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Ferus.org

Site de l’association FERUS (ex Groupe Loup france)

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  • Le chacal doré est arrivé en France !

    15 décembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Chacal doré en Haute-Savoie en automne 2017. Photo FDC 74

    C’est une bonne nouvelle pour les amoureux d’une nature riche et diversifiée. Cet automne, les pièges-photos de la Fédération de chasse de Haute-Savoie ont photographié à deux reprises dans le Chablais… un chacal doré (Canis aureus) ! Le lieu exact n’a pas été révélé. L’identité de l’animal a été confirmée par l’Université de Genève. Nous attendons la confirmation par l’ONCFS. C’est la première preuve formelle de présence de l’espèce en France. Cette arrivée, suite à une expansion naturelle, était attendue et souligne les mouvements de colonisation spontanée de la faune partout dans le monde, la France n’échappant pas à la règle. Ces dernières années, l’espèce avait été observée dans plusieurs pays d’Europe de l’ouest, notamment en Suisse, fournissant les données les plus à l’ouest et les plus proches de la frontière française.

    Le chacal doré est une espèce de canidé dont l’aire de distribution s’étend du sud-est de l’Asie à l’Europe, en passant par le Moyen-Orient. En Europe, sa population la plus importante se situe en Bulgarie (quelques dizaines de milliers d’individus). L’espèce était initialement décrite en Afrique de l’Est et du Nord. Cependant, les dernières études génétiques suggèrent que ces populations africaines appartiennent à une autre espèce, Canis anthus, plus apparenté au loup gris (Canis lupus) qu’au chacal doré. L’origine du chacal doré en Europe est ancienne et l’espèce ne peut donc pas être qualifiée d’espèce envahissante.

    Il semblerait que la diminution des populations de loups (Canis lupus) et la contraction de l’aire de distribution de ce dernier à partir du XIXe siècle soit à l’origine de l’expansion du chacal doré. Les changements environnementaux tels que la fragmentation des massifs forestiers et l’interdiction des campagnes d’empoisonnement à grande échelle ont pu aussi favorisé son expansion.

    Génétiquement, le chacal doré est plus proche du loup gris mais d’un point de vue écologique, il est sensiblement plus proche du renard roux, notamment d’un point de vue du régime alimentaire.

    Son statut juridique est inexistant en France pour le moment. Il n’est pas sur la liste des espèces protégées (comme le loup à son retour en 1992) mais n’est pas non plus sur la liste des espèces gibier : il ne peut donc pas être chassé. Au niveau européen, l’espèce est listée dans l’annexe V de la Directive Habitats et n’est donc pas strictement protégée.

    Pour en savoir plus sur le chacal doré, interview avec Nathan Ranc, spécialiste de l’espèce :

    logo-chacal-dore-europe

  • Plan loup 2018-2023 : un plan « mouton » sans solution

    15 décembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Morgane Bricard

    Communiqué de CAP Loup, 14 décembre 2017

    Le nouveau « plan loup » dévoilé par l’État prévoit de continuer les abattages de loups, sans améliorer la protection des troupeaux contre la prédation.

    Présentés le 12 décembre, les projets d’arrêtés ministériels encadrant les tirs de loups et de « Plan national d’actions 2018-2013 sur le loup et les activités d’élevage » n’apportent pas de rupture avec la politique clientéliste mise en œuvre depuis plusieurs années dans ce dossier.

    Quarante loups pourront être abattus en 2018, comme en 2017, sans garantie que ce « plafond » ne soit pas rehaussé ! Pourtant, l’État sait que ces tirs sont contraires à la notion d’espèce strictement protégée, mettent en péril la croissance naturelle de la population de loups, et s’avèrent totalement inefficaces en terme pastoral, car ils ne font pas baisser la prédation sur les troupeaux insuffisamment protégés. Prévus comme solution de facilité politique pour tenter de calmer les éleveurs, ces abattages n’ont même pas cet effet escompté, car la prédation continue.

    Sous la pression des éleveurs, l’État semble reculer sur une des rares mesures de bons sens qu’il avait envisagé cet été suite à nos demandes depuis des années : n’indemniser l’éleveur, en cas de prédation imputée aux loups, que si celui-ci avait mis en place des moyens de protection du troupeau. Si l’État ne change pas d’avis dans les prochaines semaines, il refusera donc de contrôler le bon usage de l’argent public et continuera d’indemniser les éleveurs sans aucune condition, alors que la protection des troupeaux est elle-même subventionnée, en plus des subventions ordinaires à l’élevage.

    L’autorisation déjà largement accordée aux éleveurs d’abattre des loups (« tirs de défense ») sera encore élargie : plus loin des troupeaux, et systématiquement avec des fusils plus performants (à canon rayé). Une petite avancée concerne l’abattage des loups hors du contexte de prédation sur le bétail, c’est-à-dire la chasse aux loups (« tirs de prélèvements ») : elle ne sera plus autorisée toute l’année mais surtout en automne-hiver. Cette politique de tirs devrait être totalement bannie !

    Enfin, ce plan n’apporte aucune garantie sur l’amélioration des techniques de protection des troupeaux, ni sur le développement de méthodes non létales d’effarouchement des loups. Ce sont pourtant ces moyens qui permettraient de faire baisser la prédation et d’instaurer une réelle cohabitation.

    Les associations de CAP Loup

  • Plan loup 2018-2023 : toujours des tirs (et quelques avancées)…

    14 décembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Morgane Bricard

    Ce mardi 12 décembre avait lieu la dernière réunion relative au projet de plan loup 2018-2023. FERUS y a assisté

    La dernière mouture du projet propose des points positifs, notamment sur le suivi du loup, la recherche et les moyens de protection des troupeaux. FERUS a largement contribué à ces avancées, demandées depuis des années. Parmi elles, la conditionnalité des moyens de protection des troupeaux pour les indemnisations

    Mais les tirs de loups sont toujours là. Bien qu’inutiles, voire contre-productifs, pour la protection des troupeaux, les pouvoirs publics cèdent encore aux lobbies agricoles. Une quarantaine de loups pourront de nouveau être abattus en 2018. Opposé à cette politique de tirs honteuse, FERUS a quitté la séance lorsque ce point a été abordé.

    Le projet de plan loup sera soumis à la consultation du Conseil National de Protection de la Nature puis publié début 2018. Il y aura également une consultation publique. Nous vous tiendrons informés.

    FERUS précise que les associations de protection de la nature sont présentes à titre consultatif. Notre présence ne valide ni ne cautionne ce projet de plan loup 2018-2023.  

  • Dernières nouvelles des ours de l’année

    11 décembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Un ours en Ariège (novembre 2017). Photo ONCFS

    L’Écho des tanières n° 40, le bulletin mensuel du Réseau Ours Brun, vient de paraître (à télécharger ci-contre) avec le bilan des activités de recherche sur le terrain, la cartographie et les informations diverses du mois de novembre 2017.

    Les photos et vidéos automatiques de novembre 2017 viennent également d’être diffusées sur la chaîne Youtube de l’ONCFS (ci-dessous).

    Extrait :

    Le faible nombre d’indices collectés suggèrent que les ours ont fortement diminué leur niveau d’activité ce mois-ci. Cette baisse d’activité précoce pourrait s’expliquer par les premières neiges et chutes des températures en novembre, ainsi que par la faible disponibilité en nourriture (notamment fruits secs), qui pourraient les avoir poussés à entrer plus tôt en tanière.

    Photos et vidéos automatiques d’ours bruns dans les Pyrénées françaises, novembre 2017 :

     

    Archives photos / vidéos depuis 2011 ==>> ICI

    Archives L’Écho des Tanières depuis 2013 ==>> ICI

  • Les associations environnementales ne participeront pas aux Etats Généraux de l’opposition à l’ours

    8 décembre, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Ours en Ariège (2013). Photo ONCFS

    Coordination Cap Ours, communiqué du 8 décembre 2017

    Les associations environnementales ne participeront pas aux Etats Généraux de l’opposition à l’ours

    Les associations environnementales, y compris celles qui ont été invitées pour donner une illusion d’ouverture, ne participeront pas au simulacre de dialogue baptisé « Etats Généraux du Pastoralisme » organisé samedi 9 décembre par le Conseil Départemental et la Chambre d’Agriculture de l’Ariège.

    Nous sommes et restons attachés au dialogue et à la concertation, mais les conditions ne sont là absolument pas réunies pour espérer un travail objectif, constructif et respectueux des positions de chacun.

    Sur la forme, les organisateurs font preuve d’une grande hypocrisie

    • d’organiser ces Etats généraux sans associer à leur préparation une réelle pluralité d’acteurs, et sans assurer cette pluralité parmi les intervenants, ceci alors que ces mêmes organisateurs boycottent toutes les réunions de concertation depuis 10 ans (du Groupe National Ours en 2008 jusqu’à la réunion organisée par la Préfète de l’Ariège en septembre dernier).
    • de prétendre faire un bilan du retour de l’ours alors qu’ils s’acharnent à le rendre négatif depuis 20 ans :

    – refus de former les bergers à la protection
    – dénigrement des moyens de protection et dissuasion de les utiliser
    – détournement du système d’indemnisation des dégâts
    – sabotage des actions de valorisation de la présence de l’ours (Broutard & Automnales du Pays de l’Ours …)
    – négation des avancées évidentes permises grâce à la présence de l’ours : financement des salaires des bergers, de la restauration des cabanes, des moyens de protection des troupeaux, modernisation des conditions de vie et de travail des bergers en montagne …

    • d’organiser dans la précipitation des Etats Généraux orientés contre l’ours afin de contrer l’initiative lancée par la
      députée Bénédicte Taurine qui menaçait d’être plus objective.

    Sur le fond,

    • Le Pastoralisme n’est qu’un aspect de l’Agriculture de montagne, sans doute pas le plus problématique.
    • L’ours n’est pas LE problème ni de l’Agriculture de montagne, ni-même du pastoralisme, comme des voix internes au milieu agricole le rappellent régulièrement (souvent discrètement par crainte de représailles). Il est d’ailleurs étonnant de constater, ce que chacun peut faire, qu’aucun des documents sérieux sur l’agriculture pyrénéenne disponibles sur les sites internet des Chambres d’Agriculture ne mentionne la présence de l’ours comme un problème majeur pour la filière …
    • Les moyens de la cohabitation existent. Ils sont financés en quasi-totalité par l’Etat et sont efficaces, quand onveut bien les utiliser. Les preuves sont nombreuses, que ce soit dans les Pyrénées ou à l’étranger.
    • En focalisant sur l’ours, érigé en bouc-émissaire, les organisateurs essaient de détourner l’attention des vraies questions et de se dédouaner de leurs responsabilités dans la crise de l’agriculture de montagne dont ils sont au moins coresponsables et qu’ils sont incapables de résoudre.

    En aucune manière les associations environnementales ne cautionneront une initiative dont le contenu et les intervenants sont entièrement orientés contre l’ours. En l’état, ces « Etats généraux du pastoralisme » ne sont qu’une réunion d’opposants à l’ours et un procès à charge dont les conclusions sont déjà écrites.

    Les associations environnementales restent disponibles pour travailler avec toutes les structures qui feront preuve d’un minimum d’ouverture et de respect.

    Les associations membres de la coordination Cap Ours :
    Altaïr Nature, Animal Cross, Association Nature Comminges (ANC), Comité Écologique Ariégeois (CEA), Conseil
    International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), Ferus (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds
    d’Intervention Eco-Pastoral – Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), France Nature
    Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi- Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Nature
    Midi-Pyrénées, Pays de l’Ours-Adet, Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest –
    Pyrénées Atlantiques (SEPANSO 64), Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN), Société Française pour l’Etude
    et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

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