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Ferus.org

Site de l’association FERUS (ex Groupe Loup france)

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Articles

  • Cet été, engagez-vous pour le loup !

    21 mars, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Jean-Michel Hytte

    Les inscriptions 2019 aux programmes d’éco-bénévolat PastoraLoup et Parole de Loup sont ouvertes ! Rejoignez-nous sur le terrain cet été au travers de nos deux missions d’écovolontariat PastoraLoup et Parole de Loup et participez activement à la préservation du loup et sa coexistence avec  les activités humaines.

    PastoraLoup est un programme de soutien aux éleveurs et bergers en zone à loup. Pendant une ou plusieurs semaines, venez dormir auprès d’un troupeau de brebis, aider à la surveillance de jour et aux tâches quotidiennes, participer à un chantier de parc… et ainsi favoriser la cohabitation entre les activités pastorales et les grands prédateurs en France.

    Bons randonneurs, n’ayant pas peur des conditions de vie rustique et de la solitude, sachant faire preuve d’une grande ouverture d’esprit, ce programme est pour vous !

    Un stage « découverte du pastoralisme » est obligatoire avant toute mission individuelle chez un éleveur. 3 stages sont proposés cette année (attention places limitées !) :

    • Dans les Monges à Turriers vers Sisteron, du 27 au 31 mai.
    • En Ubaye à Enchastrayes vers Barcelonnette, du 10 au 14 juin.
    • En Haute Bléone à Prads vers Digne, du 01 au 05 juillet.

    Pour une participation plus ponctuelle, des chantiers d’aménagements pastoraux sont   aussi proposés (dates non fixées).

    ==>> Dossier d’incription Pastoraloup -2019

    ==>> Rubrique PastoraLoup

     

    Parole de Loup est un programme d’information et de sensibilisation du grand public à la présence du loup en France. Pour favoriser l’acceptation de l’animal en France, il est nécessaire de rétablir quelques vérités, délivrer une information de qualité sur la présence du loup, le choix de sa protection et sa possible coexistence avec l’Homme. Nous irons à la rencontre des habitants locaux et des gens de passage pour échanger et dialoguer sur ces points. Cette année, Parole de Loup sera essentiellement présent dans le Vaucluse, le Sud Drôme, l’Isère. Si vous aimez aller au contact des gens, échanger et débattre calmement sans vouloir imposer vos idées, rejoignez l’équipe de Parole de Loup pour une semaine ou plus !

    ==>> Dossier inscription – Parole de loup version 2019

    ==>> Rubrique Parole de Loup

     

    Plus d’informations :

    Fannie MALET

    benevolatferus.loup@ferus.org

    07 50 69 98 90

  • Jusqu’au 11 avril, expo sur les forêts primaires (Paris)

    21 mars, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Exposition ouverte à tous, organisée par Vita Sylvae Conservation

    A l’Institut Culturel Roumain de Paris – 1, rue de l’Exposition, 75007 Paris

    Jusqu »au 11 avril inclus. Du lundi au vendredi de 10h00 à 13h00 puis de 14h00 à 18h00.

    Lien vers l’événement Facebook ==>> ICI.

    Le projet
    Les vieilles forêts sont devenues très rares en Europe, on en trouve quelques lambeaux dans la partie occidentale mais la majorité se situe dans les Carpates roumaines. Depuis leur reconquête après la dernière glaciation, elles ont échappé à la gestion forestière pendant des milliers d’années. De ce fait elles témoignent d’une continuité biologique exceptionnelle et constituent un trésor de nature. Elles méritaient d’être plus connues pour bénéficier d’une meilleure protection car elles ne sont pas à l’abri de coupes sauvages.
    Ces forêts sont isolées et difficiles à voir avec des pentes parfois à 45 degrés. Il fallait les rendre visibles à un large public, c’est toute l’ambition de l’exposition Carpathia Sylvae.
    Réalisée pour et en collaboration avec le Museum d’Histoire Naturelle de Sighet Marmatiei, ville située dans le judet du Maramures au nord-ouest de la Roumanie, elle s’est invitée naturellement au sein de la Saison France Roumanie.

    L’ambition
    L’objectif de cette exposition est d’éveiller les consciences à la protection de ce patrimoine unique par l’art et la pédagogie. Ainsi la photographie a été confiée à Bernard Boisson, Artiste de la Nature appréhendant l’âme des lieux, auteur de plusieurs ouvrages dont La Forêt Primordiale. La pédagogie, à travers une série de fresques, est tenue par Patryck Vaucoulon, botaniste et illustrateur reconnu. Il est l’auteur de nombreux ouvrages naturalistes et illustrateur de chemins pédagogiques en Bourgogne. Enfin, le co-initiateur du projet, Vincent Vignon, écologue, a écrit les textes en collaboration avec Patryck Vaucoulon.

    A propos de Vita Sylvae Conservation 
    Fort d’une expérience professionnelle et d’un engagement associatif pleinement consacrés à la protection environnementale, Bertrand Sicard fonde l’association Vita Sylvae Conservation. Soutenue par Jacques Perrin et de nombreuses fondations d’entreprises dont les Fondations Lea Nature, Humus, Nature et Découvertes et Gentica, elle a pour but d’initier ou de soutenir des actions en faveur de la protection de la biodiversité forestière et des dernières forêts vierges ou quasi vierges d’Europe.

    Bertrand Sicard est vice-président de FERUS. Vincent Vignon est responsable du comité scientifique de FERUS.

  • Mais où allons-nous avec le Loup ?

    19 mars, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Patrick Boffy

    Communiqué de presse du 19 mars 2019 ASPAS / FERUS

    Mais où allons-nous avec le Loup ?

    FERUS et l’ASPAS, siégeant au Groupe National Loup et membres fondateurs de la coordination associative CAP Loup, déplorent que l’année 2018 se soit terminée sur un constat d’échec de la politique publique. L’année 2019 s’annonce encore plus mal.

    Rappelons que 51 spécimens ont été abattus l’année dernière soit 12% de la population décomptée et que la prédation n’a pas vraiment diminué, voire augmenté dans certains secteurs, les gros foyers d’attaques ne faiblissant pas. La conditionnalité du remboursement des animaux prédatés à la mise en place des moyens de protection n’est toujours pas appliquée, en infraction avec les obligations européennes et aucun contrôle de cette mise en place n’est fait sur le terrain. L’effarouchement a disparu de la protection au profit systématique des tirs létaux qui démontrent pourtant leur inefficacité.

    Fort de ce constat 2018 accablant, l’Etat se prépare-t-il au pire ? Si l’on s’en tient à la dernière réunion du Groupe National Loup de février, il semble bien que oui.

    L’Etat semble plus que jamais jouer la carte de l’élimination physique du loup en préparant des zones d’exclusion et en voulant limiter son expansion démographique au-delà de 500 loups, en s’appuyant sur une lecture partielle et biaisée du rapport d’expertise scientifique de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (Oncfs) et du Muséum national d’Histoire Naturelle, qui servirait ainsi de caution morale et scientifique.

    Enfin, Emmanuel Macron vient d’annoncer que 17 à 19 % de la population de loups pourra être abattu, alors que l’expertise scientifique, commandée par le ministère de l’Ecologie lui-même, indique que les prélèvements légaux « ne devraient pas […], dépasser 10 % de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable. »

    Cette politique n’est ni réaliste ni raisonnable :

    Elle n’est pas réaliste car aucun pays n’a réussi à zoner le loup, espèce particulièrement mobile. Seule la Norvège s’y essaye depuis de nombreuses années, sans succès. Ce pays a, de fait, le taux de dommage par loup le plus élevé d’Europe car ses troupeaux ovins sont en totale liberté, sans protection.

    Elle n’est pas raisonnable car la France se met de plus en plus en contradiction avec les textes internationaux que sont la Convention de Berne et surtout la Directive Européenne Habitats. Limiter la population de loups en France à ses effectifs actuels revient à la maintenir dans un statut « vulnérable », ainsi que défini par l’UICN, qui n’est pas un statut de conservation favorable.

    FERUS rappelle que seule une politique efficace de protection des troupeaux peut nous permettre de coexister sereinement avec le loup. Les moyens de protection (berger, chiens de protection, parcs sécurisés) bien conjugués sont efficaces. FERUS demande que soient remis en action et intensifiés les moyens d’effarouchement et qu’une professionnalisation de la protection, s’inspirant des expériences réussies, soit développée.

    Le loup est un animal qui apprend et il n’est pas démontré scientifiquement que son élimination physique soit une bonne pédagogie. S’il s’installe sur notre territoire, c’est avant tout parce-que le biotope y est particulièrement favorable et c’est une chance pour la France dont nous devons nous féliciter.

    Pour cette raison nous demandons à l’Etat d’abandonner ses projets de zonage du loup et d’abattage post 500 loups, et de privilégier la politique de protection des troupeaux, d’ailleurs inscrite dans le Plan national Loup. Les tirs létaux doivent rester une exception justifiable, comme prévu par les règles dérogatoires de l’annexe IV de la Directive Habitats, et non une solution politique de facilité qui devient la règle.

    Si de tels arrêtés ministériels devaient être signés, nous les attaquerons juridiquement sans attendre.

  • La lettre d’information InfoLoup n° 26

    19 mars, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Nadège Haessig

    Tous les deux mois, la DREAL Auvergne Rhône-Alpes publie une lettre d’information sur le loup destinée aux services de l’État et aux acteurs concernés par le loup afin d’apporter un éclairage sur les dispositifs ou les points d’actualité relatifs à ce sujet. Cette lettre est diffusée par les pouvoirs publics et ne reflète en aucun cas les positions de l’association FERUS.

    Le dernier numéro, n°26 (janvier / février 2019), est paru ==>> ICI

    Au sommaire :

    Compte-rendu du groupe national loup du 15 février

    Zoom sur le déplacement du préfet référent Xavier Doublet en région Grand-Est

    Étude prospective du pastoralisme français dans le contexte de la prédation exercée par le loup

    Bilan dommages aux troupeaux

    Bilan mortalité des loups

    La MSA engagée aux côtés des éleveurs

    Études du Pr Vadim Sidorovich sur les interactions lynx-loup. Forêt de Naliboki, Biélorussie.

    Voir aussi : les anciens numéros

  • Claverina et Sorita, deux ourses à la génétique et aux comportements bien différents

    18 mars, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Communiqué ONCFS, 18 mars 2019

    Les analyses génétiques conduites sur les deux ourses Claverina et Sorita ont parlé. Les deux ourses avaient fait l’objet de prélèvements d’ADN (poils, salive), juste avant leur lâcher en Béarn en octobre 2018, prélèvements réalisés par les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

    Les résultats indiquent que Claverina et Sorita ne sont ni soeurs, ni cousines. Cette absence de lien de parenté confirme la réussite de l’opération de lâcher au regard des objectifs du plan national Ours 2018-2028. Le principal but de l’opération étant d’augmenter la diversité génétique de la population ursine des Pyrénées, un lien de parenté entre les deux ourses aurait en effet réduit l’efficacité de l’opération.

    Les deux ourses expriment aussi une nette différence dans leur façon de passer leur premier hiver dans les Pyrénées. Si Sorita n’a montré aucun signe d’activité depuis son entrée en tanière dans les Hautes-Pyrénées et semble toujours dormir, il n’en est rien pour Claverina. Cette dernière en effet, à la faveur des températures clémentes, est sortie de sa tanière à la mi-février.

    Claverina, qui est toujours en Aragon sur le territoire espagnol, s’est ainsi déplacée d’un kilomètre avant de s’installer dans une nouvelle tanière. Depuis, elle alterne de brèves sorties autour de son site de couche et des retours dans son abri.

    Cette activité ralentie, mais non-hibernante, n’est pas atypique pour un ours et est observée sur d’autres individus (l’ours Goïat par exemple). Les températures douces relevées depuis un mois favorisent sans doute ce comportement.
    Ces mouvements permettent en revanche d’envisager avec une quasi-certitude que l’ourse Claverina n’est pas suitée. Les oursons naissent en effet durant l’hiver à un stade de développement peu avancé. Ils ne peuvent sortir de la tanière avant plusieurs semaines. Au vu de ces éléments, aucun ourson n’accompagnerait Claverina pour l’année 2019.

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