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Communiqué

FERUS restera fidèle à ses idées !

jeudi 12 août 2004, par FERUS

Alors que l’été 2004 se révèle être digne des plus grands romans à suspense pour le loup et que l’actualité aux rebondissements permanents mécontente tour à tour qui des défenseurs du loup qui des éleveurs ovins, FERUS tient à rappeler les points essentiels de sa politique.

Notre association revient tout d’abord sur le fait que la décision du ministre de l’Ecologie et du Développement Durable (MEDD) de tirer 4 loups pour l’année 2004 peut non seulement affaiblir une population lupine toujours fragile en France mais qu’elle ne résoudra pas le problème des attaques du prédateur sur le cheptel ovin. Seule la mise en place de mesures de prévention (présence humaine, chiens de protection, enclos pour le regroupement nocturne du troupeau et réorganisation des systèmes d’élevage mieux adaptés à la présence des grands prédateurs) évitera que le loup s’en prenne aux troupeaux domestiques.

Pour FERUS, la seule solution, c’est la cohabitation entre les grands prédateurs et le monde de l’élevage. Fidèles à cette optique, les associations Groupe Loup France puis FERUS (fusion du Groupe Loup France et d’ARTUS) sont sur le terrain depuis le retour du loup en France au début des années 1990 ; notre présence sur le terrain, c’est notre force, notre différence. Si FERUS est avant tout une association de protection des grands carnivores (ours, loup et lynx), l’aide que nous apportons au bergers et éleveurs s’inscrit dans notre approche globale pour atteindre cet objectif de cohabitation grands prédateurs / monde de l’élevage. Nos contacts répétés avec les représentants de l’Etat (ministères ...), acteurs locaux et scientifiques constituent également une part importante de cette approche et de notre travail permanent.

Depuis plus de 10 ans, notre politique et nos idées sont les mêmes et, chaque jour, vous êtes plus nombreux à nous rejoindre. Il est vrai que notre combat est long et difficile ; mais doucement, il porte ses fruits. Dans le cadre du groupe pastoralisme de FERUS (groupe d’action et de réflexion sur la cohabitation prédateur/pastoralisme en lien avec les professionnels de l’élevage), l’action Pastoraloup, mise en place il y a 6 ans, connaît un succès grandissant : cette année, une quinzaine d’éleveurs et 35 écovolontaires (8 éleveurs et 20 écovolontaires en 2003) participent au programme et ainsi se rencontrent, échangent des idées et cherchent des solutions. Ensemble.

FERUS regrette toutefois que les fortes agitations médiatique et politique locales autour du loup serve à cacher d’autres problèmes autrement plus graves pour le monde de l’élevage, comme la renégociation de la Politique Agricole Commune (PAC). De même, pendant que certains médias focalisent nerveusement sur le loup, on oublie de dire que, pour la première fois, les Alpes du sud ont été polluées à l’ozone. Mais de cela, très peu en parlent....

Comme nous l’avions déjà évoqué, la participation des lieutenants de louveterie aux tirs de loup nous mécontente et, de plus, la mobilisation des agents de l’ONCFS sur cette mission ampute une grande partie de leur tâche de police de la chasse et de la nature, notamment dans les Alpes de Haute Provence où les 5 agents de l’ONCFS (11 postes vacants) se consacrent entièrement au repérage des loups. FERUS déplore également que les mesures de protection des troupeaux n’aient pas été optimisées dans le massif du Dévoluy avant d’autoriser le prélèvement d’un loup dans cette zone. Pour conclure, nous rappelons avec force au ministre de l’Ecologie sa promesse d’organiser un grand débat public afin que chacun puisse s’exprimer et nous continuons à chercher les solutions qui permettront aux loups et aux moutons de vivre enfin en harmonie.

Parce que gagner le combat du loup, c’est gagner tous les autres combats pour l’environnement...

Sandrine ANDRIEUX, association FERUS

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