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Evaluation des actions menées par l’Etat dans le cadre du plan d’action sur le loup 2004-2008

mercredi 26 mars 2008

L’évaluation du plan d’action 2004 présente des forces et des faiblesses qui font l’objet du présent rapport d’inspection ; réalisé par Marie-Odile Guth, membre de l’Inspection générale de l’environnement, et Pierre Bracque, membre du Conseil général de l’agriculture de l’alimentation et des espaces ruraux.

A 3 mois de la future Présidence française de l’Union européenne et dans le droit fil des réflexions et propositions du « Grenelle de l’Environnement » qui rappelle que la préservation de la biodiversité est un des enjeux majeurs de la France, la réflexion relative à l’élaboration d’un « cinquième plan d’action pour le loup et le pastoralisme » est un enjeu non négligeable.

Dans le nouveau contexte d’expansion territoriale de l’espèce loup et de la présence d’un pastoralisme important pour l’économie agricole de montagne et sur la base de 15 années d’expérience, de nouvelles dispositions sont effectivement à proposer. Le prochain plan d’action « loup et pastoralisme » 2008-2012 doit être toujours instauré dans un cadre d’action national et décliné localement. Il importe que la France puisse se doter d’un plan réaliste et explicite afin que son expertise puisse être pleinement reconnue par la Commission européenne pour éviter des incompréhensions futures.

En tout état de cause, il est ardemment souhaité sur le terrain, un affichage clair de la politique et de la poursuite de la gestion du dossier « loup et pastoralisme » par l’État. Tant au niveau du suivi scientifique de l’espèce qu’à celui du soutien du pastoralisme, il est attendu un accompagnement fort de l’État et des objectifs clairement exprimés (une vision dans la durée, des territoires différenciés, un soutien au pastoralisme pérennisé, une cohabitation concertée et organisée).

Un des points forts du futur plan d’action devrait être l’amélioration du système des constats de dommages sur la base de « forfaits adaptés au risque » dans les zones de présence permanente, et la poursuite du système initial plus adapté dans les zones de colonisation. Cette rationalisation s’impose au regard des crédits mobilisés. Les protocoles de tirs méritent eux aussi d’être revus et proposés dans un cadre de défense adapté ou de prélèvement à caractère exceptionnel.

Le suivi concerté de l’espèce qui doit anticiper sur les zones potentielles de colonisation mérite d’être soutenu et porté de façon plus dynamique à l’échelon international sur l’arc alpin et au niveau européen, dans le cadre d’une application intelligente du « protocole de coopération transfrontalière franco-italo-suisse ».

Enfin, l’information résultant des faits et la communication, seules armes pour contrer « la rumeur qui vient du silence » méritent qu’on déploie une énergie nouvelle sur ce sujet.

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