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La peur du loup

mercredi 12 novembre 2003, par Nathalie Fontrel

La peur du loup est récente. On trouve des restes de canidés dans les tombes préhistoriques. ET cette pratique montre l’intimité qui pouvait exister entre le loup et l’homme.

Encore que... on ne sait pas justement si ces os appartenaient à des loups sauvages, des loups apprivoisés ou à des chiens primitifs. Les loups sont bien les ancêtres des chiens. La séparation entre les deux espèces remonte à 100 000 ans, époque où l’homme a domestiqué des loups. Dans la mythologie, la louve est nourricière, allaitante des dieux comme Apollon et Artémis, de demis dieux comme Remus et Romulus. Le loup peut aussi être le père ou la mère des hommes : dans ce cas cette filiation confère aux enfants des qualités de guerriers et de fécondité. Le loup est un modèle. Mais dans la Grèce classique de Platon, il devient cruel et tyrannique. Le christianisme en fait très vite le symbole du diable, de la femme impudique ou de l’hérétique. Elle explique : si le loup envahit les campagnes, c’est que les paysans n’ont plus la foi. Si le loup mange les hommes, c’est que Dieu les a abandonné. Et les récits pullulent : des femmes des enfants dévorés par la bête. Cette peur est-elle légitime ?

Non répond Geneviève Carbonne dans son dernier ouvrage "Les loups". En janvier 2002, une étude parue en Norvège épluche tous les cas d’attaques connues dans le monde. Verdict : le risque de se faire manger par le loup est in quantifiable, proche de zéro. Aujourd’hui le loup est revenu en France et comme hier, on l’accuse de tous les maux. A cette question : "A quoi sert le loup ?"... on pourrait répondre "A rien, comme Mozart !"...

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