question de la stabilisation à la situation actuelle doit être posée au plus haut niveau.

Ainsi, pour les chasseurs français, l’objectif en terme d’effectifs de loups ne peut plus nécessairement être la course en avant de l’augmentation et de l’atteinte de la capacité d’accueil biologique. Cet objectif doit être revu à la modération pour se situer entre un minimum, qui est le seuil de viabilité de la population, et un maximum potentiel qui est la capacité d’accueil biologique, ceci afin de viser l’acceptation socio-économique à long terme par les populations locales (« capacité d’accueil sociétale »). A contrario, si les effectifs devaient encore croître dans l’aire de présence actuelle, la transition vers une gestion des populations décentralisée à l’échelle d’unités de gestion à définir (gestion restant encadrée par des objectifs globaux et des principes de niveau supérieur) devra être envisagée, en application du principe de subsidiarité.

En terme d’aire de présence, l’objectif doit se limiter aux Alpes, au moins à moyen terme. Favoriser ou laisser s’étendre durablement le Loup au-delà du Rhône n’est pas souhaitable tant que l’impact du Loup sur les populations proies (ongulés notamment) n’est pas mieux connu et évalué scientifiquement, sans oublier que, même s’il ne s’agit pas de questions strictement cynégétiques, la quasi-totalité des régions périphériques aux Alpes sont des régions d’élevage important, notamment bovin2 (Massif central, Bourgogne, Franche-Comté…). Ne créons pas ailleurs les mêmes problèmes que ceux qui ne sont pas encore complètement résolus et stabilisés dans les Alpes. De la même manière, laisser entrer le loup dans les Pyrénées (par l’Espagne entre autre) n’est pas davantage souhaitable. Les Alpes, avec leur population lupine en état de conservation favorable, suffisent à ce jour à la contribution française pour la conservation du loup en Europe. Il est encore trop tôt pour exporter « l’expérience » en dehors des Alpes.

A ce sujet, concernant les diagnostics actuels de colonisation naturelle du Loup basés sur des analyses génétiques (Pyrénées orientales, Massif central…), les chasseurs français demandent à ce que tous les loups détenus dans les « parcs à loups » et autres espaces de détention soient également caryotypés et comparés aux loups retrouvés « en nature ». Ils demandent également que tous les loups nés en captivité soient réellement inscrits sur un registre spécialement prévu à cet effet, soient tatoués ou « pucés », et que tout mouvement d’animal soit signalé.

Enfin, il est surprenant que la question du Loup et de la rage n’ait jamais été examinée au plus haut niveau dans le cadre de la définition de la politique Loup en France. Même si les risques sont à priori minimes, en particulier concernant la rage vulpine mais peut-être moins pour ce qui est de la rage canine, l’Etat ne devrait pas s’exonérer d’une évaluation précise du risque et d’une décision éclairée de sa prise en considération, ou pas, dans le plan national de gestion du Loup. Le principe de précaution doit aussi être pris en compte dans ce sens.

En résumé, la gestion des populations de loups ne peut plus demeurer uniquement réactive mais doit devenir plus proactive.

LE LOUP ET LES ESPECES GIBIERS

Les chasseurs français s’inquiètent de l’impact du loup sur les espèces gibier (ongulés) et notamment de l’augmentation potentielle de cet impact au fur et à mesure du développement de la protection des troupeaux domestiques et de son efficacité. Rappelons que ces espèces gibier entrent déjà pour 50 à 70% dans le régime alimentaire du Loup. Ils demandent à ce que cette problématique soit désormais intégrée au Plan d’action national sur le loup et aux débats du Comité national Loup. L’évolution des attributions aux Plans de chasse peut être un indicateur intégré à ce Plan d’action, avec des objectifs d’évolution qui lui soient associés et dont la gestion du loup devra tenir compte. Les chasseurs français, gestionnaires des espèces gibiers, trouvent normal de « laisser une part au loup », mais pas toute sa part (ou, pour être plus précis, pas une part indéfinie à la mesure d’une croissance non contrôlée des effectifs de loups), d’autant plus que l’équilibre naturel entre le prédateur et ses proies sauvages ne peut convenablement s’établir du fait de la présence de troupeaux de bétail domestique dans ces milieux naturels. Ils ne veulent pas voir progressivement anéantis les bénéfices de plus de 20 ans de leurs efforts de gestion.

Ils s’inquiètent aussi des impacts indirects potentiels de la présence accrue de loups sur les autres espèces emblématiques des Alpes, comme le Tétras-lyre par exemple, par les risques d’enfrichement de certains alpages les plus sensibles à la pression du loup et le surpâturage qui en résulterait sur d’autres ; sans oublier l’impact des chiens de protection, qui se multiplient du fait des politiques mises en place, sur les lièvres variables, marmottes et galliformes de montagne, voire les ongulés. Si le loup doit être maintenu dans un état de conservation favorable, il n’y a pas de raison pour les chasseurs français qu’il n’en soit pas de même pour les autres espèces de faune sauvage avec lesquelles le loup interagit, en particulier les espèces gibier.

De plus, ces problèmes sont multipliés quand, en plus du Loup, le Lynx est aussi présent, comme c’est désormais le cas dans la plupart des départements alpins.

En contrepartie de cette nouvelle menace pour le gibier et la faune sauvage, les chasseurs français demandent à ce que les politiques de gestion et d’aménagement du territoire et des habitats (sylviculture, agriculture, tourisme etc…) soient davantage infléchies pour la conservation et l’amélioration des populations de gibier. En particulier, que les pressions pour la réduction des espèces de gibier susceptibles de commettre des dégâts (ou à risques sanitaires) soient modérées.

LE LOUP ET LA CHASSE

Pour autant, les chasseurs français ne demandent pas nécessairement que le loup devienne une espèce chassable, même si sur le plan biologique une chasse raisonnée, encadrée et adaptée à la biologie de l’espèce ne serait pas contradictoire pour une espèce théoriquement protégée mais qui a vu sa situation considérablement s’améliorer et n’est plus menacée. En revanche, ils demandent que son statut juridique actuel (strictement protégé), tout en restant « protégé », soit assoupli en matière de régulation, notamment au titre de la prévention et par rapport à des objectifs cynégétiques et pas seulement économiques (élevage). Les SDGC3 pourraient apporter à cet effet la garantie d’objectifs cynégétiques raisonnables. La régulation doit cependant rester sous la responsabilité de l’Etat. Tout en restant dans ce contexte de régulation sous responsabilité de l’Etat, il serait intéressant d’envisager la possibilité de « céder » des journées de chasse au Loup à certains chasseurs, comme cela se pratique dans les Pays de l’Est, en les faisant accompagner de guides (de l’ONCFS ou de l’ONF) ou d’agents des Fédérations de chasseurs, étant entendu que l’intégralité des sommes éventuellement ainsi récoltées abonderait le budget destiné à indemniser les éleveurs et financer la protection.

Dans un tel contexte de gestion et de régulation assouplies, les risques d’actes de braconnage ou d’empoisonnement devraient être minimisés. Les Fédérations de chasseurs feront aussi valoir leur droit à se porter partie civile pour tout acte de cette nature, sans préjudice des éléments de l’instruction des dossiers.

En conclusion, loin de toute volonté d’éradication du loup, les chasseurs français, respectueux de la nature et de la biodiversité, prônent à l’égard du loup une position pragmatique, responsable, pondérée et équilibrée, où l’homme a aussi la liberté de déterminer sa propre place.

Communiqué de la FNC de mars 2008

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25 Messages de forum

  • "Pour autant, les chasseurs français ne demandent pas nécessairement que le loup devienne une espèce chassable, même si sur le plan biologique une chasse raisonnée, encadrée et adaptée à la biologie de l’espèce ne serait pas contradictoire pour une espèce théoriquement protégée mais qui a vu sa situation considérablement s’améliorer et n’est plus menacée."

    et donc parce que plus menacé, ca doit forcement se traduire par "espèce chassable" ?!!!

    putain d’humains !

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    • Je suis bien d’accord avec toi, putain d’humain, ils prennent déjà toutes la place et ne laissent pas les autres espèces vivrent, eux ont le droit de faire des enfants, qui ne feront que surcharger notre navire la planète alors qu’on est déjà en train de sombrer et bien sur faudrait interdire les armes ainsi plus de ces salopards de chasseurs, pauvres loups la route va être encore pénible pour eux, la planète évolue seul l’homme en est encore a l’âge préhistorique !!!!!

      Voir en ligne : http://animauxetanges.blog4ever.com

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  • Mais on sait déjà l’impact des prédateurs sur leurs proies ! Ils assainissent les populations en éliminant les plus faibles et malades. De plus il suffit d’aller chez nos voisins d’Europe de l’Est, en Italie, en Espagne, Portugal pour voir ce qu’il en est. Des pays commela Slovénie et la Roumanie par exemple ont une très longue expérience de la cohabitation de l’homme avec les grands prédateurs, en fait dans ces pays les grands prédateurs ont toujours été là. Quand on va dans les forêts des Carpathes ont est émerveillé par l’abondance du gibiers et pourtant loup, lynx et ours abondent ! Prétendre que les prédateurs nuisent à leurs proies est si absurde ! Ce sont les activités humaines qui foutent la merde !L’impact des prédateurs et du loup notamment sur leurs proies est bien documenté alors les gars ne jouer pas aux ignorants et faîtes quelques recherches sur le sujet !

    Avant que l’homme ait décrété que le loup soit un nuisible à éradiquer ce dernier a coexisté avec ses proies naturelles durant des milliers et des milliers d’années. Les prédateurs ne provoquent pas la disparition de leurs proies, ils régulent les populations et lorsque les proies se font rares les effectifs des prédateurs finissent également par baisser (baisse de la fertilité, mortalité importante dans les portées...) et tout fini par se rééquilibrer. Seul l’homme est capable d’éradiquer une espèce en raison de sa technologie qui lui permet de pourchasser et d’éliminer même les individus les plus forts et intelligents.

    Certes dans une contexte actuel comme dans cette France du XXI ème siècle aux biotopes fortement dégradés il faudra bien entendu surveiller la présence du loup . Il sera également probablement nécessaire de maintenir les populations lupines en deçà de ce qu’elle pourraient effectivement être afin que les chasseurs puissent continuer leur activité . En effet "loup+chasse" pourrait avoir un impact lourd sur les populations d’ongulés (notamment Isards, chamois, mouflons) or comme je doute que les chasseurs acceptent de chasser moins cela sera le loup qui sera sacrifier. Néanmoins j’espère que ce "sacrifice" ne sera pas synonyme d’éradication pure et simple, de plus la présence du loup est parfaitement possible et souhaitable en dehors des Alpes. Le Massif central, le Jura, les Ardennes, les Vosges, la Saône et Loire, le Rhône...peuvent abriter le loup. Il y a d’importants couverts forestiers où abondent sangliers et ongulés.

    Derniers point le loup est encore extrêmement vulnérable en France. Un relâchement et il disparaîtra de nouveau de notre territoire.

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    • La position des chasseurs français sur le loup 27 mai 15:13, par Sandy-Loup

      « Quand on va dans les forêts des Carpathes on est émerveillé par l’abondance du gibiers et pourtant loup, lynx et ours abondent »

      Même en france dans le Jura (entre autres) il a été prouvé que c’est bon pour le gibier d’avoir de grands prédateur carnivores ! Sont toujours aussi fous ces chasseurs ! feraient mieux de réviser leurs cours de bio !

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    • La position des chasseurs français sur le loup 27 mai 15:18, par Sandy-Loup

      « la présence du loup est parfaitement possible et souhaitable en dehors des Alpes. Le Massif central, le Jura, les Ardennes, les Vosges, la Saône et Loire, le Rhône...peuvent abriter le loup. Il y a d’importants couverts forestiers où abondent sangliers et ongulés »

      Et même je dirais nécessaire car il y a même des gibiers tellement abondants que l’homme ne sait plus les maitriser ! On ne sait plus que faire pour se débarraser des sangliers en cote d’or, Les chevreuils détériorent une grande partie des jeune pousses d’arbres (chênes, chataigners, etc) ... Bref au secours le loup vient nous aider ! C’est plutot ça qu’il faudrait dire ! A bon entendeur messieurs les chasseurs ...

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  • La position des chasseurs français sur le loup

    27 mai 15:24, par Sandy-Loup

    « En conclusion, loin de toute volonté d’éradication du loup, les chasseurs français, respectueux de la nature et de la biodiversité, prônent à l’égard du loup une position pragmatique, responsable, pondérée et équilibrée, où l’homme a aussi la liberté de déterminer sa propre place. »

    L’homme a-t-il su jusque la être "responsable" sait-il l’être sans législation ? permettez moi d’en douter !

    Les chasseurs aujourd’hui ont trop mauvaise presse et le loup commence enfin a être reconnu pour qu’ils se paient le luxe de demander ouvertement de pouvoir le chasser ! Cependant, je crains qu’ils ne le braconnent ou attendent leur heure pour revenir au galop éradiquer celui qu’ils considèrent trop souvent comme un concurrent !

    Espérons que le loup y survira toujours ! TA MA CHI CHEN IELO HA ! Mon amour le loup.

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  • La position des chasseurs français sur le loup

    27 mai 20:01, par Maxime. L (FERUS)

    "Tout en restant dans ce contexte de régulation sous responsabilité de l’Etat, il serait intéressant d’envisager la possibilité de « céder » des journées de chasse au Loup à certains chasseurs, comme cela se pratique dans les Pays de l’Est, en les faisant accompagner de guides (de l’ONCFS ou de l’ONF) ou d’agents des Fédérations de chasseurs, étant entendu que l’intégralité des sommes éventuellement ainsi récoltées abonderait le budget destiné à indemniser les éleveurs et financer la protection."

    Pas mal l’idée d’indemniser les éleveurs avec les fonds récoltés lors de battus. Non plus sérieusement la population lupine en France est loin d’être égale à celle des pays de l’Est. Qu’ils arrêtent d’être les martyrs du grand prédateur. Et rejoignant également le premier post, "putain d’humain" mais surtout les ignorants qui ne pensent qu’à eux.

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  • L’homme croit depuis trop longtemps avoir un droit de vie ou de mort sur tous les autres êtres vivants. c’est pour cela que les grands prédateurs sont autant considérés par les chasseurs comme des rivaux potentiels et que ceux ci se permettent de dire qu’ils leur piquent leur gibier et d’ailleurs qu’ils ont essayé de les éradiquer ! Tout le monde sait que la chasse est loin d’être nécessaire alors on voit pourquoi les chasseurs ne veulent pas que le loup (entre autre) soit vraiment réintégré en France car ils ne se sentiraient plus indispensables si les populations de chevreuils ou de sangliers par exemple étaient régulées naturellement... Pour ma part je suis totalement anti chasse et pro retour des grands prédateurs et ces messieurs les chasseurs devront faire avec que ça leur plaise ou non car nous sommes de plus en plus nombreux à penser la même chose !

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    • Je pense que c’est déjà pas mal que les chasseurs admettent que le Loup à sa place dans l’ecosystem français, ne les insultons pas non plus et attendons la suite... Quand au retour du loup dans les campagne : je ne souhaite que ça mais en anticipant cet éventuel retour : vous vous rendez compte de la merde que sa foutrait (enormement de ferme, troupeau non protégé dans des champs ouverts..) Sa nuirait forcément au loup car les gens geueleraint de toute part, donc tant qu’on est pas préparé au retour du loups dans ces milieux, ils vaut mieux pas qu’ils viennent.

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  • Il faut avoir passé un été en alpage pour comprendre les difficultés et le stress que la présence du loup occasionnent pour les bergers. Je passe sur le surpaturage lié a la reconduite tous les soirs des moutons dans l’enclos mais qd il y a pluie et brouillard je vous convie à venir voir (soit effectuer) le travail considérable à accomplir pour regrouper toutes les bêtes. SVP pensez un peu à nous qui vivons et travaillons avec cette épée de Damoclès sur la tête. En effet, nous ne savons jamais quand l’attaque aura lieu. Sachant que la montagne ce n’est pas une immense plaine, si une attaque peut provoquer la mort de 2 ou 3 bêtes tuées directement par le ou les loups, très souvent c’est plusieurs autres brebis qui affolées vont se tuer en ce précipitant du haut d’une falaise et/ou vont s’éparpiller un peu partout. Alors bonjour le travail pour arriver à tout regrouper. Je pense que la position des chasseurs, sur ce sujet, est responsable. Comme toujours la position vis à vis du loup (ou des chasseurs) ne doit pas être manichéenne et je félicite le rédacteur qui a écrit le paragraphe d’introduction à l’article de la FNC

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    • Je suis daccord avec le poste précédant, difficile de savoir ce qu’il se passe vraiment qu’en on a pas été sur le terrain, montrons nous intelligents sans être agressif et insulter les autres même si on est pas daccord avec eux(les chasseurs).

      Personellent je n’aime pas les chasseurs mais le fait qu’il ne voient plus le loup comme un concurent est déjà un bon point. Alors bien sur ils voudront le chasser (trophées...) mais je pense qu’il feront gaffe à ce que la population reste stable (comme ils l’ont fait avec les mouflons, chamois...).

      Autre raison de rester calme : le "métier" de chasseur étant en voie de disparition je ne m’inquiète pas pour les loups dans le futur. Le dangers viendra plutot de l’environnement (destruction de l’habitat...) ou de l’opinion général des gens vis à vis de ceux ci.

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    • 7 millions de viandes sont produites chaque année en France et seulement 3,5 millions sont consommées, le reste est jeté. Et ça c’est la faute du loup ? De plus on estime le nombre de loups à seulement une centaine d’individus sur le territoire. Sachant que déjà plusieurs ont dus être abattus, je ne crois pas q’ils représentent à ce jour une réel danger pour les élevages. Constat : trop de viande produite = gaspillage, un simple animal qui ne demande qu’à vivre = bouc émissaire de tout le monde. Si les bergers ont "une épée de Damoclès sur la tête" ce n’est sûrement pas dû au loup. De plus je doute que les bergers nouvelle génération aient vraiment connu de problèmes liés à l’animal vu que les populations de loup sont concentrées sur certains endroits et peu nombreuses. Il y a certes un réel problème concernant les élevages mais vous vous trompez de cible.

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      • Je ne comprend absolument pas ce genre de discours. J’ai un travail que j’aime mais qui est difficile (montagne, froid, orage, neige ...) bref c’est une constatation. Si j’indique que le loup est un paramètre qui amène du stress, je pense que toutes les personnes analysant la situation de manière non passionnée devraient le comprendre. Je ne me lance pas dans des analyses "politiques globale" je cherche uniquement à faire comprendre qu’en plus des éléments naturels (montagne, solitude...) qui rendent un travail difficile, il vient se rajouter le loup. Que vous défendiez à cor et a cris cet animal pourquoi pas, mais svp essayez de comprendre au moins une fois ce que nous, qui vivons et qui travaillons en montagne (et où je suis il y a des loups !) peuvent ressentir. Je n’ai pas parler d’éradiquer le loup mais je souhaite une cohabitation. A vous, de trouver des solutions (pour info, les solutions existantes impliquent des coûts supplémentaires (patou, enclos,...) et du travail supplémentaires) vous donnerez bien évidement les moyens de financement. Enfin, ne me demandez pas de changer de travail, j’ai déjà entendu ce refrain.

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      • Je te conseille de faire le stage pastoralisme bénévolat (aider un berger pour préserver les loups) et tu verra que le loup est une réalité.

        Il se déplace énormément et est trés opportuniste, on peu compter 7 à 8 attaques en une nuit malgré les patous (quand il a decidé de choper il le fera).

        C’est assez impressionant et c’est un gros facteur stress pour les brebies, bergers, chiens.. Le matin il faut chercher les carcasses (pour indèmnisation) qui ne sont pas toujours retrouvé et cela fait perdre du temps aux bergers.

        Si le loup n’attaquait pas on en parlerait pas beaucoup, mais en effet le métier d’eleveur est déjà en grosse crise d’ou la haine du loup qui vient un peu compliquer la tâches.

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  • Hé bien, je dirais que la position des chasseurs ne me satisfait pas réellement car pour l’instant ils paraissent accepter son retour mais le temps où celui-ci était considéré comme un rival est-il vraiment fini ? Je ne le crois pas et je m’explique : les chasseurs sont à ce jour les plus grands prédateurs présents sur le sol français et ont donc, un peut le dire, pratiquement le monopole concernant les prédations (chevreuils, sangliers...) Si le loup fait son retour en France, pensez vous réellement qu’il ne redeviendra pas à nouveau un rival ? Je ne connais pas personnellement les problèmes liés au loup et ne veux pas entrer dans ce débat mais dans mon département je sais que même les chats sont considérés comme des rivaux par les chasseurs concernant de petits gibiers (ce que je trouve assez ridicule mais c’est un fait) D’après moi,il serait bon de réintroduire le loup dans des endroits les plus éloignés possible des troupeaux afin que ça ne pose pas trop de problèmes même si je sais pertinemment que celui-ci a besoin de beaucoup d’espace pour vivre. Mais là je m’éloigne un peu du sujet... J’adore les loups mais peut êre devons nous songer, faute de le voir en liberté totale, à aménager de grands parcs naturels (tel qu’il en existe dans le périgord je crois) afin de le protéger des éventuels chasseurs et de ne nuire aux intérêts de personne. Je pense aussi que nous pouvons très bien nous passer d’une grande partie du gibier tué par les chasseurs. Ceux-ci s’inquiètent dans l’article de l’impact du loup sur leurs prédations mais dans l’hypothèse d’un retour de celui-ci sur le territoire, il faudra pourtant penser à lui laisser assez de son alimentation naturelle pour éviter qu’il ne s’attaque au bétail. Une autre chose sur laquelle je ne suis pas d’accord c’est cette phrase : "Pour autant, les chasseurs français ne demandent pas nécessairement que le loup devienne une espèce chassable, même si sur le plan biologique une chasse raisonnée, encadrée et adaptée à la biologie de l’espèce ne serait pas contradictoire pour une espèce théoriquement protégée" Une espèce protégée ne peut en aucun cas être chassable. C’est l’un ou l’autre ! Ca me fait penser à l’histoire des tourterelles il y a quelques années : ce fut une longue bataille... Pour finir, je dirais que le loup est loin d’être le seul animal qui soit en danger en France et je rêve que sur notre territoire on soit un jour capable de cohabiter avec ces animaux jusqu’ici considérés comme nuisible au même titre que d’autres pays européens.

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    • Mon message n’avait absolument pas pour objectif d’allumer le feu entre anti et pro loup. Je voulais simplement donner un témoignage très local et personnel. Je pense que certains me comprennent et d’autres pas du tout. Tant pis, mais l’aveuglement ne permettra jamais de trouver des solutions harmonieuses et ce dont nous avons besoin ce sont des gens qui comprennent les situations des uns et des autres. Des deux cotés pro loup et anti loup, il y a des extrémistes (probablement chez les chasseurs aussi) qui par leur actions mettent de l’huile sur le feu et rendent plus compliqué la mise en place de solutions pouvant satisfaire le plus grand nombre et en particulier ceux qui travaillent et vivent en montagne. La position des chasseurs à le mérite d’exister. A sa lecture je ne l’ai pas trouvé extrémiste. Place à la discussion sachant que le chasseur n’est qu’un utilisateur parmi d’autres de la montagne.

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      • Je comprends les problèmes que vous autres bergers pouvez rencontrer même si je ne les connais pas véritablement parce que je ne vis absolument pas en milieu montagnard. Et je comprends aussi à quel point il est difficile de tenir un troupeau de moutons parce que ces animaux là sont en définitive assez bêtes pour tous ce jeter du haut d’une falaise si l’un d’eux le fait... (moutons de Panurge, je sais ça fait cliché mais c’est une réalité). C’est pourquoi je trouvais que la polémique lancée autour de votre métier était assez injuste et injustifiée. Moi, je n’ai rien contre les bergers qui ont aussi le droit de gagner leur vie. Et je ne pense pas que ce soit vous qui faisiez le plus de mal à notre écosystème. Maintenant, ce que nous attendons tous c’est une vraie discution constructive, entre les différents acteurs du débat sur le retour du loup, afin de trouver de vraies solutions. Il est nécessaire aussi que chacun tienne ses engagements et si ça marche peut être que d’autres animaux jusque là haïs pourront eux aussi être réhabilités. Croisons les doigts pour une avancée positive...

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      • Merci à vous berger, calvin et stephane pour votre tempérence, il n’y a qu’avec cette ouverture d’esprit que ça peut avancer !

        Alors on est bien d’accord, les chasseurs ont besoin d’apprendre comment fonctionne le loup (qui pourrait leur envoyer un rapport sur le cas du Yellowstone, c’est une application directe...) ... et sur la rage, sachant que les animaux domestiques ont toujours plus véhiculé la rage chez les humains que le loup..(des campagnes de vaccination restent possibles)

        Maintenant, saluons leur initiative de communiquer avec nous, avec cette courtoisie ! car nous sommes passionnés, eux aussi, mais la virulence n’est jamais efficace ! (c’est dommage, ce sont souvent à cause de ces réactions exacerbées que les collègues ne partagent plus leurs experiences sur le site alors qu’ils le consultent régulièrement ! rien que par respect pour le sérieux de Thierry, évitons de devenir des caricatures d’écolos !!)

        Et concernant "Berger", on a un bon exemple d’une passionnée du loup (au quebec actuellement, cf peuple loup) qui a passé au moins 5 estives ; n’hésitez pas à lui poser des questions car elle sait de quoi elle parle :

        elle a confirmé la galère en cas de présence de loups (avant du juger les bergers, faites 2 h de marche matin et soir dans la neige pour récupérer les moutons éparpillés) mais également les dégâts causés par les écovolontaires bien-pensant mais obtus...

        N’oubliez pas non plus la différence entre éleveurs et bergers !!! (ces derniers n’ayant pas leur mot à dire sur la gestion économique et environementale des troupeaux, qui font tout le travail difficile et qui ne sont pas toujours informés... mais ils ne risquent pas de l’être si on les agresse dès le départ ! un peu d’empathie que diable !!)

        En ce qui concerne les aides à la protection des troupeaux, si j’ai bien compris, il semblerait qu’elles arrivent toujours aux mêmes personnes influentes, laissant les autres dans la galère...

        Maintenant, pour les plus virulents... vérifiez vous l’origine de votre alimentation ? êtes vous ssûrs de ne pas participer à cette mondialisation qui mène au déclin de l’agriculture française ?

        car le conflit loup- elevage reste économique et nous avons tous une part de responsabilité.

        alors que nous le voulions ou non, l’oncfs est chargée de la gestion du partimoine, faisont tout pour qu’elle puisse écouter sereinement les arguments logiques, et que cesse ce relationnel politique nocif pour tout le monde ! (pour qu’enfin on puisse réentendre le chant du loup dans un maximum de régions !)

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        • Je suis bien d’accord pour dire qu’un réel problème de communication existe entre toutes les parties concernées. Chacun veut rester sur ces positions et bien sur personne n’écoute personne ce qui entraîne des conflits incommensurables. En plus il est vrai que certains militants écolos font de véritables ravages en pensant se faire plus facilement entendre. Cependant tout ça ne fait que ranimer le feu et naître de nouveaux conflits. Et puis c’est vrai ça, faites vous vraiment la différence entre éleveurs et bergers ? Leurs problèmes ne sont pas du tout les mêmes et concernant le loup les éleveurs sont ils autant concernés ? Je n’en suis pas sûre... Tu parles dans ton post de l’alimentation des français. Hé bien à mon avis il n’y a pas grand monde qui cherche à connaître la provenance de sa nourriture. C’est plus facile quand on vit à la campagne (comme moi par exemple) parce que là on peut aller acheter directement chez le producteur mais en ville l’histoire n’est pas la même... Pour en revenir au problème qui nous tient à coeur (le loup) c’est dommage que seul "berger" ait eu le courage de venir parler sa propre expérience car comme tu le dit il est nécessaire de faire comprendre à chacun les situations dans lesquelles peuvent se retrouver les autres afin d’être plus objectif. Il n’y a que comme ça que les choses pourront avancer dans le bon sens. Je voudrais tout de même rajouter une dernière chose concernant "la peur du loup", dont certaines personnes se servent encore avec leurs enfants. Je suis bien d’accord pour dire que c’est stupide de perpétrer ce genre de chose et de continuer à donner au loup cette réputation infondée. *ca peut vous paraitre n’être qu’un détail mais je pense réellement que l’action de changer cet état de fait peut n’apporter que du bon. En effet nos enfants au lieu de vivre sur des mythes pourront se forger une idée réelle de ce qu’est le loup.

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          • J’avais un peu abandonné la lecture des différents messages car j’étais un peu écoeuré. Je confirme qu’il y a des éleveurs qui sont bergers mais dans les estives se sont très très souvent des bergers qui eux sont des salariés en CDD. Donc pour ces salariés, le loup représente une somme de travail et de stress plus importante. Malheureusement, nous n’avons pas la force de dissuasion des camionneurs, pêcheurs et autres taxi pour bloquer les raffineries afin de nous faire entendre. Mais à la lecture des réactions de certain(e)s on sent très bien que ce sont des personnes qui habitent les villes et ne voient la montagne qu’avec son coté bucolique ! Merci à ceux qui par leur messages montrent qu’ils ont compris que la montagne ce n’est pas toujours le paradis pour les personnes qui y travaillent. Bon, la montagne attend les moutons, espérons que l’été sera calme et que les loups préféreront chevreuils, mouflons et chamois (et oui, il faut bien qu’ils se nourrissent) et qu’ils me laisseront tranquille.

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            • La position des chasseurs français sur le loup 29 juin 10:14, par lali ou magouille

              très sincèrement berger, c’est tout ce qu’on espère pour vous !

              bon courage et n’hésitez pas à réintervenir ! (il ne faut pas rêver, les "pro-loup" s’embrouillent aussi quand on aborde les différentes discussions...ça fait du bien d’avoir un exemple concret que "tous les bergers ne sont pas buttés !") c’est parfois plus difficile de raisonner "ses pairs".. c’est souvent pris pour une trahison !

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