Accueil > Les archives > "Feu vert à l’abattage illégal des loups"

"Feu vert à l’abattage illégal des loups"

vendredi 11 juillet 2003, par l’ASPAS

L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) a jugé jeudi "illégal" un document adressé par le gouvernement aux préfets du massif alpin, redéfinissant les conditions d’abattage des loups.

"Le loup étant une espèce protégée par la convention de Berne, le code de l’environnement et le code rural, toutes les mesures visant à le détruire sont illégales", a déclaré le directeur de l’ASPAS Olivier Rousseau.

"Nous sommes prêts à déposer plainte avec constitution de partie civile" et à agir en justice "au niveau européen" en cas d’élimination de loups, a-t-il ajouté.

L’association regrette que le gouvernement "s’attaque à un joyau de notre biodiversité", en assurant que "les loups sont discrets, très craintifs, et donc totalement inoffensifs".

Dans une lettre adressée à la ministre de l’Environnement Roselyne Bachelot, l’ASPAS a demandé "la stricte application de la loi sur la protection du loup en France".

Selon M. Rousseau, une pétition pour la protection des loups en France a déjà reçu plus de 50.000 signatures et sera remise dans les jours qui viennent à un représentant de l’Etat.

Les nouvelles mesures préconisent l’abattage de loups après deux ou trois attaques formellement attribuées à des loups, touchant huit ou dix moutons selon les zones, contre trois attaques touchant dix-huit moutons auparavant.

Les loups ont été "réintroduits" dans les Alpes françaises, selon leurs détracteurs, ou y sont "revenus", selon les écologistes, au début des années 1990. Leur nombre est estimé actuellement à une trentaine.

Partager cet article :

Soutenir par un don