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  • Soutenez le film sur la cohabitation d’Axel Falguier !

    19 octobre, par Elsa Asso FERUS

    6AxelUn film enquête sur la protection des troupeaux face aux loups en France d’Axel Falguier

    Pour apportez votre soutien qui permettra de financer le tournage, le montage et la diffusion du film, rendez vous sur le site de financement participatif :

    >> BLUEBEES > Loups et moutons : Le film <<

    Pourquoi réaliser un tel film ?

    Depuis le retour du loup dans les montagnes françaises, la cohabitation avec le monde pastoral est difficile. Ce sujet a été largement traité dans les médias mais rarement de facon objective et rarement en essayant de concilier les avis des différents acteurs ou de proposer des solutions concrètes.  

    J’ai donc voulu enquêter sur cette problématique et en faire un film.

    Afin d’être légitime dans mon discours j’ai décidé de passer du temps sur le terrain. J’ai passé plusieurs semaines en alpages, en zone à loup, avec des bergers, des éleveurs et des bénévoles. Au cours de ces périodes, j’ai longuement échangé avec eux et j’ai dormi à coté des troupeaux et des chiens de protections, pour comprendre la crainte de l’arrivée du loup et les mesures de protection mises en place. J’ai également passé du temps avec des associations de protection de la nature pour écouter leur discours. Enfin, je suis allé questionner les représentants de l’Etat ainsi que les scientifiques pour obtenir des chiffres et des données fiables.

    Ce film va retracer cette enquête au coeur des alpages français et synthétiser tous les avis et propositions récoltés afin de réaliser un état des lieux objectif et proposer des solutions concrètes.

    En tant que réalisateur, ma position vis-à-vis de la présence du loup en France est neutre. Je m’engage tout autant pour les droits de la nature que pour les droits des Hommes.

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    L’origine du film

    En m’intéressant à la problématique de la cohabitation entre les loups et le pastoralisme, je suis tombé sur un article de presse qui vantait l’efficacité d’un programme associatif : Pastoraloup. Ce programme met en place des bénévoles et différentes méthodes pour aider les bergers à repousser les loups.  Cet article mentionnait que depuis de nombreuses années, les troupeaux qui bénéficiaient de ce programme, ne subissaient quasiment plus de pertes de brebis.

    Intrigué, je me suis lancé dans la réalisation d’un film de 15 minutes pour parler de ce programme et montrer les méthodes d’effarouchement, analyser leur efficacité et réfléchir à leur extension sur le territoire.

    Mais au fur et à mesure du tournage, j’ai rencontré de nombreux acteurs et récolté de nombreux témoignages qui allaient bien au delà du programme Pastoraloup. Ces différents acteurs m’ont expliqué chacun avec leurs mots et leurs arguments :

    • Les causes de cette difficile cohabitation entre le monde sauvage et le monde pastoral,
    • Les méthodes d’effarouchement actuelles
    • Les solutions qu’il faudrait mettre en place pour contenter tout le monde,
    • Les nombreux points de blocage.

    J’ai finalement décidé de ne pas parler uniquement du programme pastoraLoup et de faire un film de 26 minutes afin d’avoir le temps de traiter l’ensemble de la problématique loups/pastoralisme et de donner la place à l’ensemble des témoignages. C’est notamment pour cela que j’ai besoin de 8600 euros de financements supplémentaires pour finaliser ce film.

    Le contenu du film

    Le film se déroule dans les alpages des Alpes de Haute-Provence en compagnie d’un berger, d’un éleveur et d’un bénévole. Nous suivrons leurs rencontres et leurs échanges pendant qu’ils mettront en place les mesures d’effarouchement. Les interviews de l’ensemble des acteurs viendront se glisser entre ces séquences pour apporter des réponses concrètes au fur et à mesure du film.

    Des moments de quiétude au milieu de ces magnifiques paysages d’estive constitueront des pauses et des moments de réflexion au cours du reportage. Tous les points de vue seront exprimés et le montage se fera avec la plus grande objectivité.

    Les protagonistes du film

    • Jean-Pierre Roux (éleveur)
    • José de Angelis (berger)
    • DDT des Alpes-de-Haute-Provence
    • DREAL Auvergne-Rhône-Alpes (à conformer)
    • ONCFS (à confirmer)
    • Un représentant d’une association pastorale
    • Eric Vissouze : Coordinateur du programme PASTORALOUP
    • Plusieurs bénévoles du programme PASTORALOUP

    Plus d’infos sur le site de financement participatif >> Bluebees rubrique Loups et moutons : Le film <<

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  • Parole d’ours 2017 : 10 éditions pour informer et « prendre la température »

    18 octobre, par Elsa Asso FERUS

    Affiche Conférence 10 éditions de Parole d'ours- ArbasCommuniqué de presse Ferus du 18 octobre 2017logo ferus.fr

    Parole d’ours 2017 : 10 éditions pour informer et « prendre la température »

    Un bilan, des conférences !

    2008-2017 : 10 éditions de Parole d’ours au plus près de la population pyrénéenne et des gens de passage pour informer et « prendre la température » au sujet de l’acceptation sociale de l’ours.

    10445 personnes interrogées depuis 2008 – plus d’un million de brochures informatives et objectives diffusées sur l’ensemble des Pyrénées en 10 éditions.

    Au fil des années, le programme « Parole d’ours » a pu mettre en évidence l’évolution graduelle des mentalités sur le terrain :

    Victimes, nous aussi, de la propagande anti-ours, notre appréhension initiale a été définitivement balayée dès les premiers jours de la 1ère édition du programme par un excellent accueil sur le terrain, jamais démenti depuis. Chaque été, nous avons ainsi réussi à déjouer les tentatives de censure d’une minorité d’opposants tentant à tout prix de faire de l’ours un sujet brûlant voire tabou dont il ne fallait parler que pour le condamner.

    Au contraire, conformément à ce que montraient les sondages officiels, nous avons constaté jour après jour, années après années, ce que nous savions déjà : partout dans les Pyrénées, nous n’avons trouvé que de fortes majorités favorables à l’ours.

    Puis, Parole d’ours nous a permis de révéler les signes d’une réelle « ré »- appropriation de l’ours par les Pyrénéens et les Français, nous avons même pu souligner combien les uns comme les autres sont dans l’attente de décisions politiques responsables et cohérentes en faveur du sauvetage effectif de l’ours.

    Des avancées concrètes en faveur de l’ours sont en effet attendues pour un meilleur état de conservation de l’espèce compte tenu de la situation critique actuelle et de l’état très préoccupant de la situation des Pyrénées occidentales (Pyrénées Atlantiques et Hautes Pyrénées : 1 à 3 ours mâles en tout et pour tout).

    A l’occasion de cette 10ème édition de terrain, la population interrogée, notamment locale, n’était dans l’ensemble plus dupe, ni de certaines dérives médiatiques, ni des outrances répétées de quelques éleveurs systématiquement opposés au plantigrade, révélant même un certain niveau d’exaspération grandissante des habitants et des visiteurs des Pyrénées à se voir ainsi « pris pour des moutons ».

    Cette année, sur Parole d’ours, quelques nouveautés avec notamment : une brochures complète « L’ours en France » à jour des dernières données scientifiques sur le suivi du plantigrade – un dépliant adressé « Aux commerçants et professionnels du tourisme » pour leur proposer un retour sur ces 10 sessions de Parole d’ours – un dépliant sur « Le retour du loup dans les Pyrénées » diffusé cet été pour la première fois – et un programme de conférences-débats prévues à compter de cet automne et pour l’année 2018 (programme détaillé pour les premières en bas de ce CP).

    La majorité des personnes rencontrées sur ces 10 éditions de Parole d’ours nous a démontré un réel désir d’être « justement » informée et documentée au sujet de l’ours dans les Pyrénées. Les derniers verrous en terme de désinformation sont ceux relatifs au pastoralisme et aux idées reçues voire erronées à son égard. C’est en tout cas, ce que fait ressortir l’analyse du questionnaire de terrain réalisé cette année.

    Force est de constater que 10 éditions de programme d’information et de communication sur l’ours dans les Pyrénées, ont contribué à « libérer la parole autour de l’ours ». Ce travail militant de longue haleine donne une « photographie » de l’évolution des mentalités à moyen terme ainsi que des clés pour améliorer et ajuster notre travail de sensibilisation.

    Parole d’ours contribue à construire un socle solide de citoyens bien informés et sensibilisés, base nécessaire pour obtenir enfin les décisions qui permettront de sauver effectivement l’espèce.

    Notre Ministère de la Transition Écologique et Solidaire ainsi que notre gouvernement doivent être « responsables » du sort de l’ours dans les Pyrénées et agir en conséquence.

    Nous ne voulons pas, nous citoyens français, citoyens de la Terre, protecteurs de la nature, que ceux qui nous suivront, assument les erreurs que nous sommes en train de commettre, faute d’action. Il est encore temps, maintenant, d’agir pour achever le sauvetage de l’ours dans les Pyrénées. Il reste peu à faire en réalité, mais ce qui reste à faire est essentiel pour terminer honorablement le travail commencé en 1996, 1997, 2006 et 2016, années de lâchers d’ours.

    Comme le disait la ministre responsable des lâchers d’ours en 2006 : « Reporter sur d’autres (…) la responsabilité de sa conservation, c’est travailler sans le dire à sa disparition. »

    Seule une vraie volonté politique et des actes concrets feront enfin la différence avec cette triste décennie d’inaction coupable : elle porte le risque de l’extinction de l’espèce à moyen terme comme l’expertise scientifique de référence du MNHN le clame depuis 2013.

    Conférences-débats : « 10 éditions de Parole d’ours de 2008 à 2017 : L’acceptation sociale autour de la problématique de l’ours dans les Pyrénées ».

    Ces conférences-débats animées par Ferus, sont une manière de proposer « un retour » de ces 10 éditions de Parole d’ours auprès de la population locale et des acteurs du territoire qui contribuent à la diffusion de l’information chaque été.

    Notre programme de conférences-débats gratuites commencent ce vendredi 20 octobre 2017, à Arbas, Salle de la Marie, à 18h30. Une deuxième aura lieu samedi 21 octobre, à Massat, 14h30. Pour les autres dates, qui seront ajoutées au fur et à mesure, vous pouvez consulter la rubrique « Ferus→ Agenda et sorties » sur notre site internet www.ferus.fr

    Lien vers :

    => Dossier de presse « Parole d’ours 2008-2017-Spécial 10 éditions »Exclusif !

    => Agenda de Ferus – pour connaître les prochaines dates de conférences-débats

    => Pour en savoir plus sur Parole d’ours:  « bénévolat → Parole d’ours »

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  • Loups abattus en Savoie : la justice donne raison aux associations

    17 octobre, par Elsa Asso FERUS

    aspasferusonevoice

    loups abattages

    Photo © Anthony Kohler

    Communiqué de presse, ASPAS, FERUS, One Voice, 16 octobre 2017

    Après la louve illégalement abattue dans la Drôme (voir –> ICI), le Tribunal administratif de Grenoble vient, une nouvelle fois, de donner raison à l’ASPAS, FERUS et One Voice, en déclarant illégal l’arrêté du préfet de la Savoie du 10 septembre 2015 (Lire l’ordonnance). Cet arrêté autorisait l’abattage de 6 loups par « tir de prélèvement renforcé » valable 6 mois sur les massifs de Belledonne, Maurienne et Thabor.

    Le juge des référés de Grenoble, saisi en urgence en 2015, avait refusé à l’époque de suspendre ce permis de tuer. 3 des 6 loups « tuables » avaient ainsi rapidement été abattus par des chasseurs au cours de battues au grand gibier : un mâle adulte le 17 octobre 2015 à Saint-Colomban-des-Villards, un jeune mâle le lendemain à Saint-André en Maurienne et un louveteau le 5 décembre à Valmeinier.

    Le Tribunal administratif suit aujourd’hui notre argumentation : ce tir de prélèvement n’était pas justifié, ces loups ont donc été abattus illégalement. L’ASPAS, FERUS et One Voice demanderont réparation du préjudice écologique subi.

    Le juge administratif rappelle ainsi que des battues aux loups ne peuvent pas être autorisées si tout n’a pas été mis en œuvre pour protéger les troupeaux exposés à un risque de prédation. Il existe en effet des moyens de protection des troupeaux ainsi qu’une gradation des tirs que les préfets peuvent autoriser. Ces tirs ne visent à tuer des loups, espèce protégée, qu’en dernier recours, et uniquement si des dégâts persistent malgré la mise en œuvre de tous les moyens de protection et de tirs de défense préalables.

    Plus qu’illégale, la mort de ces loups a aussi été inutile ! Ainsi, les attaques ont été plus nombreuses après l’exécution de ces loups : 181 attaques faisant 848 victimes du 1er janvier au 15 octobre 2015, contre 229 attaques faisant 1 300 victimes l’année suivante sur la même période (source : DREAL Auvergne-Rhône-Alpes – Données sur les dommages : comparatif 2016, 2015 et 2014 du 1er janvier au 15 octobre).

    Tuer des loups ne permet pas de faire baisser les dégâts, c’est un constat relevé également par l’expertise commandée au Muséum National d’Histoire Naturelle et à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, la solution n’est donc pas l’abattage !

    Pour permettre une cohabitation entre la biodiversité faunistique et le pastoralisme, un changement profond des pratiques d’élevage et du système de subventionnement français -qui n’incite actuellement pas suffisamment aux bonnes pratiques de certains éleveurs- est nécessaire.

    L’ASPAS, FERUS et One Voice renouvellent leur demande de mettre fin aux tirs de loups, et de supprimer les indemnisations versées aux éleveurs qui ne protègent pas leurs bêtes.

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  • Un rare loup du Mexique abattu par l’administration Trump

    16 octobre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    loup du mexiqueEn août, un loup du Mexique a été abattu aux USA, dans l’est de l’Arizona, par des agents du Département de l’Agriculture. C’est la première fois en 10 ans que le gouvernement américain fait abattre un loup du Mexique suite à des prédations sur du bétail.

    Pour le Center for biological diversity, qui a toujours promu le retour du loup du Mexique, l’administration Trump a agit ainsi pour des considérations politiques vis-à-vis de l’industrie de l’élevage. Pour l’ONG, c’est un recul inutile. Elle plaide pour davantage de mesures de protection des troupeaux et pour que les éleveurs ne laissent plus dans la nature les animaux morts qui attirent les loups. Elle indique par ailleurs que de plus en plus de recherches montrent que les tirs de loups ne résolvent pas la prédation sur les troupeaux sur le long terme.

    Le tir du loup a été tenu secret les premiers temps avant que certains agents ne le dénoncent.

    Si le Département s’est défendu en indiquant qu’il suivait le plan de gestion du loup actuel et qu’il n’avait reçu aucune nouvelle direction de l’administration Trump, il est vrai qu’aucun loup n’a été abattu pour cause de prédation pendant les mandats de Barack Obama (2 loups ont toutefois été abattus pour comportement trop familier).

    C’est le 15ème loup du Mexique abattu par le gouvernement depuis que le programme de réintroduction a commencé en 1998. Des douzaines d’autres loups ont été par ailleurs retirés de la nature et placés en captivité (4 adultes et 4 louveteaux en 2017).

    Le loup du Mexique (Canis lupus baileyi, une sous-espèce rare du loup gris) a été poussé au bord de l’extinction quand, en 1915, un programme fédéral avait pour but de tuer chaque loup de l’Ouest américain. En 1950, le programme fut étendu au Mexique. Lorsque le loup du Mexique fut placé sur la liste des espèces en danger dans les années 1970, seuls 5 loups purent être capturés pour commencer un programme de reproduction en captivité en urgence. Les réintroductions (issues également de 4 autres loups qui étaient déjà en captivité) commencèrent dans le sud-ouest américain en 1998 et au Mexique en 2011.

    Début 2017, seuls 113 loups mexicains ont été recensés à l’état sauvage, un chiffre qui aurait pu être bien supérieur si tant de loups n’avaient pas été tués ou retirés de la nature par le gouvernement, principalement pendant l’administration Bush.

    Source : Center For Biological Diversity

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  • Nicolas Hulot répondu au député très anti-loup Pierre Morel A L’Huissier

    13 octobre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    hulotCe 2 octobre 2017, le ministre Nicolas Hulot a répondu au député Pierre Morel A L’Huissier. Ce député lozérien (Les Républicains) est bien connu pour ses positions très anti-loup. Il s’en est pris par ailleurs à notre association à deux reprises en interpellant Ségolène Royale en 2015 et 2016 à l’Assemblée Nationale, accusant notamment FERUS d’utiliser de l’argent public pour attaquer en justice les arrêtés de tir de loups (ce qui est faux, nous vivons principalement de dons et adhésions).

    Dans son courrier, Nicolas Hulot pointe la fragilité de la population de loups en France et indique privilégier les solutions alternatives aux tirs de loups comme les moyens de protection des troupeaux. Il cite d’ailleurs l’efficacité de ces derniers en mentionnant le rapport Terroïko. Il conclut en précisant que « la France, qui invite les pays, d’Afrique en particulier, à mettre en place toutes les mesures pour préserver les grands mammifères, doit être en mesure de son côté de montrer l’exemple dans la préservation de ce grand prédateur, en facilitant sa cohabitation avec les systèmes d’élevage ». Aucun ministre, à ce jour, n’avait osé écrire ou dire de telles choses.

    C’est pour nous un courrier réellement encourageant, une vraie volonté de réflexion, de recherche de solutions et un vrai désir de protéger l’espèce. Mais nous restons attentifs et attendons que les actes soient mis en concordance avec les paroles.

    Le courrier de Nicolas Hulot ==>> ICI

     

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