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  • Bientôt 500 loups en France ? Et alors ?

    6 décembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Morgane Bricard

    Note de FERUS  :

    Bientôt 500 loups en France ? Et alors ? Ce chiffre reste bien faible pour une espèce en voie de colonisation dont le retour a débuté il y a près de 30 ans. Et toujours aucune reproduction constatée en dehors du noyau alpin / méditerranéen, ce qui n’est pas normal. D’autre part, si le plan loup de l’État français a pour but d’atteindre « un seuil de viabilité de la population fixé à 500 spécimens »,  l’expertise collective commandée par les pouvoirs publics français indiquent : « 500 a longtemps été considéré nécessaire pour préserver le potentiel évolutif et réduire suffisamment les problèmes de dépression de consanguinité. Les généticiens considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une sous-estimation, et recommandent des tailles efficaces de l’ordre de 1000-5000 ». Ou encore « pour permettre à la population de s’adapter aux changements futurs et ainsi assurer sa viabilité sur le long terme, un effectif de 2500 à 5000 individus adultes constitue le minimum nécessaire. »

    Le loup reste donc toujours vulnérable en France. Et ce ne sont pas les tirs de loups toujours plus nombreux autorisés par l’État qui vont arranger la situation.

    FERUS reste vigilant quant au ré-examen du dispositif de gestion (comprenez les tirs de loups) déjà annoncé par les pouvoirs publics si ce seuil de 500 loups est atteint…

    Communiqué de l’ONCFS, 6 décembre 2012 : « Croissance de la population de loup : un premier seuil de viabilité en passe d’être atteint

    Le réseau Loup-lynx de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) vient de publier les résultats de son suivi estival, ainsi que la carte de présence communale , tous deux éléments riches de nombreux enseignements. Pour rappel, le ministère en charge de l’Ecologie a chargé l’établissement public d’assurer le suivi de l’espèce concernée (Canis lupus), et de publier régulièrement des indicateurs de tendance démographiques vérifiés et fiables. Il importe en effet de connaître au mieux l’évolution temporelle de la répartition du loup sur le territoire français afin d’évaluer son état de conservation et de fournir aux pouvoirs publics et aux acteurs les éléments nécessaires à la prise des décisions de gestion.

    Ainsi, le réseau Loup-lynx de l’ONCFS fournit trois indicateurs complémentaires :

    • La structuration des meutes et des zones de présence permanente (sous la forme d’une carte nationale) ;
    • Une carte de présence de l’espèce à l’échelle communale ;
    • Une estimation des effectifs en sortie d’hiver.

     

    Cet été, le nombre de zones de présence permanente demeure sur une tendance croissante confirmant les éléments issus du suivi hivernal. En effet l’expansion démographique se poursuit avec 85 zones de présence permanente, ZPP, dont 72 meutes (le dernier bilan hivernal faisait état de 74 ZPP dont 57 meutes). Cette croissance de la population se traduit en premier lieu par un renforcement de la population dans le secteur alpin et provençal via le comblement des interstices entre les meutes présentes. Dans le même temps, la population explore de nouveaux territoires, comme l’illustre la carte communale. Il est à souligner le caractère opérationnel et réactif du réseau. En effet, l’arrivée du loup dans un nouveau territoire est particulièrement sensible au regard des atteintes potentielles à l’élevage. A chaque fois que le réseau Loup-lynx identifie de nouveaux indices de présence, les autorités en sont averties. Elles informent les parties prenantes afin que les mesures de prévention et d’accompagnement soient mises en place.

    L’ONCFS est sous double tutelle des ministères en charge de l’Ecologie et de l’Agriculture
    Au sortir de l’hiver 2019, on en saura plus sur l’estimation des effectifs. Comme pour toutes les espèces, au cours d’une année, les effectifs de loups varient : au printemps et à l’été, il y a les naissances, mais seule une partie des juvéniles survit à l’hiver. C’est l’estimation des effectifs en sortie d’hiver qui est prise comme référence pour évaluer le taux de croissance ou de décroissance de la population lupine.

    Au vu de l’évolution des données issues du suivi hivernal (2017/2018) et du suivi estival 2018, il est probable que l’estimation de l’effectif en sortie d’hiver 2018/2019 dépasse les 500 loups. Ce chiffre correspond à un premier seuil de viabilité de la population (seuil de viabilité démographique). Pour mémoire le gouvernement s’était fixé comme objectif d’atteindre ce seuil de 500 loups à l’échéance du présent plan loup, soit 2023 et a pris l’engagement de réexaminer le dispositif de gestion une fois l’objectif atteint. L’ONCFS travaille d’ores et déjà pour être en mesure de nourrir les réflexions pour la révision des modalités de gestion si cette évolution se poursuit cet hiver. « 

  • Résultats de l’autopsie de l’ourson Mellous

    23 novembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    L’ourson le 5 juillet lors de son sauvetage. Photo : sapeurs-pompiers de Haute-Garonne

    Communiqué de l’ONCFS, 19 novembre 2018

     » L’ourson MELLOUS, découvert seul le 5 juillet dernier sur la commune de Fos (31) puis retrouvé mort le 23 juillet malgré le sauvetage et les soins prodigués par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
    (ONCFS) et ses partenaires, a fait l’objet d’une autopsie réalisée par l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT). Cette autopsie visait à déterminer les causes de sa mort.
    Plusieurs analyses toxicologiques ont également été réalisées dans le cadre du réseau de surveillance épidémiologique de la faune sauvage (SAGIR), piloté par l’ONCFS.

    Les résultats de l’autopsie et de ses analyses écartent, en premier lieu et de façon certaine, un trauma (lié à une chute par exemple), une prédation (par un autre animal) ou un empoisonnement à l’origine du décès de l’animal.
    Selon l’autopsie, le plantigrade a succombé à une défaillance de son métabolisme dû à un état cachectique (la cachexie étant définie comme un grave affaiblissement de l’organisme lié à une dénutrition très importante). Cet état aurait été aggravé par une hypertension crânienne dont la cause n’est pas déterminée à ce jour.

    Ces éléments ne pouvaient être détectés lors du suivi dont a fait l’objet l’ourson, y compris lors du bilan sanitaire et des analyses hématologiques et biochimiques réalisés au moment de sa capture le 5 juillet dernier.
    En effet, le métabolisme singulier des mammifères hibernants, en particulier des ursidés, les préservent du phénomène de fonte musculaire en cas de sous-alimentation ou d’une affection cachectisante.

    Étant donné enfin que les chances de survie de l’ourson dans la nature restaient significatives à son âge, même en absence de sa mère, la décision avait été prise de relâcher l’animal dans son milieu naturel dans un secteur
    propice à son développement et proche du secteur de présence potentielle de sa mère. Il avait été ainsi relâché après avoir été réhydraté, réalimenté et reçu des soins vétérinaires.

    Cette décision s’inscrit pleinement dans le cadre des objectifs de conservation de la population d’ours brun des Pyrénées considérée en danger critique d’extinction comme le rappelle le plan d’actions 2018-2028 Ours brun. Dans
    ces conditions, tout retrait d’individu peut avoir des conséquences néfastes sur la viabilité de la population. Dans le cas de la découverte d’ours isolés en difficulté, l’objectif est également de limiter au maximum la manipulation des animaux, examens vétérinaires invasifs inclus, afin d’éviter toute imprégnation vis-à-vis de l’homme. L’imprégnation condamnerait en effet l’animal à un placement définitif en captivité. »

    Voir aussi :

  • Les loups, les lynx et Vadim

    22 novembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Le mâle Youri est venu visiter une tanière de loup 5 h avant notre passage ; d’autres photos de Vadim Sidorovich montrent que des lynx visitent des tanières de loup à la recherche des louveteaux. © Vadim Sidorovich

    Les loups, les lynx et Vadim. Par Jean-Claude Génot et Annik Schnitzler

    Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°65 (septembre 2017)

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    Dans la forêt des partisans

    Suivre Vadim Sidorovich, spécialiste du loup en Biélorussie, pendant six jours à la recherche de tanières tient lieu à la fois de l’épreuve sportive et du rite initiatique pour partager les connaissances de ce professeur de zoologie atypique de l’Académie des Sciences. Une épreuve sportive qui demande un minimum de condition physique et de motivation. En effet, il s’agit durant 6 à 8 h par jour, de traverser inlassablement les forêts enchevêtrées d’arbres renversés, d’éviter dans les aulnaies marécageuses la chute dans les eaux noires de vase, et de franchir les canaux abandonnés en marchant soit sur les barrages branlants des castors, soit sur des troncs flottants. Et pas moyen de s’arrêter pour prendre une photographie sous peine de perdre Vadim qui avance d’un pas alerte et régulier sans se retourner. Vadim n’est pas un surhomme, mais sa robustesse lui est très utile pour franchir ces milieux sans encombre. Il parcourt cette forêt depuis sa jeunesse, ce qui a forgé son endurance. C’est grâce à cette épreuve qui consiste à le suivre à travers la forêt et l’écouter échafauder ses théories et hypothèses sur la vie des loups et des lynx que vous réalisez véritablement votre chance : faire partie du petit cercle des initiés qui peuvent l’accompagner dans sa recherche annuelle des tanières et le relevé de ses pièges photo. Pour un scientifique de son envergure, il fallait un terrain d’étude à sa mesure. La forêt de Naliboki avec ses 2 750 km2 lui offre ce cadre. Située à 135 km à l’ouest de Minsk, la capitale de la Biélorussie, cette forêt est protégée sur près de 900 km2 en tant qu’aire de gestion et de protection du paysage (zakaznik en russe) correspondant aux catégories IV et V de l’UICN (la chasse et l’exploitation forestière sont réglementées). Ancienne zone de marais drainée par les Soviétiques avant la seconde guerre mondiale, Naliboki est aujourd’hui redevenue la vaste zone humide qu’elle était avant les drainages faits par les Russes jusque dans les années 1990, grâce au retour en force des castors. Ceux-ci ont édifié de multiples petits barrages et autant de plans d’eau (près de 700) sur les centaines de kilomètres de canaux. En quelques décennies, le niveau moyen des eaux s’est élevé sur toutes les zones basses, faisant dépérir la plupart des aulnaies et bétulaies qui s’y étaient développées après les drainages. Les forêts dunaires sont des pineraies. D’autres forêts sont plantées après coupe rase et travail du sol mais on y voit apparaître le chêne, espèce climacique sur des sols sableux plus riches et moins secs que sur les dunes. Il y a également des forêts d’épicéas à bouleaux, des aulnaies marécageuses et des forêts mélangées (épicéa, érable plane, tilleul, tremble, bouleau, noisetier, cerisier à grappes) inondables au printemps. Malgré une gestion sylvicole intensive par coupe rase avec des engins qui creusent de véritables tranchées dans les chemins, de nombreuses parcelles sont laissées en libre évolution pendant plusieurs décennies après la coupe. L’abandon de toute ingérence humaine, également renforcé par la rareté des chemins ainsi que les multiples zones humides, marécages et tourbières, donne à ce grand massif forestier un caractère sauvage. Les humains y sont aussi peu nombreux car les villages sont dépeuplés (il ne reste parfois qu’un ou deux habitants vivant très isolés au milieu de la forêt). D’autres villages, situés en marge du massif forestier, servent de résidence secondaire aux urbains des villes alentour.

    Les digues encore en place sont minées par les castors et très dangereuses à emprunter. Les promeneurs sont rares, la chasse interdite, le braconnage sévèrement réprimé sauf passe-droit local. Naliboki est un paradis pour la faune, très riche en espèces disparues ou très rares en Europe de l’Ouest : élan, cerf, chevreuil, bison, sanglier, loup, lynx, ours, loutre, castor, chien viverrin, aigle pomarin, aigle royal, pygargue à queue blanche, balbuzard, chouette de l’Oural, chouette lapone, cigogne noire, cygne chanteur, grue cendrée, pic à dos blanc, pic tridactyle, gelinotte, tétras lyre, grand tétras, etc. Vadim a d’ailleurs créé une station de recherche au nord de la forêt dans un hameau et propose également des séjours d’écotourisme à des naturalistes venus d’Europe et des Etats-Unis pour découvrir cette faune exceptionnelle. Il ne s’intéresse pas seulement à la faune sauvage mais également à l’histoire mouvementée de cette forêt et à la vie de ses occupants depuis le Moyen Age et au-delà. Il connaît notamment bien la guerre des partisans qui a eu lieu au cours de la deuxième guerre mondiale, responsable par ailleurs de la perte d’un tiers de sa population. La forêt est parsemée de vestiges de ces affrontements (tranchées, restes de campement, trous d’obus) qui ont opposé 10 à 25 000 partisans à l’armée allemande.

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  • Traitement biaisé de l’information : un cas d’école (Envoyé Spécial)

    20 novembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Le jeudi 4 octobre, l’émission Envoyé Spécial a diffusé un reportage sur la problématique de l’ours en Ariège : «  l’ours de la discorde ». FERUS a participé à cette émission, les garanties d’impartialité données par la réalisatrice ayant vaincu nos fortes réticences initiales.

    Ce reportage, diffusé de surcroît à une heure de grande écoute, s’est malgré tout avéré extrêmement tendancieux. Au point qu’un téléspectateur, influencé par cet angle d’attaque, nous a écrit. Devant ce véritable cas d’école, nous lui avons fait une longue réponse qu’il a trouvée convaincante.

    Voici ces échanges qui se passent de commentaires, présentés tels quels :

    Téléspectateur :

     » Je viens de voir ce soir un reportage sur l’ours en Ariège. J’ai pu constater que les paysans ariégeois voient leurs troupeaux attaqué par les ours et que les dédommagements pour eux sont ridicules, mais tous les frais engagés dans ces opérations coûtent d’après le journaliste 3 millions d’euros aux contribuables. J’ai pu remarquer que toutes les personnes qui étaient contre l’ours étaient des Ariégeois et que les défenseurs de l’ours étaient des Parisiens (accent non ariégeois) et même un certain boulanger parisien venu s’installer en Ariége et arrogant de surcroît. Je n’ai entendu dans cette émission aucun local défenseur de l’ours. Comme l’a dit un berger, l’implantation de l’ours dans les Pyrénées est une machine politique pour que certains se donnent des certificats d’écologie. Si ces bergers tuent des ours ce n’est pas moi qui manifesterai pour que cela cesse. J’ai vu des défenseurs de l’ours que j’ai ressenti comme des bobos étrangers au pays. D’ailleurs l’un d’eux était visiblement un catalan espagnol. Cette émission m’aura au moins fait prendre conscience d’une chose : il faut que je soutienne les opposants à l’ours dans les Pyrénées. » « …… » « Je ne suis pas hostile aux animaux, mais vraiment les arguments des défenseurs de l’ours étaient vraiment mauvais, et comme je l’ai déjà écrit, tous des Parisiens, y compris une femme favorable à l’ours et qui disait être éleveur. Les arguments des gens du cru étaient beaucoup plus convaincants. Bien à vous ; O D   »

    Réponse de FERUS (Patrick Leyrissoux, intégrant les remarques de Patrick Pappola) :

    « Bonsoir,

    Malheureusement ce reportage est symptomatique d’une certaine presse et d’un certain journalisme pour qui l’audimat et la vente prime sur tout le reste, en particulier la neutralité et la déontologie.

    Et pour que cela cartonne, il faut :

    • de l’émotion
    • un récit épique (les mots guerre, bataille reviennent souvent)
    • des arguments simplissimes
    • 2 camps opposés, a priori irréconciliables, bien démarqués, avec si possible des natifs autochtones, forcément légitimes, contre des envahisseurs « estrangers » qui ne sont pas du « païs », forcément illégitimes.
    • En bref, du sang, de la sueur et des larmes, pour paraphraser Churchill.

    Nous nous trouvons finalement face à une construction, un récit romanesque et caricatural, qui a évacué tous les éléments qui ne concordent pas avec les ingrédients ci-dessus, et notamment toute la complexité et les nuances de la réalité de terrain qui passent par pertes et profits.

    Mais voyons plus en détail ces éléments :

    1/ Légitimité, opinion et origine des personnes

    Généralement, le fait de discriminer les personnes en leur accordant légitimité ou pas en fonction de leurs origines, me dérange fortement. On l’a connu en Europe en d’autres temps, où pour avoir la légitimité, il fallait présenter le certificat d’aryanité. Nous sommes dans un pays où chacun a les mêmes droits, quelle que soit son origine. Pour revenir dans notre secteur, de nombreux Ariégeois viennent travailler en métropole toulousaine sans pour autant subir une discrimination xénophobe. Mon voisin de travail d’ailleurs, qui est Ariégeois du secteur Foix-Vicdessos, qui est pro-ours, a honte d’être Ariégeois et montagnard quand on montre des éleveurs radicalisés. Je ne vois pas pourquoi, dans ce cas, des « non-natifs » en Ariège devraient subir une discrimination xénophobe et n’avoir pas droit à la parole.

    Ensuite, plus précisément dans le reportage :

    • Catherine Brunet, l’éleveuse pro-ours à la retraite, qui a exercé 20 ans en Ariège, n’est effectivement pas d’origine pyrénéenne, mais son ancien compagnon éleveur l’était, lui, et leurs enfants exercent toujours dans la profession, en Ariège. Je vous conseille son livre (ci-contre). (NDLR : Il n’est en fait pas originaire du massif mais y réside, contrairement à de nombreux éleveurs transhumant en estive en Ariège, qui viennent de la plaine).
    • D’un autre côté, mais pas dans le reportage, une éleveuse leader de l’opposition anti-ours radicale dans les Hautes-Pyrénées, au Pays Toy, Marie-Lise Broueilh, présidente de l’AOC Barèges-Gavarnie, et de l’ADDIP, association anti-ours, est dans la même situation : non originaire des Pyrénées, mais son mari oui.

    Dans le reportage, pas un mot sur le fait que plus de 80% des Français sont pour le maintien de l’ours dans les Pyrénées et plus de 70% des Pyrénéens. Tous les sondages depuis 20 ans confirment cette tendance, qui va en augmentant. Alors évidemment, parmi les pro-ours, vous aurez des gens de toutes origines dans les mêmes proportions que la population française, dont des Pyrénéens, et aussi des gens qui n’ont pas l’accent du midi. La France est vaste et ces derniers ne sont pas forcément des « Parisiens » ou des « bobos » comme aime à le caricaturer la propagande des anti-ours pour se donner une pseudo-légitimité.

    D’ailleurs, parmi les personnes de la formation Vigie-ours (action anti braconnage initiée par FERUS), celui que vous prenez pour un catalan espagnol est natif des Hautes-Pyrénées. Son père est un guide de haute montagne pyrénéen connu, ayant publié des ouvrages de randonnée et d’alpinisme dans les Pyrénées.

    Donc être pro ou anti-ours n’a rien à voir avec le fait d’être Ariégeois ou pas, Pyrénéen ou pas.

    Ceci dit, qu’est-ce qu’ « être Pyrénéen » ? Pour notre part, est Pyrénéen qui vit et travaille dans les Pyrénées, tout simplement et en dehors de toute considération liée à un accent.

    2/ Les pros ne recrutent que dans les villes

    C’est un mensonge du reportage. Notre opération Parole d’ours, filmée à Foix, effectuée depuis plus de 10 ans, a visité cette année encore environ 200 communes pyrénéennes, dans la plupart des vallées. La grande majorité étant des villages ou des bourgs de montagne, Foix étant une des plus grandes agglomérations visitées. Les villages des vallées d’Aspe et d’Ossau, où ont été lâchées les deux ourses cet automne, ont tous été parcourus. Nos bénévoles sont toujours très bien reçus par les commerçants qui acceptent volontiers notre documentation à l’attention de leurs clients, rares sont ceux qui refusent. Plusieurs d’entre-eux à Laruns, fief des anti-ours en Ossau, ont même une réelle animosité vis-à-vis des éleveurs car ils connaissent les indemnités que ceux-ci perçoivent grâce à l’ours.

    Parmi les personnes, locaux ou touristes, interrogées par nos bénévoles pour notre questionnaire, une large majorité de locaux souhaitent le maintien de l’ours dans le massif et sont favorables à la cohabitation avec l’élevage, confirmant les sondages.

    3/ L’éleveur qui a perdu un bélier

    Dans le reportage pas un mot sur les pertes en estives hors prédation. Et pourtant, elles sont de 3 à 5 % dues à 80 % à des chutes, selon Francis Ader, éleveur (anti-ours), déclaration sous serment (rapport Assemblée nationale p. 462-463). Soit 30 à 50 bêtes par an pour un troupeau de 1000 têtes. Elles peuvent monter à 10% pour un troupeau non gardé, voire 15 à 20 % en cas de conditions atmosphériques difficiles (déclarations sous serment de plusieurs éleveurs, rapport Assemblée nationale p.418-419).

    Les pertes dues à l’ours sur les élevages mal gardés du Couserans ariégeois atteignent dans les 1% en année normale, probablement plus de 2% ces deux dernières années où l’augmentation des prédations est encore inexpliquée. Ces pertes hors prédation, non indemnisées auparavant, sont depuis la présence de l’ours, quasiment toutes indemnisées en Ariège, après passage en commission (pertes classées en « cause de la mort indéterminée ») « au bénéfice du doute » car on se situe en zone à ours.

    Donc cet éleveur devait forcément avoir plusieurs béliers dans son troupeau, pour parer au moins aux pertes hors prédation, ce qu’il ne dit évidemment pas, voulant faire croire à une réelle perte de production. Pour exemple de terrain, en août dernier, j’ai vu un bélier qui s’était fraîchement fracassé au pied d’un abrupt (photo ci-dessous), sur une estive où les animaux ne sont ni conduits ni gardés. Je l’ai signalé à l’éleveur, rencontré par hasard le lendemain. Il n’a pas eu l’air catastrophé et n’a pas pleuré (mais je n’avais pas de caméra de journaliste dans la main…). J’ai vu plus tard que le bélier avait été classé en « cause de la mort indéterminée » et l’éleveur sera certainement indemnisé.

    4/ La peur du jeune berger

    Faut-il encore qu’il soit sur place : sur cette estive du Mont Rouch, les troupeaux ne sont ni conduits ni gardés en permanence, le berger montant de temps en temps pour les regrouper. Bien sûr pas un mot dans le reportage sur ces brebis livrées à elle-même. D’où le spectaculaire et exceptionnel dérochage de l’année dernière.

    Le risque dû à l’ours n’est pas nul, mais reste infime par rapport à d’autres dangers de la montagne. Pas de décès humain dû à l’ours en France depuis plus de 150 ans. Les orages et la foudre, les intempéries, les chutes de pierre, les avalanches en hiver, les chutes jamais à exclure (neige dure, gispet ou lichens humides, passages exposés, etc.) et même le bétail domestique (chaque année des décès, encore cet été une randonneuse encornée par une vache, qui n’a pas fait les gros titres des journaux), sont des risques bien plus présents. Le berger roumain tué par un ours reste un événement exceptionnel, même dans cette plus grande population d’ours en Europe. (NDLR : En fait, dans l’actualité récente, 2 à 3 bergers se sont fait blesser gravement en Roumanie, où il y a entre 4 et 6 000 ours, pendant l’été 2017 (Le Dauphiné Libéré), mais aucun n’est décédé, contrairement à ce que dit le berger de l’estive du Mont Rouch. Un mensonge de plus…). Pratiquant la montagne depuis 35 ans, je n’ai, pour ma part, aucune crainte à bivouaquer en zone à ours. S’il a de telles peurs irraisonnées, qui pourraient faire rire les bergers des Asturies espagnoles, des Abruzzes italiennes ou de Slovénie, ce berger n’a rien à faire en montagne, il a peut-être raté sa vocation. Mais je crois qu’il s’agit plutôt de comédie destinée à alimenter les arguments anti-ours. Il y a 3 ans, sur cette même estive du Mont Rouch, j’ai discuté avec le frère d’un des éleveurs du groupement pastoral. Il a reconnu implicitement qu’il avait une fascination pour l’animal et souhaitait en voir un…

    5/ L’argent consacré à l’ours et au pastoralisme

    • Le plan ours 2018-2028, c’est effectivement 3 millions d’euros par an, dont 2 millions affectés directement au pastoralisme. Les moyens de protection (parcs électriques + chiens + aides-berger) sont subventionnés à 80%. La plus grande part des 2 millions concerne les aide-bergers, emplois non-délocalisables en montagne, qui ne peuvent pas être considérés comme du gaspillage (Plan ours, p.45)
    • Lors des lâchers d’ours de 2006, le Plan de Soutien à l’Economie de Montagne, a été mis en place : 60 millions d’euros de 2007 à 2013 en soutien au pastoralisme (héliportages, réfections et mises aux normes des cabanes, adduction d’eau, etc.). Il se poursuit depuis 2014 sous une autre forme, mais c’est bien l’ours qui en a été le ressort. C’est parce qu’il est présent que ces aides existent et sont régulièrement mobilisées. (cf thèse de Farid Benhammou ; « crier au loup pour avoir la peau de l’ours »)
    • Plus de 50% du chiffre d’affaires des exploitations pastorales sont constituées de subventions et d’aides publiques. Je n’ai malheureusement pas le montant chiffré total. Elles auraient disparues depuis longtemps sans cela. Bien peu d’entreprises en difficulté, industrielles ou de services, pourraient se vanter de bénéficier autant de la solidarité nationale.
    • Le nombre total d’ovins dans toute la France diminue inéluctablement depuis des années. Il diminue toutefois moins vite dans les régions avec grands prédateurs (PACA, Rhône-Alpes, Midi Pyrénées, Aquitaine) que dans les régions sans (notamment Poitou-Charentes, Auvergne, Limousin) (p.30).

    De même, les exploitations pastorales pyrénéennes s’en sortent mieux que les exploitations non-pastorales (-1,9% pour -3%) (Plan ours, p.69). Peut-être dû aux aides apportées par la présence des grands prédateurs.

    Pas un mot là-dessus dans le reportage…

    6/ Eleveurs cohabitants acceptant l’ours

    Seule Catherine Brunet est interviewée, mais juste pour retenir pneus crevés, tags et intimidations. Pas un mot sur les méthodes de protection utilisées, ni sur les succès obtenus…

    Rien non plus sur les autres éleveurs cohabitants, une petite minorité certes, mais comme peuvent l’être l’agriculture biologique et la permaculture. Les uns comme les autres représentent l’avenir de l’élevage et de l’agriculture, dans un respect commun pour toute la biodiversité, des insectes aux grands mammifères. Quelques exemples :

    • En Ariège, l’estive de Soulas, au cœur de la zone à ours du Couserans, pratique le tryptique des moyens de protection depuis 15-20 ans (parcs électriques + chiens + gardiennage), et n’a eu aucune bête indemnisée pour prédation en 2017, année qui a pourtant cartonnée sur les autres estives du Couserans.
    • En Béarn, hors Ariège, les éleveurs producteurs du fromage Pé Descaous s’en sortent bien aussi.

    https://reporterre.net/Dans-les-Pyrenees-ces-bergers-qui-ne-veulent-pas-la-peau-de-l-ours

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/grand-format-si-l-ours-disparait-mon-metier-va-mourir-le-plaidoyer-d-une-bergere-en-bearn_2863767.html

    Pas un mot non plus sur la Pastorale pyrénéenne. C’est une association pyrénéenne d’éleveurs et de bergers qui envoie des bergers d’appui, rompus en techniques de protection, en soutien aux estives qui le souhaitent. Ils proposent aussi des chiens de garde issus d’une sélection rigoureuse : c’est notre association qui avait initié cette démarche il y a 20 ans, reprise ensuite par la Pastorale (NDLR : précisions : ARTUS (devenu FERUS) a initié dans les années 1990 le programme de mise en place de chiens de protection et l’a confié aux éleveurs de l’Association Cohabitation Pastorale, devenue La Pastorale Pyrénéenne). Dans leur dernier bulletin, ils soulignent que des estives ne sont pas protégées, pas pour des raisons techniques, mais uniquement pour des raisons humaines, par principe d’opposition à l’ours. Également, pour les mêmes raisons, ils placent plus de chiens en massif hors zone de prédation, que dans la zone à ours coeur. Pas étonnant dans ces conditions qu’il y ait des pertes importantes sur les estives non protégées, ou incomplètement. (Bilan activités Pastorale Pyrénéenne, p.27 et 35)

    En Ariège, en 2017, plus de 80% (!) des attaques d’ours se concentraient sur 10% des estives non protégées (Analyse Pays de l’ours – ADET).

    7/ Sur l’efficacité des moyens de protection

    Voir déjà paragraphe précédent.

    Le jeune berger dans le reportage n’arrive pas à planter les poteaux de la clôture électrique dans un sol « plein de cailloux ». Bien évidemment, car pour poser cette cabane en pleine pente, il a fallu décaisser le terrain qui a été repoussé pour former une terrasse proéminente avec les déblais : c’est dans cette terrasse constituée de cailloux qu’il mène sa démonstration avec la plus grande mauvaise foi ! Quelques centaines de mètres plus loin, au même niveau, il y a une grande zone de replat herbeuse où j’avais bivouaqué, fréquentée par les brebis, (photo ci-dessous). ), et qui se prête à l’installation d’un parc électrifié. Évidemment, ce berger se garde bien d’en parler !

    Il faut aussi savoir que la France est le bonnet d’âne de l’UE concernant les pertes par grand prédateur, que ce soit pour l’ours, le loup ou le lynx. Un loup en France mange une trentaine de brebis par an, 6 à 10 fois plus que dans les autres pays de l’UE. Ceci par manque de dispositif de protection. Il y a donc du progrès à faire pour rejoindre les résultats de ces pays. Seule la Norvège, qui pratique tirs intensifs, avec des ovins en totale liberté, fait pire ! (rapport p.48).

     

    Il y aurait encore beaucoup à dire.

    Il est regrettable que des journalistes, ne visant que l’audimat, manipulent autant l’opinion, par sélection et omission, ou incompétence, et contribuent par-là à la disparition de certaines espèces

    Je ne pense pas consacrer autant de temps à répondre à tous les internautes (!). Mais ayant contribué à ce reportage, et gardant l’impression désagréable de nous être fait rouler dans la farine, il me tenait à cœur d’y réagir en détail.

    Je ne sais pas si j’ai été convaincant, mais vous avez au moins à disposition des arguments alternatifs qui pourront contribuer à ce que vous vous formiez votre propre opinion.

    Bien à vous.

    Patrick Leyrissoux »

     

     

     

     

  • Boutique FERUS 2019 – Passez un Noël grands prédateurs !

    19 novembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Avec les nouveautés de la boutique de FERUS, passez un Noël grands prédateurs !

    Livres, albums jeunesse, DVDs, tee-shirts, tout ce qu’il faut pour faire plaisir aux petits comme au grands.

    En achetant à la boutique de FERUS, vous soutenez nos actions et agissez en faveur de la conservation de l’ours, du loup et du lynx en France.

    Pour commander, imprimez, remplissez et renvoyez ce BON DE COMMANDE à l’adresse indiquée.

    Contact Boutique de FERUS : secretariat.ferus@orange.fr ou 0491050546

    Le catalogue FERUS 2019 :

     

    Nouveautés

    Les loups

    Marjolaine Cô.Leman

    L’auteure, artiste plasticienne, diplômée de l’école des beaux arts de Lyon et d’Orléans, vous donne la méthode pour dessiner et reproduire des loups avec des techniques différentes.
    Elle indique elle-même : « Voici un livre précieux que j’ai rédigé avec beaucoup de plaisir, je vous souhaite de passer de bons moments à reproduire ces œuvres ».

     

    Qui sommes-nous pour traiter ainsi les animaux ?

    Marie-Pierre Hage – Préface Pierre Jouventin

    De tout temps, l’homme a imposé à l’animal un rapport de domination ; ce n’est que depuis peu que des associations réagissent contre cette situation en menant des actions dans les élevages et les abattoirs et en luttant pour la survie des espèces sauvages. Cet essai est un véritable état des lieux, un vibrant plaidoyer pour le respect de la biodiversité. Hommes et bêtes, domestiquées ou sauvages, doivent vivre ensemble. Il en va de notre survie : ne pas les respecter, c’est aussi ne pas se respecter.  Cet ouvrage comporte un chapitre sur les loups, ours et lynx en France.

    • 216 p.
    • 22 x 15,5 cm
    • Prix : 15,90 euros + 7 euros de frais de port
    • -> Bon de commande <

    Née sous le signe du loup

    Marie-Pierre Hage

    Ce roman se déroule dans un lieu où le réel côtoie l’imaginaire et où se croisent des humains de toute nature, des loups en quête de liberté et des lycanthropes moitié anges, moitié démons. C’est un mélange subtil de fiction et de légende, de passé et de présent, de fantastique et de terroir. Mais où commence l’imaginaire et où finit la réalité ?

    • 219 p.
    • 20,5 x 14,5 cm
    • Prix : 16 euros + 7 euros de frais de port
    • -> Bon de commande <

     

    Ré-ensauvageons la France

    Gilbert Cochet et Stéphane Durand

    Au cours du XXe siècle, la défaite du sauvage a semblé totale. Nous avons progressivement fait le vide autour de nous. Et pourtant, ce livre est un ouvrage optimiste. Tout n’est pas perdu, loin de là. Car, malgré tout ce que nous lui avons fait subir, la nature résiste. Mieux, elle revient ! Favoriser le retour de la nature sauvage : c’est l’enjeu économique de demain.

    • 176 p.
    • 21,7 x 11,5 cm
    • Prix : 20 euros + 7 euros de frais de port
    • -> Bon de commande <

    La bête qui mangeait le monde

    Antoine Nochy

    L’auteur, philosophe, écologue, spécialiste de la cohabitation avec les animaux sauvages, a été formé à l’étude et à la gestion du loup par les scientifiques du parc du Yellowstone. Il vit dans les Cévennes, près du Gévaudan, au royaume de cette bête dont on disait autrefois qu’elle mangeait le monde. Il a arpenté les sentiers, les berges, les drailles à la recherche des signes et traces de présence du loup et a écouté parler les hommes.

    • 277 p.
    • 21 x 13,5 cm
    • Prix : 19,90 euros + 7 euros de frais de port
    • -> Bon de commande <

    La guerre des meutes

    Jocelyne Thomas

    L’auteure réalise son rêve d’enfant : aller à la rencontre des loups, les comprendre, les aimer surtout…
    Cette quête dure plus de dix sept ans pendant lesquels elle photographie tous leurs gestes, leurs expressions, leur vie. De sa présence respectueuse auprès d’eux va naître une histoire d’amour magnifiquement écrite et illustrée de superbes photographies.

    • 92 p.
    • 25 x 21 cm
    • Prix : 22 euros + 7 euros de frais de port
    • -> Bon de commande <

    L’ours, l’autre de l’homme

    Rémy Marion – Préface de Lambert Wilson

    L’auteur suit la piste des ours à travers le globe. Il rencontre aussi les hommes qui les côtoient et les scienti­fiques qui les étudient. Mais nous avons peu à peu détruit le lien qui nous unissait à notre frère de la forêt.
    Rémy Marion invite le lecteur à réfléchir à une nouvelle relation, plus objective et plus apaisée. Il est l’un des plus grands connaisseurs français des ours bruns et des ours blancs.

    • 208 p.
    • 21,7 x 11,5 cm
    • Prix : 20 euros + 7 euros de frais de port
    • -> Bon de commande <

     

    Et toujours disponibles :

    La Grande Oreille n° 72. Sur les traces de l’ours

    Contes, conteurs, arts de la parole et du récit.

    Si l’ours, aujourd’hui, ne hante plus nos montagnes, il hante toujours notre imaginaire. Pourquoi cet animal, perçu comme si proche de l’homme, a-t-il fait naître tant de peurs et de fascinations millénaires ? Dossier : Un ours très humain (S. Bobbé, M. Pastoureau).

    Avec la contribution de FERUS.

    DVD Sur le territoire du lynx
    Vincent Primault et Carmen Munoz Pastor

    Sélectionné au 33è Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute 2017.

    Endémique à la péninsule ibérique, le Lynx pardelle est un animal mythique de la faune méditerranéenne.

    Avec moins de 500 individus à l’état sauvage, il est le félin le plus menacé du monde.

    Sur le territoire du Lynx vous propose de le découvrir dans son milieu naturel en Andalousie, la sierra, entouré d’une faune extrêmement variée.

    Trois années ont été nécessaires à la réalisation du film.

    • 30 mn 2017
    • Prix : 15 euros + 3 euros de frais d’envoi.
    • -> Bon de commande <

    Nature : le réveil du sauvage
    Jean-Claude Génot

    Plus nous étendons notre domination sur la nature, plus le sauvage devient nécessaire. Dans ce nouvel ouvrage, l’auteur relate les nombreuses initiatives européennes pour préserver les derniers bastions de nature sauvage, voire pour renforcer l’ensauvagement de régions en déprise agricole. La nature sauvage n’est pas une vue de l’esprit mais une perspective réelle pour l’avenir. Elle témoigne du sauvage qui sommeille en nous, épris d’espoir, de rêve, de liberté et d’un profond respect de la nature. Mieux comprendre la nature pour mieux nous connaître ?

    Un chapitre est consacré aux grands prédateurs.

    Jean-Claude Génot est écologue. Il est cofondateur de « Forêts sauvages », un fonds pour la naturalité des écosystèmes. Membre de l’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie, il a écrit de nombreux ouvrages sur la nature.

    • 224p. / 2017
    • Prix : 22,50 euros + 7 euros de frais d’envoi.
    • -> Bon de commande <

    logo-oktee-shirt-ferus-bdTee-shirt FERUS

    Dessin Isabelle DAL POS
    Coton peigné 155g
    BIO et équitable
    Encres écologiques
    Modèle femme (–> guide des tailles) : XS, S, M, L, XL
    Modèle homme (–> guide des tailles) : S, M, L, XL, XXL
    Prix : 25 € (port compris)

    >> Bon de commande

    TRANSHUMANCE JeuJEU « TRANSHUMANCE LOUP Y ES-TU? »

    Vous êtes berger et il vous faut mener vos trois brebis de la bergerie aux alpages pour la saison d’été. Attention, souvenez-vous que vous êtes dans un milieu naturel… Croiserez-vous un loup ? Pas sûr ! Vous devrez surtout déjouer les pièges de la montagne !
    Ici, le loup n’est ni grand, ni méchant. Il est simplement lui : l’animal sauvage vivant dans cette montagne. Mais la nature vit aussi et les éléments pourraient vous surprendre.
    1 plateau de jeu, 12 pions brebis en bois dans un pochon en lin, 1 roue « loup/brebis », 1 dé, 20 cartes de jeu.

    • Dès 6 ans, de 2 à 4 joueurs.
    • Testé et approuvé par les enfants !
    • Prix : 29 €
    • > Bon de commande

    lynx-coloriageLe Lynx boréal : Apprentissage et coloriages tout âges

    Ghislaine LETOURNEUR

    Cahier format A4 qui comprend des dessins naturalistes que l’on peut colorier ainsi que des textes et des jeux (dont textes à trous) pour faire connaissance avec l’animal (sa biologie, la reproduction de l’espèce, ses techniques de chasse, etc.) et comprendre sa situation actuelle en France. Outil ludique et très instructif pour tous, enfants à partir de 8 ans, ados, adultes. A découvrir en famille, ou à l’école ! Réalisé en partenariat avec le Pôle Grands Prédateurs et FERUS. Plus d’infos –> ICI.

    leloup-boyacLe loup : un nouveau défi français
    Sous la coordination d’Hervé Boyac (administrateur de FERUS)

    Une découverte documentée d’un animal à la fois mythique et bien réel aujourd’hui en France et en Europe, protégé sur notre territoire et à réhabiliter dans nos esprits.

    Accepter la présence du loup, c’est aller vers la lumière et l’avenir. Au contraire, renier le loup, c’est s’en tenir aux ténèbres du Moyen Âge. C’est aussi s’éloigner d’une pensée moderne tournée vers l’altruisme et la bienveillance. Puissent enfin s’estomper cette haine ancestrale, cette persécution aveugle et ces chasses acharnées contre le loup. Faisons enfin le voeu que les années futures soient meilleures pour lui, dans un climat désormais apaisé ! Plus d’infos –> ICI.

    • 24 x 29 cm, 300 pages (illustrations, cartes, etc.)
    • Prix : 29,90 euros + 7 euros de frais d’envoi.
    • -> Bon de commande <-

    eliottEliott et les loups de Fabien Bruggmann

    Cet ouvrage est le carnet de voyage d’Elliot, petit garçon de trois ans et demi qui vient s’installer avec ses parents dans les Abruzzes au milieu de la faune sauvage des montagnes et surtout des ours et des loups.

    sauvageLOUP, SAUVAGE PAR NATURE de Fabien Bruggmann

    Un « beau » livre photo sur l’immersion de l’auteur avec les loups et autres animaux sauvages accompagné de quelques anecdotes sur ses rencontres les plus intéressantes.

    DVD-Sentinelles-des-Troupeaux-DVD SENTINELLES DES TROUPEAUX
    Production du Pôle Grands Prédateurs (Patrice Raydelet, Fabien Bruggmann)

    Face aux retours du lynx en 1974 et du loup en 2003 dans le massif Jurassien, les éleveurs ont appris à revivre avec ces grands prédateurs. Certains d’entre eux ont choisi d’assurer la protection de leurs troupeaux en intégrant des chiens. Ce film est une immersion au coeur d’une nature sauvage avec des pratiques pastorales adaptées permettant une cohabitation apaisée avec les grands prédateurs.

    empreintes-ferméL’Éventail à Empreintes

    Idéal lors de vos sorties-nature ! Grâce à l’éventail à empreintes, apprenez à reconnaître les empreintes que les animaux sauvages laissent sur le sol : superposez les fiches transparentes et comparez !

    Cet éventail comporte 17 empreintes d’animaux sauvages en taille réelle (sauf celle de l’ours) : loup, ours brun, lynx, renard, blaireau, martre, écureuil, sanglier, chevreuil, cerf, biche, mouflon, hermine, chamois, bouquetin, lagopède alpin et grand tétras.

    En cuir, modèle unique (fabriqué à la main).

    Prix de vente : 29 € (port compris)

    Pour commander : imprimez et renvoyez ce bon de commande à l’adresse indiquée : BON DE COMMANDE

    EE-chamois2empreintes-ouvertEE-ecureuil

    eventail feuilles boutiqueEventail feuilles d’arbres

    L’éventail feuilles d’arbres, indispensable lors de vos randonnées ou balades en forêt, vous permettra de reconnaître avec certitude les arbres que vous voyez sur votre chemin en identifiant leurs feuilles.
    L’éventail comporte 29 fiches, avec la forme de la feuille au recto et le descriptif au verso. Très beau cadeau pour nos naturalistes en herbe !

    Fabrication artisanale française.

    • Pochette en cuir, fiches : PVC blanc.
    • Épaisseur : 1 cm
    • Dimensions : 12cm x 13 cm
    • Poids : 115 g
    • Prix : 34 € (frais de port compris )

    >> Bon de commande

    retour bruleurs loupsLE RETOUR DES BRÛLEURS DE LOUPS de Franck Perriard
    Préface de Thomas Pfeiffer

    Jusqu’où peut aller l’homme dans sa haine du loup ? Les Brûleurs de loups, terrifiants chasseurs de loups de l’ancien Dauphiné, sont-ils de retour pour, une nouvelle fois, chasser Canis Lupus de nos forêts ?
    Le retour des Brûleurs de loups est une fiction qui met en parallèle le comportement des chasseurs de loups d’aujourd’hui et celui de leurs ancêtres vis-à-vis des loups revenus sur des territoires qui n’auraient jamais dû cesser d’être les leurs.

    Gerard-MenatoryGERARD MENATORY – GUETTEUR D’AIGLES, MENEUR DE LOUPS de Michel Chalvet

    Zoologue et éthologue autodidacte, polémiste, « individualiste né et forcené », tel était Gérard Ménatory (1921 – 1998) qui a mené une vie sans compromissions.
    Cet homme de conviction et de caractère reste surtout connu pour s’être engagé dans l’étude et la protection des grands prédateurs (aigles et loups) et la création en 1972 du fameux parc à Loups du Gévaudan (Ste Lucie en Lozère), grâce auquel il démythifia bien des légendes et permit une meilleure connaissance de ce grand prédateur toujours décrié.

    dvd-vallee-loups-rectodvd-vallee-loups-versoDVD La Vallée des Loups
    Un film de Jean-Michel Bertrand

    Le DVD du film La Vallée des Loups est sorti : l’occasion de voir et de revoir ce merveilleux film, de le faire découvrir à vos proches, confortablement installé chez vous !

    Voyagez à travers les paysages somptueux des Alpes françaises et partez à la recherche des loups sauvages aux côtés d’un grand passionné, Jean-Michel Bertrand. Une quête spirituelle et poétique où l’homme se retrouve en symbiose avec la nature.

    • Durée : 1h31
    • Bonus : Avec les loups de Marie Amiguet
    • Prix : 25 € frais d’envoi compris
    • >>Bon de commande<<

    lynx-coloriageLe Lynx boréal : Apprentissage et coloriages tout âges
    Ghislaine LETOURNEUR

    Cahier format A4 qui comprend des dessins naturalistes que l’on peut colorier ainsi que des textes et des jeux (dont textes à trous) pour faire connaissance avec l’animal (sa biologie, la reproduction de l’espèce, ses techniques de chasse, etc.) et comprendre sa situation actuelle en France. Outil ludique et très instructif pour tous, enfants à partir de 8 ans, ados, adultes. A découvrir en famille, ou à l’école ! Réalisé en partenariat avec le Pôle Grands Prédateurs et FERUS. Plus d’infos –> ICI.

    homme ratéL’homme, cet animal raté / Histoire naturelle de notre espece
    Pierre JOUVENTIN

    Si l’homme n’était pas le sommet de l’évolution, contrairement à ce qu’il se raconte depuis 2000 ans ? Et si ce dont il est si fier et qui fait, paraît-il, sa supériorité sur l’animal n’était pas une supériorité, mais une entrave… Cette enquête sur notre espèce n’est pas idéologique, mais naturaliste. L’homme est-il devenu un inadapté de la nature, un animal raté ? Par l’auteur de « Kamala, une louve dans ma famille ».

    geopolitique_de_lours_polaireGéopolitique de l’ours polaire
    Rémy Marion / Farid Benhammou

    La protection de l’ours polaire génère des questions pour sa survie, sa protection et sa gestion. Mais il partage, en situation extrême, des territoires avec des sociétés humaines autochtones et non autochtones, ce qui pose inévitablement des questions de cohabitation et de sécurité publique. Avec l’autonomie croissante de communautés locales comme les Inuit, surgissent alors les bases d’une géopolitique locale impliquant l’ours polaire.

    Accompagné d’un cahier de 16 pages avec des photographies de Rémy Marion et huit cartes réalisées par Pascal Orcier.

    recto paccalet mangeurs hommesÉloge des mangeurs d’hommes et autres mal-aimés d’Yves Paccalet

    Requins, loups, ours, lions, tigres, panthères, crocodiles, piranhas et compagnie : toutes ces créatures sont à la fois haïes et admirées. Belles ou étonnantes, parfois dangereuses pour l’homme ou ses activités agricoles, elles sont pourtant indispensables à la nature comme à nous-mêmes. Cependant, notre espèce qui a dépassé les 7 milliards se juge « inquiète », « menacée », « concurrencée » par le tigre (moins de 3 000 sujets), le requin blanc (pas beaucoup plus)… Cet essai donne les vrais chiffres. Plus d’infos –> ICI.

    loup drouinSur les traces du loup de Jacques Drouin

    Le 5 novembre 1992, des gardes moniteurs du parc national du Mercantour aperçoivent dans leurs jumelles deux loups, ce sera la première observation officielle en France. Le loup était de retour et depuis il ne cesse de faire parler de lui, faisant s’affronter pros et anti-loups. Dans son ouvrage, Jacques Drouin vous livre le fruit de son enquête menée de la préhistoire au XXIe siècle et de ses recherches collationnées sur le terrain lors de son voyage sur les traces du loup. Plus d’infos –> ICI.

    TOUPOIL 4 Dossier présentation-1De mémoire de loup

    Serge Montfort

    TOUPOIL fait la rencontre de LOBA, une jeune louve, juste au moment où le compagnon de celle-ci vient d’être tué par les hommes. Ceux-ci ont lâché trois grands chiens pour pister la louve qui porte en elle sa future progéniture.

    Pour la défendre et protéger les louveteaux à naître, Toupoil, avec l’aide de Volnoir son ami grand corbeau, devra affronter les siens lancés à leur poursuite. Mais trouver un endroit tranquille pour la future meute n’est pas facile, et dans le monde des loups, l’homme n’est jamais très loin…

    Toupoil est une bande dessinée animalière dont les trois composantes principales sont : la nature, le merveilleux et la fraîcheur. La série a pour thème principal la vie animale sauvage dans une nature proche du lecteur. L’univers graphique est semi-réaliste et l’action se déroule dans un monde contemporain. Le chien Toupoil est le guide du lecteur, invité à découvrir la Nature au travers de ses aventures. Un documentaire de quelques pages aborde en fin d’album la réalité de l’animal rencontré par Toupoil.

    En sauvant un chaton lynx de la noyade, Toupoil se lie d’amitié avec Rissa la mère lynx et ses trois petits. À travers jeux et chasse, Toupoil va découvrir la vie des lynx jusqu’au jour où un chasseur tue Rissa. Avec ce qu’il sait et ce qu’il a appris, Toupoil va peu à peu remplacer, auprès des trois jeunes lynx, leur mère disparue et constituer ainsi une bien étrange famille…

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