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Gros plan sur ce conte

lundi 5 mai 2003, par la Bibliothèque Nationale de France

D’après Claude Lévi-Strauss, "Il n’y a que des variantes" au Petit Chaperon rouge. Ce vieux conte de tradition orale et populaire connaît un prodigieux succès, répandu par la littérature de colportage. Plus de trente versions différentes sont répertoriées par Paul Delarue (1886-1956) dans son Catalogue raisonné du conte français (1951) : deux versions sont directement influencées par Perrault mais vingt versions viennent directement de la tradition orale et une douzaine sont mixtes.

Le Petit Chaperon rouge, maintes fois remanié, réinventé, adapté selon les traditions, les régions, le goût de l’époque, le public auquel il s’adresse. Depuis trois siècles, chaque illustrateur offre sa propre vision du célèbre conte. Le Chaperon est tour à tour jeune femme ou fillette, timide ou délurée, coquine ou sage, craintive ou volontaire...

Deux scènes sont les plus fréquemment illustrées : la rencontre du loup, inquiétante ou joyeuse, présageant le drame ou n’en laissant rien paraître ; et la scène du lit, dévoration cruelle ou confrontation ambiguë. Certains privilégient le conte d’avertissement, visant explicitement la sexualité des jeunes filles, quand d’autres excluent toute violence et tout érotisme. À chacun son Chaperon... et à chacun son loup !

De Freud à Bettelheim, des frères Grimm à Levi-Strauss, les contes de fées ont intéressé philologues, folkloristes, ethnologues, structuralistes, sociologues et psychanalystes.

Ces clés de lectures rassemblent une sélection d’extraits permettant d’apprécier la diversité des analyses et interprétations.

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