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Articles

  • Lynx braconné dans le Doubs : FERUS porte plainte

    6 janvier, par Sandrine Andrieux association FERUS

    La DREAL Bourgogne-Franche-Comté vient de le confirmer : l’autopsie a montré que le lynx retrouvé mort fin décembre dans le Doubs (canton de Quingey) a bien été braconné, par arme à feu. Une enquête a été ouverte.

    FERUS va porter plainte et demander le remplacement de cet animal.

    En 2020, ce sont donc au moins trois lynx qui ont été braconnés (et pour lesquels FERUS a porté plainte) : en mars  dans le Jura et en janvier dans le Haut-Rhin.

    Le lynx est classé « en danger » sur la liste rouge France de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN). Ces cas de braconnage mettent à mal la conservation et la restauration de l’espèce en France.

    La destruction d’un lynx, espèce protégée, est passible d’une peine maximale de 3 ans de prison et 150 000 € d’amende.

    Le communiqué de la DREAL Bourgogne-Franche-Comté ==>> ICI.

  • La Gazette des grands prédateurs n° 78 (décembre 2020)

    4 janvier, par Sandrine Andrieux association FERUS

    La Gazette des Grands Prédateurs n° 78, décembre 2020

    Annus horribilis

    2020, « Annus horribilis » pour les hommes et les femmes de tous les pays touchés par la Covid-19, à tous points de vue.

    « Annus horribilis » aussi pour nos grands prédateurs car la pression, notamment sur le loup, non seulement ne s’est pas démentie, mais s’est renforcée. Ce n’est guère mieux pour l’ours qui a payé cher, lui aussi, le comportement criminel des humains puisque trois animaux ont été tués, réduisant de plus de 5 % la population d’ours pyrénéenne. Et un plan Lynx qui tarde à se mettre en place et nous laisse sceptiques sur l’avenir.

    Cette dernière Gazette de fin d’année est traditionnellement l’occasion de faire le point et de souhaiter à nos adhérents et sympathisants de belles fêtes et une belle future année…

    Est-il raisonnable de le faire dans ces circonstances ? Et bien oui, car nous devons garder en nous l’espoir que la situation s’améliore, aussi bien pour la Covid que pour nos grands prédateurs.

    Cet espoir, qui permet de vivre, qui nous conforte pour que le combat qui nous anime soit toujours aussi intense et militant, engagé sur le terrain, sur tous les terrains où il est nécessaire qu’il le soit.

    Nous ne nous défausserons pas de ces engagements, ceux que nous avons pris auprès de vous, depuis presque trente ans, vous nos adhérents et sympathisants, vous nos donateurs.

    Par votre soutien vous êtes notre force, force financière qui nous permet d’agir, mais également force morale qui nous permet, quand, cela arrive, de laisser les coups de blues derrière nous pour continuer nos actions et réactions, bien souvent dans des conditions difficiles.

    Par vos nombreux encouragements et vos dons de soutien, en cette fin d’année, vous nous donnez confiance en nous et en l’avenir, merci à vous pour toutes vos contributions.

    Alors oui, je vous souhaite à vous tous, adhérents, sympathisants et donateurs, sincèrement, de belles fêtes et une belle année 2021. Que nous ayons également, nous bénévoles, toujours la force d’être présents sur ce terrain du respect de la vie de nos grands prédateurs et de leur droit à vivre libres, sauvages et en paix.

    Jean François Darmstaedter – président de FERUS

    Sommaire :

    • Actus Ours. Clair-obscur. Par Patrick Leyrissoux
    • Actus Loup. Chronologie de l’automne. Par Sandrine Andrieux
    • Actus Lynx. Un PNA Lynx pour améliorer la situation de l’espèce ? Par Olivier Guder
    • Canidés du monde. Par Fanny Marocco
    • Il rêve d’un monde… Interview avec Victor Noël
    • Canidés du monde. Par Fanny Marocco
    • Lynx du Harz, histoire d’un succès. Par Bernard de Wetter
    • La gestion de la présence du loup par la France. Par Patrice Raydelet
    • Tribune : Mr le Président de la République, quittez le vieux monde de la chassez et du sang ! Par Yves Paccalet
    • L’abattage des prédateurs pourrait augmenter les pertes ovines ; le cas du Karoo. Par Marine Drouilly
    • Galerie. Jean Bulot

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    Contactez la rédaction : gazette@ferus.org

  • Parole d’ours 2020 : la population favorable au remplacement des ours éliminés par la main de l’homme

    16 décembre 2020, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Jacques Carriat

    Malgré l’année COVID, la campagne de sensibilisation et d’information de notre programme Parole d’ours a pu se dérouler correctement cet été dans les Pyrénées. L’action s’est déroulée du 29 juin au 29 août avec 5 encadrant-e-s et 16 bénévoles. Entre le 18 juillet et le 29 août, une équipe de 4 personnes/semaine (1 encadrant-e et 3 bénévoles) a été à la rencontre des gens sur les marchés pyrénéens pour les questionner sur l’ours dans les Pyrénées. Plus de 70 000 plaquettes d’information diffusées dans plus de 200 communes pyrénéennes et 772 personnes ont été interrogées. L’essentiel des refus concernant la documentation proposée est lié au manque de place, au respect des règles sanitaires, seuls 5 commerçants donnent comme raison leur opposition à la présence de l’ours.

    Les résultats confirment dans l’ensemble ceux des années précédentes et ceux des sondages à échantillon, à savoir une bonne acceptabilité du plantigrade. Avec 72 % de personnes favorables à la présence de l’ours dans les Pyrénées, la légitimité de la politique de conservation active de « eth pedescaus » (le va nu-pieds) n’est pas discutable.

    La cohabitation entre les activités humaines, en particulier le pastoralisme, et l’ours est perçue comme réalisable pour 68 % des personnes. Certaines précisent qu’il conviendrait d’aider « les bergers » pour y faire face, ne connaissant pas, avant nos échanges, les mesures existantes. D’où la nécessité de poursuivre ces campagnes d’information tant certaines idées ont la vie dure.

    Élaboré après la mort de l’ours Cachou et l’élimination d’un ours en Ariège, le questionnaire comprenait une question sur le remplacement de ce dernier, alors le seul dont nous avions la certitude qu’il avait été tué par la main de l’homme. Le résultat est sans appel, 63 % des personnes interrogées sont favorables au remplacement, conformément au dire du plan national ours et à peine 23 % opposées, le reste sans avis.

    La légitimité du remplacement de tout ours tué par la main de l’homme ne fait pas de doute, et le silence assourdissant du gouvernement à ce sujet, ignore la réalité majoritaire affirmée année après année.

    Parole d’ours : bilan 2020

     

    Bilan Parole d’Ours – 2020

     

  • Un sondage l’atteste : les Français nettement favorables au remplacement des ours tués

    14 décembre 2020, par Sandrine Andrieux association FERUS

    L’ours Cachou, découvert mort en avril 2020

    Communiqué, 14 décembre 2020

    Un sondage l’atteste : les Français sont nettement favorables  au remplacement des ours tués par l’homme dans les Pyrénées

    Enfin une mesure populaire … !
    Le gouvernement peut être rassuré : son engagement de remplacer tout ours mort de cause humaine dans les Pyrénées est nettement soutenu par les Français.

    Le sondage réalisé par l’IFOP1 pour quatorze associations impliquées en faveur de l’ours dans les Pyrénées est clair : les Français sont nettement favorables au principe de remplacer les ours tués par l’homme dans les Pyrénées.

    C’est la première fois qu’un sondage est réalisé sur cette question spécifique, et il en ressort :

    • Une nette approbation du principe de remplacement : 59 %, y compris dans les Pyrénées (58%), et ce malgré un taux élevé de réponse « Ne sait pas »
    • Une très faible opposition radicale, les personnes « tout à fait opposées » n’étant que 9 %

    Résumons :

    1. Le gouvernement s’est engagé dans le Plan d’action Ours brun 2018-20282 à « remplacer tout ours mort de cause humaine » ;
    2. La France a l’obligation de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées. La Commission Européenne vient de le lui rappeler et lui demande de suivre les recommandations des scientifiques qui préconisent le lâcher urgent de plusieurs ours ;
    3. Les Français soutiennent clairement cette mesure de remplacement des ours tués de la main de l’homme.

    Le gouvernement doit donc lancer dès maintenant la procédure et la préparation de ces nouveaux lâchers. A défaut, il devra en répondre devant les Français et les tribunaux, nationaux et européen. Les associations y veilleront.

    1- Sondage réalisé par l’IFOP les 17 & 18 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 1007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

     

     

  • Une queue de loup en cadeau : nous demandons des précisions au procureur de la République

    9 décembre 2020, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Anthony Kohler

    Mise à jour du 9 décembre 2020 :  le président du département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard a comparu hier mardi 8 décembre au tribunal de Gap. Refusant la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, il est renvoyé en correctionnelle le 15 février 2021. Il a indiqué ne pas savoir qu’il s’agissait d’une queue de loup…alors que c’était bien l’objet du « cadeau ». A suivre.

    Mise à jour du 18 septembre 2020 :  le président du département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard comparaitra le 8 décembre prochain pour détention, transport et cession d’une partie d’une espèce protégée.  Il encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

    Mise à jour du 28 février 2020 : le procureur de la République a répondu à notre courrier et nous a indiqué qu’une enquête avait été diligentée

    Communiqué de presse de l’association FERUS, 25 février 2020

     Pour le départ de la préfète Cécile Bigot-Dekeyzer, le président du Département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard n’a rien trouvé de mieux à faire que de lui offrir…une queue de loup.

    Un « clin d’oeil », selon ses termes, que nous trouvons de très mauvais goût. Nous ne pouvons qu’être étonnés, voire atterrés, de voir cette pratique d’un autre âge dans un pays développé au 21ème siècle. Comment un élu de la République peut-il à ce point mépriser une espèce protégée et menacée ? N’est-il pas au courant de l’actuelle grave crise de la biodiversité ?

    Au-delà de la question éthique, la question de la légalité se pose. Le loup est une espèce protégée et il est illégal de transporter sa dépouille, ou une partie, sans autorisation et à fortiori d’en disposer pour en faire un « cadeau ».

    Ainsi, concernant les espèces protégées, dont le loup fait partie, l’article L411-1 du code de l’Environnement précise que «  La destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d’animaux de ces espèces ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ».

    Nous envoyons donc un courrier au Procureur de la République de Gap afin de connaître la provenance de cette queue de loup et de porter plainte en conséquence.

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