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Ferus.org

Site de l’association FERUS (ex Groupe Loup france)

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Articles

  • Une jeune femelle lynx relâchée dans le Jura

    14 mai, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Moïra, une femelle lynx de 6 mois, vient de retrouver la liberté ce 10 mai, dans le Jura. En automne dernier, elle avait été retrouvée orpheline suite à la mort de sa mère dans une collision routière entre Moirans et Charchilla dans le Haut-Jura. Longue vie à Moïra !

    Sources : France 3

  • Un premier ours détecté au Portugal

    13 mai, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Ours dans les Cantabriques ©A.Hartasanchez

    L’Institut portugais de conservation de la nature et des forêts (ICNF) vient de confirmer la présence d’un ours au Portugal, d’où l’espèce a disparu depuis le XIXe siècle (le dernier ours aurait été abattu en 1843).

    L’animal a été détecté dans le parc naturel de Montesinho, commune de Bragance, dans le nord-est du pays. Il s’agit probablement d’un ours venant du noyau occidental de la population d’ours des Cantabriques espagnoles. Cela fait deux décennies que des ours, des jeunes mâles en dispersion, sont signalés côté espagnol dans les zones proches du district de Bragance.

    L’ICNF, en liaison avec les autorités espagnoles, accompagne sur ce territoire frontalier la présence de cet individu.

    Un peu plus de 300 ours ont été recensés dans les Cantabriques.

    Sources : ICNF

     

  • Un premier lynx lâché pour sauver la population des Alpes dinariques

    6 mai, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Le lâcher de Doru en Croatie. Photo Vedran Slijepčević

    Mise à jour du 15 mai 2019 :

    C’est maintenant Goru, un autre mâle capturé en Roumanie, qui vient d’être relâché en Slovénie ! C’est le deuxième lynx a être lâché dans le cadre du programme Life lynx.  Source : Life Lynx

    Article du  mai 2019

    Doru, lynx mâle de 4 ans, vient d’être relâché dans le parc national de Risnjak en Croatie. Un autre mâle, Goru, attend lui d’être relâché de l’autre côté de la frontière, en Slovénie. Les deux animaux ont été capturés en février (avant une phase de quarantaine), dans le cadre d’un programme Life lynx qui prévoit le lâcher en Slovénie et en Croatie de 14 lynx en provenance de Roumanie et de Slovaquie.

    L’objectif du programme est de sauvegarder la population de lynx des Alpes dinariques / sud-est des Alpes. Cette population s’est éteinte au début du XXe siècle, notamment suite à une chasse intensive. En 1973, 6 animaux apparentés ont été réintroduits. Si aujourd’hui, l’effectif total est estimé à moins de 130 individus, seuls moins de 50 animaux sont en capacité de se reproduire. D’autre part, des analyses génétiques ont montré un taux de consanguinité élevé. Cette petite population, isolée et à la faible diversité génétique, a peu de chances de survivre sans ces nouveaux lâchers.

    On souhaite une belle vie et une longue descendance à  Doru ! 

    En bleu : sites de capture. En rouge et rose : sites de lâchers

     

    Plus d’infos ==>> Life lynx

  • Vivre avec l’ours plutôt que contre l’ours

    6 mai, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Lâcher de Claverina dans le Béarn en octobre 2018

    Communiqué de l’association FERUS, 6 mai 2019

    Vivre avec l’ours plutôt que contre l’ours

    FERUS s’inquiète des dernières communications médiatiques des services de l’Etat par rapport à l’ours dans les Pyrénées et s’interroge sur leurs motivations. Il est urgent que l’ours ne soit plus un yo-yo politico-médiatique.

    FERUS demande un rappel des ministres et des services de l’État sur le fait que l’ours des Pyrénées est une espèce en grand danger, une espèce prioritaire qu’on sauvera, même si ça demande des efforts et du temps.

    Suite à la mort d’une brebis à Larrau, en Haute-Soule, attribuée à l’ourse Claverina par la DDTM, le ministre de l’agriculture a déclaré médiatiquement que « la réintroduction d’ours dans la chaîne des Pyrénées, c’est une réalité, ne peut pas aller à l’encontre du pastoralisme « … « Entre le prédateur et l’éleveur, il faut toujours soutenir l’éleveur, c’est absolument indispensable »… « Le Président de la République s’est déjà expliqué à plusieurs reprises sur le fait qu’il fallait faire tomber un peu la pression et regarder l’évolution de la prédation, il était même allé plus loin en évoquant la possibilité de regarder plus précisément les ours déviants, il y a possibilité de faire des tirs d’effarouchement. »

    Ces paroles malheureuses et précipitées suggèrent qu’il faudrait choisir entre l’homme et l’ours, que la cohabitation serait impossible, et que toute brebis prédatée serait la conséquence de comportements déviants de la part du plantigrade. Elles sont un très mauvais signal alors qu’un sommet international sur la biodiversité est en cours à Paris. Ce dernier devrait traiter notamment de l’effondrement de la biodiversité due à l’homme, dont l’ours, une des trois espèces de mammifères en danger critique d’extinction en France, est partie intégrante.

    FERUS regrette que ces déclarations, mettant l’accent sur les mesures exceptionnelles que sont les tirs d’effarouchement, omettent la mise en place des indispensables moyens de protection qui sont justement absents en Haute-Soule. Ces derniers forment le socle des mesures prévues dans la feuille de route « ours et pastoralisme », destinées à promouvoir une cohabitation apaisée entre l’élevage et les grands prédateurs.

    Ces paroles ignorent également les éleveurs qui utilisent les moyens de protection avec succès, des Pyrénées Orientales au Béarn en passant par les Pyrénées centrales, et le travail inlassable depuis 20 ans de la Pastorale Pyrénéenne oeuvrant à l’équipement en chiens de garde. Elles risquent de décourager les groupements pastoraux qui font des efforts de protection, au profit de la frange la plus radicalisée de l’élevage qui les refuse.

    FERUS s’interroge sur la communication démesurée autour de cette prédation attribuée à l’ourse Claverina, alors que l’Institut de l’Elevage reconnaît 3% à 5% de pertes annuelles pour l’élevage de type pastoral, hors prédation de l’ours ou du loup, soit entre 400 et 700 bêtes sur les 14 000 présentes sur la commune de Larrau.

    FERUS rappelle que la perturbation intentionnelle d’une espèce protégée telle que l’ours ne peut être effectuée qu’à titre dérogatoire, pour prévenir des dommages importants, si elle ne menaçe pas sa conservation, et à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante (article 16 de la Directive Habitats). Ce qui n’est pas le cas en l’absence de protection.

    FERUS rappelle également que la France se singularise parmi les états européens par ses très mauvais résultats vis à vis des dégâts dus aux grands prédateurs, ceci par carence de moyens de protection et des méthodes associées. Ces derniers sont donc une priorité pour cohabiter avec la biodiversité européenne. Encore faut-il qu’il y ait une réelle volonté de l’Etat pour leur application, plutôt que de rester figé sur des schémas datés du siècle dernier.

  • Pyrénées Occidentales : premiers oursons depuis 15 ans !

    30 avril, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Sorita avant son lâcher, photo Goulven Rigaud

    CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
    Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

    CAP Ours, communiqué du 30 avril 2019

    Pyrénées Occidentales : premiers oursons depuis 15 ans !

    Les associations de la coordination associative Pyrénéenne pour l’ours (CAP Ours) se réjouissent de ce que, 15 ans après la naissance de Cannellito, Sorita ait mis bas 2 oursons dans les Pyrénées occidentales.
    Cet événement marque symboliquement le début de la restauration de l’espèce dans cette partie des Pyrénées.
    Il faudra d’autres lâchers et d’autres naissances afin de reconstituer une population viable de cette espèce protégée dans le massif pyrénéen.
    Afin de préserver la tranquillité de l’ourse et des oursons, particulièrement fragiles au cours des premières semaines de vie, CAP Ours demande que les localisations exactes de l’ourse et de ses petits ne soient plus communiquées.
    CAP Ours rappelle également l’importance de la mise en place des mesures de protection des troupeaux (bergers, chiens patous, regroupement nocturne) afin d’assurer une cohabitation apaisée entre l’ours, omnivore et prédateur occasionnel, et l’élevage.

    Les associations membres de CAP-Ours

    Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco- Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature en Occitanie, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest – Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO 64), Société nationale de protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

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