Accueil > Les archives > La chasse au loup va s’intensifier

La chasse au loup va s’intensifier

mardi 12 octobre 2004

Le loup, le ministre et les préfets : il ne s’agit pas d’une fable, mais d’une réunion bien réelle qui s’est tenue, hier après-midi, au ministère de l’Écologie et du Développement durable. Les préfets des six départements autorisés à prélever des loups (Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Drôme, Savoie et Isère) ont été convoqués, Avenue de Ségur, par Serge Lepeltier afin de faire le point sur la situation.

Celle-ci est d’une simplicité biblique : pas un seul Canis lupus n’a été tué à ce jour, malgré l’autorisation d’éliminer quatre prédateurs d’ici à la fin 2004 dans les régions où il sévit. Le nombre de prélèvements a été fixé en fonction de critères écologiques et juridiques, le loup étant un animal protégé par la Convention de Berne (1979) et la directive européenne Habitats (1992). Début septembre, lors d’une rencontre avec des éleveurs de Gap, le ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard, avait appelé de ses voeux une intensification de la chasse au loup, estimant « intolérable que, près d’un mois après la prise des arrêtés, il n’y ait pas eu de résultat ».

Le ministre de l’Ecologie a donc décidé de rappeler les préfets à l’ordre. Les représentants de l’État ont détaillé la manière dont la chasse est organisée dans chacun des départements concernés. Ils ont indiqué au ministre que les premiers dossiers en vue de la mise en oeuvre des nouveaux dispositifs d’aide financière aux bergers (« la mesure t ») ont été déposés courant septembre. Néanmoins, Serge Lepeltier leur a demandé de pousser les feux et d’augmenter les moyens mis en oeuvre pour limiter les attaques sur les troupeaux.

Ce sont les gardes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui sont seuls habilités à tirer. Or, déplorait récemment le Syndicat national de l’environnement (SNE-FSU, majoritaire), les « policiers de la chasse » ne sont pas assez nombreux pour remplir leurs missions. Selon le SNE-FSU, les départements les plus touchés par le manque de personnels sont précisément les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes et la Savoie. C’est pourquoi le ministre de l’Ecologie a demandé au directeur de l’ONCFS de « procéder à des redéploiements temporaires d’effectif ».

P.-S.

SOURCE : LEFIGARO.fr

Partager cet article :

Soutenir par un don