Le loup a fait son retour dans les Pyrénées dans la plus grande discrétion. Cet événement s’est produit dans le massif du Madres-Coronat (Pyrénées-Orientales) où se posent la plupart des enjeux des territoires ruraux qui connaissent la recolonisation par les grands prédateurs : transformation des écosystèmes et des paysages, encouragement et dénonciation à la fois de la conservation de la nature, mutation socio-économique des activités humaines et principalement du pastoralisme.
Cette étude de cas montre que le retour du loup ne se réduit pas à une opposition entre des protecteurs idéalistes du loup et des éleveurs figés dans leurs pratiques ancestrales. En effet, malgré un contexte médiatique, socio-professionnel et politique difficile, des acteurs de l’Agriculture et des acteurs de l’Environnement ont œuvré ensemble pour favoriser la coexistence pastoralisme / loup dans un espace montagnard. Dans la mesure où de plus en plus de territoires, y compris dans les Pyrénées, vont être concernés par cette présence, il paraît intéressant et urgent de tirer quelques enseignements.

Des acteurs agricoles pragmatiques de terrain, associés aux acteurs d’environnement sont des leviers cruciaux de résolutions des difficultés et des conflits

Une structure « aire protégée » est un dispositif qui offre également des marges de manœuvre

La réactivité et la vigilance sur la communication sont nécessaires

De la flexibilité doit être encouragée pour réagir au plus vite à une situation qui risque de se généraliser non seulement aux Pyrénées (dont une partie du territoire est indirectement et partiellement préparée grâce aux mesures Ours) mais aussi à toute une série de territoires ruraux marginaux.