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Ferus.org

Site de l’association FERUS (ex Groupe Loup france)

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Articles

  • Un loup jugé agressif abattu dans le Var

    14 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    L’animal abattu à Bormes le 14 février 2019. Photo SA

    Note de FERUS : nous sommes en train d’essayer d’en savoir plus sur le contexte avec nos contacts locaux. A l’heure actuelle, le comportement de l’animal décrit comme « agressif » nous laisse sceptique.

    Communiqué de la préfecture du Var, 14 février 2019

    Un loup abattu à Bormes-les-Mimosas

    Ce matin, vers 10h, les militaires du groupement départemental de la gendarmerie nationale ont abattu un loup sur la commune de Bormes-les-Mimosas (Var).
    L’animal a été aperçu par une personne effectuant des travaux dans un camping. Le comportement agressif de l’animal l’a amené à prendre la fuite, à se réfugier dans son véhicule et à contacter la gendarmerie.
    La patrouille dépêchée sur place et partie à la recherche de l’animal a également constaté son comportement agressif. Les deux premiers tirs alors réalisés n’ont pas permis de toucher l’animal.
    Celui-ci s’est alors dirigé vers le centre-ville et à proximité d’un lotissement où il a été abattu par deux nouveaux tirs.
    L’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a été immédiatement informé.

     

     

  • La chasse en zone à ours dans les Pyrénées

    14 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Ours en Slovénie. Photo Sabine Matraire

    La chasse en zone à ours dans les Pyrénées. Par Sabine Matraire

    Article paru dans la Gazette des grands prédateurs n°65 (septembre 2017)

    Abonnez-vous à la Gazette !

    Cet article n’a pas pour objectif de rentrer dans le débat « pour ou contre la chasse » mais de dresser simplement un point sur la cohabitation entre la chasse (activité humaine) et la présence de l’ours. Nous tenterons d’expliciter les bases du travail mené à cet effet par notre association, avec ses partenaires, et d’ébaucher la réflexion pour l’avenir de la restauration de la population d’ours dans les Pyrénées.

    Un peu d’histoire

    Au début des années 1990, le dernier ours disparaît des Pyrénées centrales. Seuls sept à huit individus subsistent dans le noyau occidental et la disparition de l’ours des Pyrénées apparaît donc comme inéluctable.

    En 1995, un partenariat, convenant du principe de réintroduction d’ours dans le cadre d’un programme LIFE, est formalisé entre l’ADET, l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), l’ONF (Office National des Forêts), ARTUS (devenu FERUS), la DIREN et les fédérations départementales de chasseurs de l’Ariège, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées.

    Entre mai 1996 et mai 1997, trois ours, les femelles Mellba, Ziva et le mâle Pyros, sont capturés en Slovénie et relâchés sur la commune de Melles (Haute-Garonne).

     

    Lire la suite en téléchargeant l’article en pdf :

     

    Chasse Pyrénées – FERUS

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  • Programme ERASMUS + pour les grands prédateurs, c’est parti !

    7 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Lancement du programme Erasmus + à Marseille

    Le séminaire de lancement du programme ERASMUS + « Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage », piloté par FERUS, s’est tenu les 28 et 29 janvier 2019.

    A cette occasion, nos amis et partenaires belges de l’association NATAGORA, espagnols du FAPAS et allemand de FfW (Freundeskreis freilebender Wolfe) avaient fait le déplacement jusqu’à Marseille, afin de définir avec nous les grandes lignes de ce projet ambitieux et innovant, financé par l’Europe (dans le cadre du programme Erasmus+ : projet de coopération dans l’éducation et la formation).

    « L’Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage » : quel objectif ?

    La protection des grands mammifères carnivores (ours, loup, lynx), menacés partout en Europe, fait l’objet d’importants débats et de remises en question régulières. Les organisations non gouvernementales européennes actives dans la conservation de la faune sauvage jouent un rôle important en faveur de la protection de ces grands carnivores, en s’opposant notamment à leurs détracteurs, voir aux pouvoirs publics mais aussi en assurant une présence sur le terrain au travers d’actions visant à améliorer la cohabitation (sensibilisation, soutien au pastoralisme, programme de plantations…).

    L’action de ces associations européennes est aujourd’hui indispensable. Elle repose pour une part importante sur l’engagement de militants bénévoles motivés, qui agissent sur le terrain aux côtés des salariés. Pour des questions de légitimité et d’efficacité de ces ONG, il est nécessaire d’offrir à l’ensemble de nos bénévoles européens la possibilité de se former sur les différents aspects inhérents à la présence des grands carnivores sur nos territoires. C’est l’objectif de notre projet d’«Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage».

    Plus concrètement …

    Dans les deux années qui viennent, FERUS, NATAGORA, FAPAS et FFW s’attacheront à créer un parcours pluridisciplinaire de formation, répondant aux besoins des associations de protection des grands carnivores et de leurs bénévoles.

    Les partenaires vont d’abord travailler à la rédaction d’un référentiel de compétences des bénévoles. Il s’agit là d’un guide qui identifiera les différents profils de nos volontaires, les différentes situations auxquelles ils peuvent être confrontés sur le terrain et les compétences nécessaires pour pouvoir y répondre le plus efficacement possible. Une enquête sera effectuée auprès des ONG Européennes afin d’identifier le plus de cas possibles. Nous pourrons alors déterminer les modules de formations les plus appropriés à mettre en place pour répondre aux besoins en compétences identifiés.

    Dans un second temps, le contenu devra être rédigé et les méthodes pédagogiques définies, pour chacun des modules identifiés. Il s’agit autant de renforcer les compétences dans le domaine des sciences et techniques spécifiques au secteur de la protection des grands carnivores (biologie, éthologie, connaissances des milieux…) que dans les domaines des aptitudes sociales et des savoirs être indispensables dans un contexte multi-acteurs complexe (connaissance des monde de l’élevage et de la chasse, communication non violente et gestion des conflits, aptitudes à la médiation et la sensibilisation). Cette étape fera donc appel à la contribution de nombreux experts de différents domaines et sera soumis à la validation d’un comité scientifique.

    Enfin, la majorité de ces modules de formation seront disponibles sur un MOOC gratuit (sous condition d’inscription préalable de l’utilisateur) et en plusieurs langues. Le MOOC, acronyme de « Massive Open Online Course », est un nouveau type de formation en ligne et en autonomie. Il regroupe par exemple des vidéos, du contenu texte, des forums de discussions et permet de valider ses acquis avec des exercices. En parallèle, des sessions de formation « terrain et mise en situation » seront proposées pour compléter les compétences acquises au travers du MOOC aux bénévoles qui le souhaitent. Un atelier grandeur nature d’une semaine aura lieu, avec une trentaine de bénévoles sélectionnés, afin de tester les différents modules proposés et les faire évoluer avant leur mise en ligne sur le MOOC.

    En formant ainsi les bénévoles et salariés des associations de protection des grands carnivores, l’Université Populaire Européenne de la Faune Sauvage contribuera ainsi à améliorer la qualité de leurs actions et à renforcer la coopération internationales entre associations actives sur le terrain.

    Nous vous tiendrons régulièrement au courant de l’avancée de ce projet au travers du site WEB et du Facebook de FERUS. Et pour toutes questions,  vous pouvez nous contacter à cette adresse ferus-erasmusplus@ferus.org

     

  • Mala, quatorzième lynx lâché dans le Palatinat

    6 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Le lâcher de Mala © SNU RLP / Annina Prüssing

    Communiqué Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, 5 février 2019

    2019 commence avec Mala

    Alors que la saison de capture pour l’année 2019 vient tout juste de commencer, une première femelle en provenance de Suisse a pu être transportée vers la forêt du Palatinat, dans le cadre du projet LIFE de réintroduction, porté par la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat. La femelle Mala est parrainée par la Fondation pour l’environnement HIT. La femelle a été capturée dans le Canton de Vaud, par l’équipe du KORA, avec l’aide des vétérinaires du Centre pour la Faune sauvage et piscicole (FIWI) de l’Université de Berne et des gardes-chasse concernés. Mala est connue de l’équipe du KORA depuis l’année 2012. La femelle a pu être identifiée grâce au motif de ses taches sur le pelage. Le KORA coordonne des projets de recherche sur l’écologie des prédateurs dans les paysages modernes, et est chargé du suivi des grands prédateurs en Suisse. La femelle lynx, pesant bien 18 kg, avait été transportée après sa capture, dans la station de quarantaine du parc animalier de Goldau, où un examen de santé a été réalisé par le Centre pour la Faune sauvage et piscicole (FIWI) de l’Université de Berne Elle a été récupérée mardi matin par l’équipe de la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, pour être transportée vers la forêt du Palatinat. Comme les autres lynx, Mala porte un collier émetteur GPS, afin que l’équipe du projet puisse suivre ses déplacements, son comportement et ses proies, ceci sur une période d’environ une année. « Nous nous réjouissons de pouvoir apporter une importante contribution avec ce cinquième lynx que nous parrainons pour le projet », dit Christoph Heider de la Fonda-tion HIT et poursuit: « Le projet de réintroduction dans la forêt du Palatinat représente une étape essentielle pour le maintien du Lynx en Europe. »

    C’est avec le début de la saison de reproduction (période des accouplements) qu’a commencé la saison de capture en Suisse et en Slovaquie, afin de capturer d’autres lynx pour le projet de réintroduction. Jusqu’à présent, aucun lynx n’avait été capturé aussi tôt dans l’année pour le projet de réintroduction. Mala est le septième lynx en provenance de Suisse, qui a pu être lâché dans la forêt du Palatinat, grâce à l’aide précieuse des autorités et cantons suisses. La Suisse soutient le projet de réintroduction en apportant au total 10 lynx.
    Contexte. Avec l’aide du programme européen LIFE-Nature, la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat, avec ses partenaires, l’Office des forêts de Rhénanie-Palatinat, le SYCOPARC côté français et le WWF, conduit le projet de réintroduction de Lynx. La réintroduction peut contribuer à la protection et au maintien d’une espèce, qui n’est plus que présente dans des zones refuges en Europe et qui est classée comme menacée en Europe centrale et occidentale. Le projet a débuté en janvier 2015. La mise en œuvre des mesures est prévue sur une durée de 6 ans (jusqu’en 2020). Les experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont contrôlé le contenu du projet et l’on évalué très positivement. La réintroduction de Lynx est financée à 50% par le programme européen LIFE et a un budget global de 2,75 M€. A côté de la Fondation et ses partenaires de projet, le Land de Rhénanie-Palatinat, la Fondation allemande de la Faune Sauvage, les associations NABU et BUND, la HIT Umwelstiftung ainsi que d’autres financeurs participent au financement du projet. La Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat dispose d’un bureau au sein du Centre de Recherche en Ecologie Forestière et Sylviculture (FAWF) à Trippstadt. Plus d’informations à propos du Projet LIFE Lynx Pfäl-zerwald de la Fondation Nature et Environnement de Rhénanie-Palatinat et leurs partenaires de projet, sont sur le site: http://www.luchs-rlp.de. Un dépliant d’information pour les éleveurs se trouve sur la page « Nutztiere & Luchs ».

  • 2019 : 43 nouveaux loups à tuer. Les deux premiers loups tués

    5 février, par Sandrine Andrieux association FERUS

    En 2019, les pouvoirs publics autorisent l’abattage de 43 nouveaux loups (voir note technique de la DREAL Auvergne-Rhone-Alpes). Un chiffre qui sera ré-évalué quand la nouvelle estimation de loups sera connue (mars 2019).

    Au 28 janvier 2019, deux loups sont décomptés du plafond de 43. Voir ICI.

    En 2018, 51 loups (47 loups abattus et 4 cas de braconnage) ont été décomptés du plafond et FERUS a porté plainte auprès de la Commission Européenne.

    Nous contestons :

    – Le nombre de 43 loups à abattre qui est trop important pour permettre la viabilité du loup en France à long terme (voir ci-dessous).

    – En mars 2019, le nombre de loups à « prélever » sera réévalué d’après le comptage hivernal pour correspondre à 10 % de la population de loups. Nul doute que le nombre de 43 loups sera revu à la hausse si le nombre de loups augmente. L’inverse sera-t-il aussi vrai ? On demande à voir…

    A propos du plan loup 2018-2023 :

    FERUS a salué les avancées positives pour la cohabitation, des mesures que nous demandions depuis des années, notamment :

    – La mise en place d’un observatoire de l’efficacité des mesures de protection des troupeaux

    – La mise en place d’un réseau « chiens de protection »

    – La recherche et le développement de nouvelles mesures de protection

    – La mise en place d’une brigade de bergers mobiles

    – L’amélioration de la connaissance sur la biologie du loup

    – La conditionnalité des moyens de protection des troupeaux pour percevoir des indemnisations (cette mesure ne doit souffrir toutefois d’aucune exemption et les contrôles doivent être systématiques ; elle doit être appliquée strictement).

    FERUS rappelle que seuls les moyens de protection des troupeaux protègent les troupeaux à long terme (rapport Terroïko).

    Mais nous restons toutefois opposés au plan loup 2018-2023 :

    – Le plan reste toujours très axé sur les tirs de loups dont on sait qu’ils sont inutiles pour la protection des troupeaux et ne servent qu’à faire plaisir aux lobbies agricoles. D’après l’expertise scientifique collective de mars 2017 (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS), l’efficacité des tirs n’est pas prouvée et les experts s’interrogent sur leurs effets contre-productifs (éclatement des meutes, hausse de la prédation sur les troupeaux). Inutile de rappeler que cette expertise a été commandée par les pouvoirs publics eux-mêmes. D’autres études ont montré l’inefficacité des tirs de loups. Pourquoi continuer dans cette voie qui ne fonctionne pas ?

    – Les tirs de loups sont devenus la solution de facilité alors qu’ils devaient être l’ultime recours, quand tous les autres moyens n’ont pas fonctionné (cf. Directive Habits Faune Flore). Les tirs d’effarouchement deviennent malheureusement secondaires ; ils doivent pourtant absolument être remis en application.

    – La brigade tueuse de loups est pérennisée.

    – Les chasseurs particuliers sont toujours sollicités.

    – La libéralisation du tir de défense à canon rayée, qui atteint davantage sa cible que le canon lisse : l’État français veut de l’efficacité pour tuer les loups !

    – Accès plus rapidement aux tirs sur les fronts de colonisation de l’espèce. Cette mesure est la porte ouverte à la destruction des loups sans la mise en place des moyens de protection. Les pouvoirs publics s’enfoncent de plus en plus dans la régulation et le zonage du loup…

    – Le plan prévoit d’abattre 10 % de la population de loups chaque année. Mais l’expertise collective met en garde contre les trop nombreux tirs de loups actuels. Pour les chercheurs, les prélèvements légaux « ne devraient pas […], dépasser 10 % de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable. » Pourtant, pour respecter ses engagements européens, la France ne doit pas réguler sa population de loups mais lui permettre de s’étendre tant que les milieux naturels favorables sont encore disponibles. Et ceux-ci sont encore nombreux, notamment dans les forêts de plaine, très giboyeuses. Dans les massifs montagneux, toujours aucune reproduction constatée dans le massif Central ou les Pyrénées 20 ans après le retour de l’espèce dans ces zones. Dans les Vosges, aucune naissance repérée au sein la SEULE meute reproductrice en 2017.

    – Si le plafond de 10 % est atteint avant la fin de l’année, 2 % de la population de loups pourra éventuellement être encore tuée. Les pouvoirs publics ne sont même pas capables de respecter leurs dispositions de départ qui sont pourtant déjà très lourdes pour l’avenir du loup en France.

    – Le loup est toujours une espèce menacée d’après la dernière Liste rouge UICN France (2017)

    – Le plan loup a pour but d’atteindre « un seuil de viabilité de la population fixé à 500 spécimens », chiffre donné par l’expertise collective. Mais comme l’indique l’expertise : « 500 a longtemps été considéré nécessaire pour préserver le potentiel évolutif et réduire suffisamment les problèmes de dépression de consanguinité. Les généticiens considèrent aujourd’hui qu’il s’agit d’une sous-estimation, et recommandent des tailles efficaces de l’ordre de 1000-5000 ». Ou encore « pour permettre à la population de s’adapter aux changements futurs et ainsi assurer sa viabilité sur le long terme, un effectif de 2500 à 5000 individus adultes constitue le minimum nécessaire. »

    Le chiffre de viabilité de 500 individus donné par le plan loup est obsolète. On se demande par ailleurs ce qu’il adviendra des loups « en surplus » une fois le chiffre de 500 dépassé, peut être dès 2019 : ces loups n’auront plus leur place d’après l’ État français ? Les milieux naturels favorables disponibles sont pourtant encore nombreux en France (cf plus haut).

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