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Ferus.org

Site de l’association FERUS (ex Groupe Loup france)

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Articles

  • Recherche bénévoles pour la biodiversité le 30 janvier (Ariège)

    26 janvier, par Sandrine Andrieux association FERUS
    Oursons

    Oursons (Scandinavie) © Pascal Etienne

    Appel à bénévoles, chantier collectif : plantation d’arbres fruitiers à Balaguères (Ariège), samedi 30 janvier 2021, 10h-16h.

    Dans le cadre de notre programme Api’Ours, programme pour la biodiversité dans les Pyrénées.

    A Agert, sur la commune de Balaguères, versant sud face aux Pyrénées, le chantier du 23 janvier n’a pas permis de terminer la protection des arbres en place. C’est pourquoi nous vous invitons à nouveau ce 30 janvier pour achever le travail.Il faudra d’acheminer les piquets d’acacia à dos d’humain en plusieurs voyages d’une trentaine de minutes. Ensuite planter et protéger. Plus nous serons nombreux.ses, plus ce sera facile (ou moins difficile). Nous vous donnons rendez-vous entre 10 h le samedi 23 janvier àBalaguères en Couserans (09800) (le lieu précis de rendez-vous ne sera communiqué qu’aux inscrits). Repas partagé sur place avec possibilité de faire du chaud. Nous vous demandons de vous inscrire. Merci de préciser votre adhésion à FERUS.

    Contact: Renaud de Bellefon

    Ps: Nous fournissons les gros outils (pioche, pelle, etc.), nous vous invitons à vous munir de gants de protection et, bien-sûr,gel et masques. Pour ceux qui en ont, n’hésitez pas à apporter perceuse-visseuse sur batterie (chargée), ça peut-être utile.

     

  • Le louveteau orphelin de Valberg est mort, probablement braconné

    25 janvier, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Le louveteau de Valberg, pendant sa convalescence. Photo OFB

    Le collier du louveteau de Valberg. Photo Michel Castro

    Le louveteau secouru à Valberg (Alpes-Maritimes) en automne 2019 et relâché dans les Alpes en août 2020 est mort, très probablement victime de braconnage. Le collier émetteur qu’il portait a été retrouvé, posé manifestement intentionnellement près du domicile d’un sympathisant de plusieurs associations de la nature, dans la Drôme.  Nous relayons le communiqué de France Nature Environnement Auvergne Rhône Alpes qui explique le tout en détail (voir ci-dessous). FERUS annonce d’ores et déjà qu’il porte plainte. Il est inadmissible que l’impunité donnée aux braconniers des grands prédateurs les pousse toujours plus à abattre illégalement ces espèces protégées et menacées. L’attitude de ces sombres personnages, semblant se vanter de leur geste, est scandaleuse. Le laxisme de l’Etat français à ce sujet en est clairement la cause. Concernant les loups, la politique intense de tirs et de régulation de l’espèce menée par les pouvoirs publics français ne peut que donner des ailes à ces individus. Si l’Etat français fait abattre des loups, pourquoi s’en priveraient-ils ? Nous demandons à l’Etat des enquêtes rigoureuses et une fermeté exemplaire. Cela n’a que trop duré.

    Pour finir, le braconnage élevé du loup, ajouté aux tirs officiels, contribue sérieusement au ralentissement du développement de la population de loups, comme l’ont alerté l’OFB et le CNRS dans une note technique récente.

    Communiqué de FNE AURA==>> ICI

    ==>> Retour sur l’histoire du louveteau de Valberg

  • L’Etat mis en demeure de remplacer les ours tués dans les Pyrénées

    25 janvier, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Communiqué, 25 janvier 2021

    Une dizaine d’associations impliquées dans la protection de l’ours dans les Pyrénées a mis la Ministre de l’Écologie et le Président de la République en demeure de remplacer les ours tués en 2020 dans les Pyrénées.
    A défaut de réponse rapide, des plaintes seront déposées devant le Tribunal Administratif pour faire reconnaître une nouvelle fois la carence fautive de l’Etat dans ce dossier et obtenir une injonction de procéder aux lâchers requis.

    Depuis que trois ours ont été retrouvés morts de cause humaine en 2020 dans les Pyrénées, notamment un ours mort par balles en Ariège, nous ne cessons de demander au Gouvernement de procéder au remplacement rapide de ces animaux, conformément à l’engagement pris dans le Plan Ours 2018-2028.

    Chaque ours présent dans les Pyrénées est en effet indispensable pour restaurer la plus petite population d’ours d’Europe, toujours classée « en danger critique » par les organisations scientifiques de référence.

    L’annonce du Président aux responsables agricoles locaux en janvier 2020 sur le fait “de ne pas procéder à de nouvelle introduction” ne peut concerner le cas des ours morts “de cause anthropique (braconnage ou accident)” comme l’atteste la Feuille de route Pastoralisme et ours de Juin 2020.
    Il ne peut donc laisser passer l’acte de destruction volontaire constaté en Ariège sans réaction, au risque de donner le sentiment de le cautionner et de tolérer la violence des opposants radicaux à l’ours, croissante depuis son élection.

    Sans réponse rapide de l’État, nos associations prendront, elles, leurs responsabilités en lançant toutes les procédures légales nécessaires.

    Associations signataires :

    FERUS, Pays de l’Ours – Adet, France Nature Environnement (National et Hautes-Pyrénées), Comité Ecologique Ariégeois, FIEP Groupe Ours Pyrénées, Société Nationale de Protection de la Nature, Animal Cross, SEPANSO Pyrénées-Atlantiques, Altaïr-Nature, Nature Comminges, Nature en Occitanie.

     

     

     

  • L’OFB et le CNRS alertent sur la baisse de la population de loups

    22 janvier, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo N Haessig photographies

    Dans une note technique édifiante, l’Office Français pour la Biodiversité (ex ONCFS) et le CNRS alertent sur la « dégradation de la dynamique de la population » de loups, une population en croissance qui passe à une population stable, c’est à dire une baisse de la survie. Un ralentissement de la population sans surprise vu la politique intensive de tirs menée par les pouvoirs publics français (bilan des tirs de loups 2020 ICI)…

    La note technique indique également un « risque non négligeable de tendance à la baisse démographique » si rien ne change, ce qui ne serait pas conforme aux engagements européens.

    Pour l’OFB et le CNRS, la gestion par les tirs « doit avant tout reposer sur un objectif de gestion des attaques aux troupeaux et non de contrôle des effectifs ». FERUS dénonce d’ailleurs depuis quelques années un processus de régulation dans lequel est clairement entré L’État français. Pour finir, il n’y a pas de corrélation observée entre le nombre de loups prélevés et la prédation sur les troupeaux domestiques (mécanismes de compensation entre autres).

    ==>> Résumé et note technique OFB / CNRS ==>> ICI

    L’Etat français écoutera-t-il enfin ses propres experts ? Agira-t-il avec prudence et misera-t-il vraiment, une bonne fois pour toutes, sur les moyens de protection, la seule solution pour réduire les dégâts aux troupeaux ? Rien n’est moins sûr, c’est reparti pour 110 loups à tuer 2021 (voir ICI)…

     

  • FERUS s’oppose à l’éradication du loup en Norvège

    21 janvier, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Un loup en Scandinavie – Photo Baard Næss

    Fin décembre 2020, en soutien à notre association partenaire norvégienne Noah, FERUS a adressé un courrier (version française ci-dessous) au ministre de l’Environnement, ainsi qu’au 1er ministre et au parlement norvégiens. En effet, alors qu’il reste 70 loups en Norvège, le Ministre du Climat et de l’Environnement a décidé, avec application au 1er janvier 2021, malgré les protestations envoyées par de nombreuses association scandinaves et européennes, et malgré l’avis majoritaire favorable au loup des habitants des zones concernées, d’abattre 37 loups, soit la moitié de la population. Suite aux plaintes déposées, la Cour d’Appel a jugé cette décision illégale et le jugement de la Cour Suprême est attendu en mars 2021. Cette méthode de contrôle d’une population déjà à risque n’est pas conforme à la Convention de Berne. Mais il semble que le ministre ait décidé de flinguer un max de loups avant que la Cour Suprême ne rende son verdict. Depuis, le quota de loups a été augmenté de trois animaux. A ce jour, les loups ont quasiment tous été tués…

    Protestation officielle de FERUS contre la décision du gouvernement norvégien d’abattre 27 loups, 28 décembre 2020

    Le 21 décembre 2020, vous avez approuvé la destruction de deux meutes de loups à l’intérieur de la zone à loups, soit 10 loups au total. Avec le quota de 27 loups à tuer en dehors de la zone à loups, le quota total de cet hiver atteint 37 loups, c’est à dire la moitié de la population de loups du pays.

    Le loup est classé en danger critique d’extinction en Norvège. Il est inconcevable que des meutes soient à nouveau tuées dans la zone à loups, une zone où le loup devrait être strictement protégé. C’est inacceptable.

    Nous sommes au courant qu’un recours juridique est en cours contre l’Etat norvégien au sujet de la destruction de la meute Letjenna dans la zone à loup l’hiver dernier. La destruction des meutes Julussa et Osdal en 2018 au motif de l’ « intérêt public supérieur » a été jugé illégale par la cours d’appel. Alors qu’un jugement de la cour suprême est attendu en mars 2021, vous avez décidé d’outrepasser les actions en cours en cours dans votre propre juridiction. C’est clairement une tentative de tuer le plus de loups possible avant que n’intervienne le jugement sur le fond. Une décision illégitime, car la majorité des personnes vivant dans la région ont exprimé un sentiment positif en faveur du loup. Ces avis sont simplement ignorés pour faire plaisir au monde de la chasse.

    Du fait de sa taille, la population de loups norvégienne fait face à un risque important d’extinction si elle n’est pas autorisée à croître. En début d’année, un rapporteur spécial de l’ONU sur l’environnement a critiqué la Norvège pour sa gestion du loup, en mettant l’accent sur les tirs plutôt que de favoriser son retour. C’est très inquiétant car la Convention de Berne ne permet pas ce type de gestion. Nous vous conseillons vivement, Monsieur Sveinung, de quitter le vieux monde de la chasse et du sang, d’ouvrir votre esprit sur le rôle important des grands carnivores pour la santé de nos écosystèmes et le fier service qu’ils nous offrent gratuitement.

    Ne tirez pas sur l’ambulance et écoutez votre cœur.

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