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Articles

  • Violences à Tende : le témoignage d’une habitante de la vallée de la Roya

    12 août, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Nadège Haessig

    FERUS publie aujourd’hui le témoignage d’une habitante qui a assisté ce 2 août au désolant spectacle anti-loup de Tende (Alpes-Maritimes). Le communiqué FERUS, Jean-Michel Bertrand (réalisateur) et Jean-Pierre Bailly (producteur) ==>> ICI.

    « Spectacle de haine au cinéma de Tende
    Dimanche 2 août, une affiche m’invitait à voir, au cinéma de Tende, un film intitulé « Marche avec les loups », en présence du réalisateur, celui-là même qui a signé, il y a une paire d’années, « La vallée des loups », que j’avais beaucoup appréciée, en tant qu’amoureuse des grands espaces et des animaux sauvages.
    Alors, je suis montée à Tende avec deux amis, juste pour voir ce film, et me remplir la tête d’images tout aussi sauvages, surtout en cette époque de contraintes.
    Mais en arrivant devant le cinéma, je découvre, comme d’autres spectateurs, une pancarte de bois, suspendue en hauteur et à bonne distance des piétons, qui porte une inscription faite à la peinture noire, sur le nombre de moutons tués par les loups cette année. Je ne me doute alors
    pas que la séance va être très « compliquée ». Prenant place dans un cinéma où se sont déjà installées quelques familles avec leurs enfants, qui viennent, pour les mêmes raisons que moi, s’émerveiller d’un film sur la nature, je vois quelques personnes aller et venir, l’air préoccupé, et discutant entre elles.
    Je ne peux alors imaginer ce qui va suivre.
    Quelques minutes plus tard, un cortège de jeunes gens escortés d’autres, bien plus âgés, fait irruption dans la salle, portant des tricots blancs bariolés de slogans hostiles au loup, mais également, semble-t-il, au réalisateur du film. Equipés de grosses cloches de troupeaux, ces agitateurs sèment immédiatement le trouble dans la salle, qui se remplit peu à peu de sympathisants des éleveurs, mais aussi de spectateurs neutres, sidérés. Arrivent, dans la salle, des gardes du Mercantour, promoteurs du film, dont la mine sombre trahit autant l’inquiétude que la consternation. Les parents, touristes et villageois mélangés, qui sont venus se détendre avec leurs jeunes enfants, commencent vraiment à s’inquiéter devant l’agressivité croissante des revendicateurs. (…)  » Lire la suite ==>> ICI.

  • Nouvelles violences anti-loup : et ce n’est pas fini…

    11 août, par Sandrine Andrieux association FERUS

     Communiqué de Jean-Michel Bertrand, Jean-Pierre Bailly et l’association FERUS – le 11 août 2020

    Nouvelles violences anti-loup : et ce n’est pas fini…

    Jean-Michel Bertrand, Jean-Pierre Bailly et l’association FERUS, respectivement réalisateur, producteur et partenaire du film « Marche avec les loups », dénoncent les violences survenues à Tende (Alpes-Maritimes) le 2 août et prédisent que ce type de violence se reproduira.

    Ce 2 août 2020, une projection de « Marche avec les loups », organisée par le parc national du Mercantour, a dû être annulée suite à l’intervention d’une quarantaine d’éleveurs et chasseurs très agressifs. Ces derniers ont proféré des insultes, notamment à l’encontre du public, composé de nombreuses familles et enfants qui ont dû quitter la salle sous les huées.

    Si on peut s’attendre à des perturbations causées par quelques éleveurs et chasseurs qui se victimisent en permanence, il est bien plus inadmissible que le maire de Tende, Jean-Pierre Vassalo, pourtant officier de police judiciaire de par son statut, ait pris la parole pour soutenir les perturbateurs et être partie prenante de la censure. Tout autant inadmissible, le manque de réaction du directeur du cinéma ou l’inaction des gendarmes présents alors que le réalisateur Jean-Michel Bertrand, qui avait fait le déplacement pour participer à un débat à l’issue du film, était contraint de raser les murs à l’extérieur du cinéma et d’enlever sa casquette pour ne pas être reconnu…

    Il est scandaleux de voir se banaliser l’annulation d’une séance de cinéma parce qu’elle ne plaît pas à quelques-uns et sans que personne ne s’en émeuve.

    Pour rester dans le politiquement correct, le parc national n’a pas porté plainte… Par électoralisme, les élus se rangent majoritairement du côté de quelques éleveurs réfractaires à toute coexistence avec les prédateurs. Au lieu de mettre en place une vraie politique de protection des troupeaux, les pouvoirs publics misent l’essentiel de la gestion du loup sur des tirs massifs, véritable feu vert pour les exactions anti-loup. Pour toutes ces raisons et cette impunité que nous dénonçons en permanence dans les Alpes avec le loup et dans les Pyrénées avec l’ours, nous savons déjà que de telles violences se reproduiront et qu’elles iront crescendo.

    Nous demandons des explications et de vraies réponses.

    Le producteur Jean-Pierre Bailly a d’ores et déjà adressé un courrier à la préfecture afin de demander pourquoi les forces de l’ordre n’étaient pas intervenues et au maire de Tende. L’association FERUS va également contacter la préfecture, le préfet référent loup, le ministère de l’environnement et le maire de Tende.

    La France est une Terre de démocratie. De tels agissements doivent cesser.

    « Un tribunal populaire qui crache sa haine, qui insulte les spectateurs et les terrorise. Avec le soutien du maire de Tende qui, par son discours, a mis de l’huile sur le feu. Un cran terrible a été franchi ce soir là. Nous étions au cœur d’une zone de non droit avec la peur au ventre et surtout beaucoup de tristesse…. »

    Jean-Michel Bertrand

  • Bilan de la population de loup : une croissance ralentie

    7 août, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Nadège Haessig Photographie

    Le bilan du suivi hivernal de la population de loups 2019-2020 a été publié par le Réseau Loup (OFB, Office Français de la Biodiversité) ==>> voir ici

    A la sortie de l’hiver 2019-2020, la population de loups est estimée à 580 loups (intervalle d’incertitude compris entre 528 et 633) contre 530 l’année passée. Sans surprise, vu la politique intense de tirs de loups en France (98 loups abattus en 2019, soit près de 19 % de la population de loups…), le taux de croissance annuel brut est de 9 % contre 22 % l’année précédente. « Une baisse apparente à surveiller dans les prochaines années afin d’identifier  d’éventuelles incidences à moyen terme sur la population lupine » indique le Réseau Loup.

    Pour rappel, du côté de FERUS, des actions juridiques sont en cours afin de faire annuler les arrêtés ministériels que nous jugeons illégaux au regard de la législation européenne.

    Les Zones de Présence Permanente (ZPP) passent à 100, contre 92 en 2018-2019, dont 81 sont constituées en meutes. La dynamique du loup lui permet d’atteindre toujours de nouveaux territoires quoique cette progression est, elle aussi, ralentie. D’autre part, 30 ans après le retour de l’espèce, toujours aucune reproduction n’est constatée en dehors des Alpes et des monts provençaux (hors 1 seul cas en 2014 dans les Vosges et une première reproduction en 2019 dans le Jura côté suisse) alors que les autres massifs sont favorables à l’installation pérenne de l’espèce, sans compter les forêts de plaines

    A noter que le Béarn (Pyrénées-Atlantiques) passe en ZPP non meute. Deux ZPP disparaissent : le Larzac (Hérault / Aveyron) et le Mont Serein (Vaucluse) qui avait vu ses premiers louveteaux il y a deux ans.

    Le bilan du suivi hivernal de la population de loups 2019-2020 ==>> ICI

    Carte loup 2019-2020 (OFB)

  • Le lynx, cet inconnu

    5 août, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Vadim Sidorovich

    Le lynx, cet inconnu. Par Jean-Claude Génot et Annik Schnitzler

    Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°72 (juillet 2019)

    Dans un article intitulé « Les loups, les lynx et Vadim », paru dans la Gazette des grands prédateurs n°65 (septembre 2017), un des auteurs a présenté la forêt de Naliboki en Biélorussie et les études sur les grands carnivores qui y sont menées par le zoologiste Vadim Sidorovich. A la suite de deux autres séjours à Naliboki en janvier 2018 et en mars 2019, nous avons pu collecter des informations inédites sur l’écologie du lynx, et sur ses interactions avec le loup. Mais ces données ne sont que la partie émergée des travaux de Vadim, qui étudie le comportement des populations de loup depuis près de 20 ans et depuis 10 ans pour celles du lynx.

    Des méthodes « à l’ancienne » consommatrices de temps

    Ses méthodes sont depuis quelques années fondées sur le suivi des traces dans la neige, l’inspection des habitats pour rechercher des signes d’activité des lynx et l’utilisation des pièges photographiques (que dans la suite du texte nous résumerons à pièges pour plus de commodités) afin d’approcher au plus près l’espèce pour comprendre certains traits de son écologie. La méthode par radiopistage, qu’il a pratiquée dans le passé, ne le convainc plus. Il estime qu’elle n’est pas sans risque pour le lynx, et que les résultats collectés ne permettent pas forcément de bien connaître l’écologie de l’espèce, hormis son territoire et l’amplitude de ses déplacements. Ainsi, si le collier émetteur ne détecte aucun déplacement, il est difficile de savoir si l’animal dort ou bien est en éveil sur un poste de guet (ce que montrent en revanche les nombreuses photographies prises par les pièges).

     

    Lire la suite en téléchargeant l’article en pdf :

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  • Pour que vive la nature. Biodiversité en danger, les ONG mobilisées

    4 août, par Sandrine Andrieux association FERUS

    FERUS est signataire d’un Livre blanc sur la biodiversité, initié par un collectif de 14 grandes associations de protection de la Nature en France (ANPCEN, ASPAS, FERUS, France Nature EnvironnementFondation Nicolas Hulot, Humanité et Biodiversité, LPO Ligue pour la Protection des Oiseaux, OPIE Office pour les Insectes et leur Environnement, SFDE Société Française pour le Droit de l’Environnement, SFEPM Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères, Société Herpétologique de France, SNPN Société nationale de protection de la nature,Surfrider, WWF France).

    Ce livre blanc, édité en mai 2020, est un document « post » Covid-19 pour alerter les décideurs de la crise majeure grave dont est victime la biodiversité. Il revient entre autres sur les origines de la crise sanitaire actuelle (dont la biodiversité n’est pas responsable) et, au niveau français, s’inscrit dans la perspective de l’élaboration d’une nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité 2021-2030.

    Ce livre blanc a notamment été remis à Elisabeth Borne, alors ministre de environnement.

    ==>> Livre blanc. Pour que vive la nature. Biodiversité en danger, les ONG mobilisées 

     

     

     

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