Accueil > Sur la piste du loup > Ferus.org

Ferus.org

Site de l’association FERUS (ex Groupe Loup france)

http://ferus.org

Articles

  • Le loup Billy : une traversée de plusieurs pays avant d’être abattu… en France

    25 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Le loup Billy. Photo Pieter-Jan D’Hondt

    Note de FERUS : nous publions ci-dessous le communiqué de l’Office Français de la Biodiversité. Le loup GW1554m, surnommé Billy, né en Allemagne, a été abattu en France en septembre dernier par les pouvoirs publics après une belle dispersion qui l’aura amené à passer par la Belgique et les Pays-Bas. Ce loup est le premier détecté en France comme n’étant pas de souche italo-alpine *.

    Un double gâchis (loup sur un front de colonisation et patrimoine génétique)… Pour les prédations côté français, nos constatations sur le terrain ont montré des mesures de protection des troupeaux insuffisantes ; le communiqué de l’OFB ne précise d’ailleurs pas que les mesures de protections étaient effectives et suffisantes. Seules deux choses auront tué ce loup : le manque de moyens de protection des troupeaux et le lobby de l’élevage (le manque de courage de l’État français allant de pair).

    La gestion du loup, espèce protégée, est de plus en plus calamiteuse en France. Seuls les moyens de protection des troupeaux sont efficaces à long terme et compatibles avec la cohabitation, obligatoire, avec le loup. L’association FERUS milite en ce sens.

    * Seules deux données, provenant d’un seul individu, ont été récoltées en Lozère et sont de la lignée d’Europe centrale. Nous ne savons pas à cette heure si ces deux données sont à recouper avec le parc zoologique « Les loups dont du Gévaudan » dont certains individus s’étaient échappés.

     

    Communiqué de presse OFB, 24 février 2021

    Loup abattu sur la commune du Val-d’Ajol

    Dans la nuit du 22 au 23 septembre 2020, un loup a été légalement abattu sur le territoire de la commune du Val-d’Ajol dans le département des Vosges (France) après une série d’attaques sur ovins et jeunes bovins. Cet animal était entré à plusieurs reprises à l’intérieur d’étables ouvertes, ce qui a déclenché la prise d’un Arrêté Préfectoral de tir dérogatoire au statut de protection de l’espèce sur la zone.

    Comme pour chaque dépouille de loup, l’Office français de la biodiversité (OFB) en charge du suivi de l’espèce en France, a demandé une analyse génétique conduite par son laboratoire partenaire ANTAGENE. Les résultats ont montré une signature génétique typique des populations de loups d’Europe centrale et de la Baltique (haplotype W1 selon PILOT, 2010) et non de la souche franco-italienne présente historiquement sur le territoire français depuis le début des années 90.

    Grâce à une coopération scientifique internationale, la comparaison de l’empreinte génétique de cet animal avec la base de données du consortium « Central European Wolf » (CE Wolf), en charge du suivi de l’espèce pour cette partie de l’Europe, a révélé que ce loup était identique à l’individu connu sous le code GW1554m.

    Les techniques de suivi moléculaire non invasives ont permis aux biologistes de différents pays du nord de l’Europe de retracer l’histoire de vie de ce loup disperseur, depuis l’Allemagne jusqu’en France en passant par les Pays-Bas et la Belgique.

    Cet individu est né en 2019 dans la meute de Herzlake en Basse-Saxe (Allemagne) près de Meppen, et a été identifié pour la première fois à partir d’un échantillon d’excréments le 1er janvier 2020. A travers l’analyse des pedigrees des loups connus dans la base de données du CE Wolf, les ancêtres de cet animal, appartenant à différentes meutes d’Allemagne et de Pologne, ont été tracés sur trois générations. Il a été détecté ensuite à plusieurs reprises sur des moutons tués en Basse Saxe et en Brème entre février et avril 2020. Dans la seconde moitié d’avril 2020, il est apparu pour la première fois dans l’est des Pays-Bas (Gelderland), et s’était déplacé plus au sud-ouest début mai. Lors de son séjour aux Pays-Bas, il a tué plus de cinquante moutons et a souvent été vu en plein jour. Sa dernière observation dans le pays remonte au 1er juin 2020. Il a été filmé en caméra vidéo à Oud-Turnhout en Belgique quelques jours plus tard et s’est déplacé ensuite plus au sud dans la province d’Anvers, où il a été fréquemment vu, photographié et filmé par un grand nombre d’observateurs. Pendant cette période, il a tué quelques moutons et une vache laitière. Le 19 juin, il a été heurté par une camionnette à Turnhout en Belgique (confirmation génétique). Il ne semblait pas vraiment affecté par l’incident, il a été revu le lendemain aux abords d’une attaque constatée sur un mouton.

    Fin juin 2020, il disparaît brièvement puis il est vu à nouveau une semaine plus tard dans l’est de la Belgique, près de la frontière allemande. Ensuite, il a continué à migrer vers le sud, comme en témoignent les traces d’ADN relevées sur les animaux tués, dont deux veaux dans une étable ouverte dans les provinces de Liège et plus au sud dans la région frontalière germano-luxembourgeoise en Rhénanie-Palatinat (DE) où il tue deux veaux et quatorze ovins sur une période de onze jours. La dernière présence confirmée de GW1554m en Allemagne remonte au 26 juillet 2020.

    Moins d’un mois plus tard, des attaques sur troupeaux domestiques sont relevées dans les départements des Vosges puis de la Haute-Saône sur le territoire français. On remarque en particulier une attaque sur un veau laitier dans une étable. Dans les semaines qui ont suivi cet incident, il a attaqué à plusieurs reprises des ovins et des veaux, et a été photographié plusieurs fois par des caméras automatiques. Son comportement de prédation étant particulièrement important, une autorisation de tir a été délivrée par les autorités françaises afin d’abattre ce loup. Il a été prélevé alors qu’il poursuivait du bétail dans la nuit du 22 au 23 septembre 2020.

    L’identification de ce loup résulte d’une collaboration entre des laboratoires de recherche français, belges, allemands et néerlandais, avec la collaboration des différentes autorités régionales et nationales. Le loup est une espèce très mobile, capable de mouvements de dispersion sur de longues distances pour trouver un territoire vacant où s’installer. A vol d’oiseau, cet individu a parcouru environs 1000 km en 4 mois. Les analyses génétiques harmonisées à l’échelle des différents pays européens permettent d’optimiser son suivi et la connaissance de cette espèce.

     

     

     

  • Monographie Les loups de France

    23 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Groupe PP Alpes

    Par Roger Mathieu

    A télécharger gratuitement ICI

    Une version papier est disponible au prix de 15 euros l’exemplaire + 6 euros de frais de port en France métropolitaine (il s’agit d’un prix coûtant). Bon de commande ICI .

    Cet ouvrage de 112 pages abondamment illustré s’adresse à tous les publics. Ce livre essaie de répondre, sans tabou, à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur les loups de France. Il offre une synthèse des connaissances sur les loups installés sur nos territoires (description, historique, biologie, indices de présence…) et propose un point, le plus complet possible, sur leurs rapports avec
    les troupeaux domestiques (dommages, protections, indemnisations, économie de la filière ovine…).
    Le propos s’appuie sur plus d’une centaine de publications enrichies des connaissances acquises au sein d’un groupe d’une douzaine de naturalistes qui suivent une quinzaine de meutes établies dans les Alpes (Groupe PP Alpes). Ces connaissances de terrain ont été complétées par une multitude d’échanges avec d’autres naturalistes, biologistes et professionnels de l’élevage ; en France, Italie et Espagne.
    Chaque chapitre intègre les éléments fournis par plus de 80 documents-sources (publications, rapports, articles, textes officiels…).
    Les illustrations ont été obtenues à l’aide de caméras automatiques ; sauf exceptions explicitent, ces documents montrent des loups libres qui vivent en France.
    Le texte s’accompagne de 17 encarts qui développent des points particuliers comme l’hybridation, les attaques de chiens errants, les méthodes d’abattages légaux…

     

  • États-Unis : des nouvelles des loups

    22 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Un loup dans le Wisconsin. Photo Michele Woodford

    Comme toujours, beaucoup de mauvais et un peu de bon dans la saga du loup aux États-Unis ces derniers mois.

    L’administration Trump retire la protection fédérale au loup

    Le 4 janvier 2021, l’agence gouvernementale US Fish & Wildlife Service (USF&W) en charge de la gestion de la faune sauvage a officiellement retiré le loup gris (Canis lupus) de la liste des espèces protégées au niveau fédéral dans les 48 états inférieurs (hormis Hawaii et l’Alaska). Ceci, malgré l’opposition de 86 membres du Congrès, de 100 scientifiques, de 230 entreprises et de 367 vétérinaires, sans compter les 1.8 million de commentaires opposés du public. La gestion du loup gris incombe donc maintenant aux états américains individuellement. Demeurent toutefois protégés au niveau fédéral le loup rouge (Canis rufus) et la sous-espèce du loup gris mexicain (Canis lupus baileyi).

    Le 14 janvier 2021, six associations environnementales ont déposé une plainte au tribunal, argumentant que la décision de l’US Fish & Wildlife avait été prise au mépris de toutes les études scientifiques qui concluent que les loups gris sont toujours fonctionnellement absents dans la grande majorité de leur habitat historique aux États-Unis.

    Le 20 janvier 2021, le jour même de son investiture, le président Biden a signé un ordre exécutif demandant que toutes les agences gouvernementales conduisent une revue des actions problématiques de l’administration précédente (y compris le retrait de la protection du loup) pour s’assurer que les décisions prises avaient bien été guidées par la science.

    Au lieu de s’exécuter, le 28 janvier 2021, l’US Fish & Wildlife affirmait dans une lettre aux organisations environnementales que la décision relative au retrait de la protection des loups restait valide. Puis le 2 février, une porte-parole de l’USF&W indiquait dans un e-mail que cette lettre ne constituait pas une réponse à la demande de l’administration Biden.

    On attend de voir si l’USF&W fournira à l’administration Biden les rapports demandés. Dans l’intervalle les associations environnementales continuent leur action en justice.

    La population de loups américaine, hors Alaska, est estimée à environ 6000 animaux.

    Ça bouge un peu pour les loups rouges

    Le 21 janvier 2021 un tribunal a ordonné à l’USF&W d’établir d’ici le 1er mars 2021 un plan de relâche de loups rouges élevés en captivité afin de soutenir la population sauvage décroissante de Caroline du Nord. En effet, il est estimé qu’il ne reste à l’heure actuelle que moins de 10 loups rouges à l’état sauvage, alors que les zoos et autres centres de conservation de l’espèce ont maintenu une population captive d’environ 200 individus.

    Les loups du Wisconsin dans le collimateur !

    Selon les lois de l’état du Wisconsin, dès que la protection fédérale a été retirée au loup, la chasse et le piégeage des loups peuvent immédiatement être autorisés.

    Le 22 janvier 2021, le Département des Ressources Naturelles du Wisconsin a voté 4-3 contre l’autorisation de chasse au loup pendant l’hiver 2021.

    Furieux de cette décision, le 2 février 2021, l’association de chasseurs Hunter Nation Inc, a déposé une plainte contre le Département des Ressources Naturelles du Wisconsin, arguant que le département refuse d’appliquer une loi sans équivoque ce qui constitue une violation des droits constitutionnels et statutaires des chasseurs du Wisconsin. Les plaignants demandaient l’ouverture immédiate d’une saison de chasse et de piégeage des loups. Le 12 février, un juge a tranché en leur faveur, et le 15 février, le Conseil des Ressources Naturelles s’est engagé à tuer 200 loups d’ici la fin du mois de février 2021 (la population de loups du Wisconsin est estimée à quelque 1000 individus). Cette chasse aurait lieu pendant la période de reproduction, et des louves en gestation pourraient donc être tuées. Une décision très controversée car prise de manière précipitée sans avoir mis à jour le plan de gestion du loup, et sans tenir compte de l’opposition des tribus indiennes locales ni de celle de la population du Wisconsin en général.

    Pendant ce temps là dans le Montana….

    Il semblerait que le Montana ait décidé de prendre exemple sur les désastreuses politiques anti-loups de l’Idaho, état voisin.

    Pourtant, les prédations de loups sur le bétail sont minimes au Montana, 45 animaux seulement tués par des loups en 2019 sur un cheptel de plus de 2 millions et demi de têtes de bétail. De plus, la chasse et le piégeage des loups sont légaux au Montana depuis 2011 et en 2019,  366 loups y ont été tués.

    Mais cela n’est sans doute pas suffisant pour les lobbies de la chasse et de l’élevage puisque dès l’ouverture de la nouvelle saison parlementaire de l’état, un grand nombre de nouvelles lois anti-loups ont été présentées. Malgré une très forte opposition du public, les deux premières ont déjà été votées à la Chambre des Représentants et sont maintenant en attente du vote au Sénat.

    Ces deux propositions, sponsorisées par Paul Fielder, un représentant républicain lui-même chasseur/piégeur, visent à réduire la population de loups au Montana à un minimum de 282 individus (sur une population actuelle estimée de 800 à 1000 loups). En effet, M. Fielder rapporte que des chasseurs lui ont indiqué “qu’il y a trop de loups dans la région, et pas assez de gibier”. Ces deux lois allongent d’un mois la période légale du piégeage et autorisent des collets plus résistants (le piégeage au collet est légal au Montana toute l’année).

    Et pour finir, une note positive

    Le 28 janvier 2021 il a été annoncé qu’un nouveau couple de loups a été découvert dans le nord de la Californie, dans le Siskiyou County. La Californie n’ayant actuellement qu’une population de loups estimée à 14 individus, il est encourageant de voir une nouvelle meute s’établir dans l’état.

    Texte de Catherine Frizat pour FERUS 

     

    SOURCES:

     

     

  • Monsieur le Président de la République, fi aux menaces, oui aux ours !

    16 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Maurice Chatelain

    Lettre ouverte de CAP Ours au Président de la République, mardi 16 février 2021

    Monsieur le Président,

    Fi aux menaces, oui aux ours

    La semaine dernière, les locaux de responsables associatifs militant pour l’ours ont été tagués d’un « Mort aux ours » et subi une tentative de destruction par incendie.

    Nous, les représentants des associations de CAP Ours, ne céderons pas aux intimidations ni aux menaces. Nous vous réitérons Monsieur le Président nos demandes :

    • un discours clair et ferme confirmant l’engagement de la France en faveur de la restauration de la population d’ours dans les Pyrénées.

    • Le remplacement rapide des trois ours tués par l’homme en 2020, conformément à l’engagement pris sous votre présidence dans le « plan ours ».

    • La fin de l’impunité pour les opposants violents.

    A plusieurs reprises en effet ces dernières années et notamment depuis le début de votre présidence, la « chasse à l’ours » a été déclarée ouverte, comme dans cette vidéo rendue publique en septembre 2017 où un commando cagoulé et armé n’hésite pas à menacer les ours comme les agents de l’État. Le mois précédent, des agents de l’ONCFS (devenu OFB) avaient déjà été menacés, y compris avec armes ; l’été 2019, un de leurs véhicules était incendié …

    D’autres faits :

    • Mai 2018 : une manifestation d’opposants en réaction à une animation pacifique organisée dans une salle municipale par les associations environnementales dégénère ; seule l’intervention des gendarmes mobiles permet d’éviter le pire. Des menaces, des violences, des dégradations sont pourtant constatées, des plaintes déposées … et rien.

    • Août 2019 : une affiche trouvée sur un sentier menace les randonneurs et les touristes de balles perdues lors de chasse à l’ours. Une enquête est ouverte … et rien.

    • Janvier 2020 : un pot de miel apparemment empoisonné est découvert en montagne. L’OFB ouvre une enquête … et rien.

    • Juin 2020 : un ours est trouvé mort, tué par balles. Une enquête est ouverte, l’État comme de nombreuses associations déposent plainte … et rien encore à ce jour.

    • Février 2021, les locaux de l’association Animal Cross sont victimes d’une tentative de destruction par incendie et tagués d’un « Mort aux ours ».

    Nous avons bien noté quelques auditions, perquisitions, et gardes à vue, mais aucune mise en examen et encore moins de comparution et donc de jugement.

    En parallèle, nous constatons le non remplacement des ours tués par l’homme en 2020. A ce jour, nous pouvons considérer qu’en France, l’opposition extrême à l’ours a commencé à détruire en 2020 la population d’ours des Pyrénées en toute impunité.

    Monsieur le Président, la conservation de l’ours brun étant une obligation légale en regard de la directive européenne 92/43 dite « Habitats », la seule issue pour stopper la violence envers les personnes militantes en faveur du respect de cette obligation mais aussi pour lutter contre l’abattage des ours, c’est de ne laisser aucun doute sur le fait qu’on sauvera l’ours et qu’on l’installera dans la durée.

    Monsieur le Président, remplacez les ours tués et mettez fin à l’impunité de l’opposition violente. Seule cette fermeté permettra de développer les mesures en faveur d’une cohabitation apaisée entre les activités humaines et les ours.

    Les associations membres de CAP – Ours :

    Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours – Adet (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

  • Une queue de loup en cadeau : nous demandons des précisions au procureur de la République

    15 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Anthony Kohler

    Mise à jour du 15 février 2021 le procureur de la République a requis deux mois de prison avec sursis et 3500 euros d’amende à l’encontre de Jean-Marie Bernard. Le jugement mis en délibéré sera connu le 12 mars.

    Mise à jour du 9 décembre 2020 :  le président du département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard a comparu hier mardi 8 décembre au tribunal de Gap. Refusant la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, il est renvoyé en correctionnelle le 15 février 2021. Il a indiqué ne pas savoir qu’il s’agissait d’une queue de loup…alors que c’était bien l’objet du « cadeau ». A suivre.

    Mise à jour du 18 septembre 2020 :  le président du département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard comparaitra le 8 décembre prochain pour détention, transport et cession d’une partie d’une espèce protégée.  Il encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

    Mise à jour du 28 février 2020 : le procureur de la République a répondu à notre courrier et nous a indiqué qu’une enquête avait été diligentée

    Communiqué de presse de l’association FERUS, 25 février 2020

     Pour le départ de la préfète Cécile Bigot-Dekeyzer, le président du Département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard n’a rien trouvé de mieux à faire que de lui offrir…une queue de loup.

    Un « clin d’oeil », selon ses termes, que nous trouvons de très mauvais goût. Nous ne pouvons qu’être étonnés, voire atterrés, de voir cette pratique d’un autre âge dans un pays développé au 21ème siècle. Comment un élu de la République peut-il à ce point mépriser une espèce protégée et menacée ? N’est-il pas au courant de l’actuelle grave crise de la biodiversité ?

    Au-delà de la question éthique, la question de la légalité se pose. Le loup est une espèce protégée et il est illégal de transporter sa dépouille, ou une partie, sans autorisation et à fortiori d’en disposer pour en faire un « cadeau ».

    Ainsi, concernant les espèces protégées, dont le loup fait partie, l’article L411-1 du code de l’Environnement précise que «  La destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d’animaux de ces espèces ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ».

    Nous envoyons donc un courrier au Procureur de la République de Gap afin de connaître la provenance de cette queue de loup et de porter plainte en conséquence.

0 | 5 | 10 | 15

Soutenir par un don