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Communiqué de presse

dimanche 12 juin 2005, par COSA ANIMALIA

Les nombreuses associations de défense animale mobilisées contre l’arrêté interministériel du 19 mai autorisant le tir du loup en Isère ont obtenu gain de cause.

La traque du loup à Saint-Geoire en Valdaine autorisée par l’arrêté ministériel du 19 mai a donc pris fin sur décision du Conseil d’Etat qui a finalement donné raison aux protecteurs du loup .

A la suite d’attaques de troupeaux attribuées à un loup sans qu’aucune preuve concrète n’ai été apportée - l’inexploitabilité des traces d’ADN trouvées sur les carcasses de bétail laisse en effet planer un doute sur la responsabilité du loup- les Ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture avaient succombé aux pressions des éleveurs et autorisé son abattage.

Depuis lors, les diverses associations de protection et de défense avaient dénoncé cette décision prise en violation de la Convention de Berne et de l’arrêté du 10 octobre 1996 et rappelé que le loup est une espèce protégée. De ce fait, sa capture ou sa destruction ne peuvent être envisagées que lorsque toutes les mesures préventives ont été prises.

Il va sans dire que l’obligation préalable de protection des troupeaux par des mesures adéquates - surveillance effective et parcage efficace des animaux notamment - qui conditionne l’obtention de subvention pour toute bête tuée est régulièrement ignorée par 2/3 des éleveurs. Et qu’il serait illusoire de compter sur les élus locaux et autres représentants de l’Etat, davantage sensibilisés au chant des urnes qu’à la protection des espèces en voie de disparition, pour rappeler à cet électorat versatile que les règles qui régissent notre Etat de droit s’imposent, jusqu’à nouvel ordre, à tous.

Le résultat obtenu par l’ASPAS sur le terrain juridique le 10 mai dernier ne doit cependant pas masquer l’ampleur du problème loup en France.

Il convient en effet de souligner qu’il ne reste aujourd’hui sur notre territoire qu’environ 80 loups, soit une population trop faible pour justifier d’un tir de régulation compte-tenu de l’état de conservation des populations.

Notre mobilisation avait pour but de relayer l’action de l’ASPAS sur le terrain pour permettre aux actions en référé de prospérer sans que le loup, objet de litige, ne soit exterminé dans l’intervalle.

Nous remercions toutes les bonnes volontés qui sur la belle Valdaine ont contribué à effaroucher le loup local, de même que les associations ASPAS et loup.org qui se sont posées en véritables défenseurs du loup et de la protection animale.

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