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Au cinéma

La jeune fille et les loups

mercredi 13 février 2008

Entourée de Stephano Accorsi et de Jean-Paul Rouve, Laetitia Casta est l’héroïne de "La Jeune fille et les loups", un drame romanesque de Gilles Legrand.

Synopsis

Au sortir de la Grande Guerre, Angèle, 20 ans, est déterminée à devenir la première femme vétérinaire. A travers son destin aventureux, elle sera l’objet d’une rivalité sans merci.

Entre son promis, un industriel visionnaire mais sans scrupule, et un homme simple, retiré dans la montagne, près des loups et loin de la folie des hommes. Angèle va exploiter au mieux cette rivalité pour atteindre son véritable objectif : sauver les loups.

Le destin l’amènera à s’opposer à l’éradication planifiée de la dernière meute de loups en France.

Une passion pour les loups

A l’origine du projet, il y a le poème La Mort du loup d’Alfred de Vigny, où l’auteur décrit avec romantisme l’extraordinaire stoïcisme du loup face à sa mort infligée par l’homme. "Ensuite, poursuit Gilles Legrand, il y a la passion pour cet animal, son organisation sociale, sa nature libre et sauvage (en opposition à son cousin le chien, servile compagnon de l’homme), et aussi les invraisemblables fantasmes, mythes et croyances qui lui sont attachés. Enfin, il y a l’éradication planifiée des loups pendant près de trois siècles de traques incessantes, pour aboutir à l’extinction définitive de l’espèce en France après la Première Guerre mondiale, pensée et vécue comme la maîtrise impérieuse de l’homme sur la nature... Tout ceci m’a donné envie d’imaginer de manière romanesque en prenant toute liberté par rapport à l’Histoire, le destin de la dernière meute de loups vivants en France en 1925... avant que ceux-ci ne réapparaissent naturellement, ignorant les frontières en provenance d’Italie, une fois protégés par les conventions internationales en 1992."

Loup, y es-tu ?

Gilles Legrand raconte comment son équipe et lui ont pu mettre la main sur les loups nécessaires à l’histoire du film : "Très en amont, j’ai rencontré Pierre Cadéac, un des dresseurs d’animaux pour le cinéma, dont j’appréciais l’approche et les méthodes de travail pour qu’il supervise tous les "problèmes" animaliers. Il ne possédait lui-même que quelques louveteaux, et on a donc décidé d’aller chercher aux Etats-Unis et au Canada les spécialistes du loup... Un certain Steve Martin a regroupé six dresseurs et quatorze loups tous plus magnifiques les uns que les autres. Nous avons fait venir toute cette équipe en France en ayant bien pris la précaution de faire valider par chacun un story board ultra-détaillé de chaque séquence mettant en scène les loups. Tout ce petit monde s’est installé dans la ferme de Pierre Cadéac et là il y a eu un véritable choc culturel. L’équipe américaine était entièrement au service de leurs animaux et très peu au service du film... refusant toute assistance vétérinaire, toute présence de technicien sur le plateau, tout conseil de Pierre Cadéac... Un véritable cauchemar pour moi et pour l’équipe technique. Très vite nous avons compris que nous n’arriverions pas au bout du film de cette manière. Nous avons cherché des solutions de secours avec d’autres loups vivants en France. Nous avons teint et maquillé des animaux pour qu’ils prennent le relais des Américains. Avant de les renvoyer chez eux au deux tiers du tournage, nous avons beaucoup tourné avec leurs loups en studio sur fond bleu des positions et des attitudes simples que nous avons utilisé ensuite dans des plans truqués numériquement... Et nous avons surtout été sauvés par un jeune prodige, un des louveteaux de Pierre Cadéac qui avait grandi entretemps, un loup noir dénommé Mako qui s’entendait particulièrement bien avec Laetitia Casta et Stefano Accorsi."

Voir en ligne : Bande annonce sur le site officiel

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