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Articles

  • Consultation publique : une large majorité contre l’effarouchement des ours

    11 juillet, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Photo Anthony Kohler

    Du 21 mai au 14 juin 2019, une consultation publique proposait aux citoyens de donner leur avis quant à un projet d’arrêté pour effaroucher les ours (plus d’infos ==>> ICI).

    Sans surprise, et comme pour les consultations publiques sur le loup, une très large majorité s’est opposée au projet : 95 % des 1543 contributions.

    Certains contributeurs ont notamment été « choqués » par la non prise en compte de l’avis du CNPN et des associations de protection de la nature et ont exprimé le fait que leur avis ne serait sans doute pas pris en compte comme d’habitude. La valeur patrimoniale de l’ours a régulièrement été citée et les contributeurs ont souvent pointé l’insuffisance des moyens de protection des troupeaux.

    La synthèse de la consultation met également en avant la mobilisation des associations de protection de la nature.

    « Les opposants au projet d’arrêté reprennent les messages portés par les associations et mettent en avant la fragilité de l’ours et l’inadéquation des mesures d’effarouchement » (synthèse  de la consultation publique sur le projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

    Synthèse de la consultation == >> ICI.

     

  • La conservation du loup en plaine lorraine

    5 juillet, par Sandrine Andrieux association FERUS

    2 pétitions à signer :

    Vous pouvez également exprimer au préfet de Meurthe-et-Moselle votre opposition, avec courtoisie, au tir de ce loup en lui écrivant ==>> ICI.

    Communiqué de presse ASPA Vosges / Groupe d’Études des Mammifères de Lorraine (GEML) / FERUS / Flore 54 / Association de Sauvegarde et de Promotion de la Forêt de Haye

    La conservation du loup en plaine lorraine

    Depuis son retour en Lorraine, le Loup dit de la plaine, spontanément installé dans la plaine lorraine aux frontières des Vosges, de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse ne semble pas être bienvenu dans notre région. La presse régionale se fait l’écho des attaques aux troupeaux de moutons et des difficultés des éleveurs à survivre face à cette menace. Les pouvoirs publics et les médias présentent ce loup comme « anormal« , du fait de ses attaques et des dégâts qu’il commet.

    Pourtant, à notre connaissance, aucune étude scientifique n’a été menée pour comprendre le comportement prédateur de cet animal et en limiter les effets. Ce loup évolue dans un contexte particulier (milieu de plaine, grandes forêts giboyeuses, divers dérangements de la faune, …), et fait face à multitude de troupeaux de moutons, allant d’une dizaine de têtes à plusieurs centaines. Ces caractéristiques ne se rencontrent pas dans d’autres secteurs habités par les loups en France.

    En Lorraine, la pratique d’un élevage ovin extensif participe à l’ouverture des paysages et donc à l’expression d’une biodiversité particulièrement riche. L’objectif est donc bien de permettre la coexistence du prédateur et de l’élevage ovin dans notre région. Toutefois, de nombreuses observations montrent que l’usage de clôtures et de pratiques d’élevage adaptées, empêchent ou réduisent de façon drastique les attaques (et à l’inverse que les attaques se produisent sur des troupeaux mal protégés). Le Loup, est une espèce protégée par la Convention de Berne (1979) et par la directive européenne relative à la conservation des habitats naturels (1992). Ces deux textes interdisent toute forme de « mise à mort intentionnelle » du Loup. Néanmoins, la réglementation prévoit la possibilité de déroger dans le cadre de la prévention de dommages importants au bétail, si et seulement s’il n’existe pas d’autre(s) solution(s) satisfaisante(s), et que la dérogation ne nuit pas à la survie de la population concernée. Des solutions sont présentées au sein du Plan National d’Actions 2018-2023, notamment la mise en place de mesures de protection par les éleveurs. Ces mesures conditionnent notamment les aides de l’État et les autorisations de tirs si des attaques se produisent en dépit des protections.

    Pourtant, l’État prépare un arrêté permettant le tir d’élimination de ce loup, en dépit du travail conduit sur le terrain par des éleveurs et par des associations de protection de la nature pour permettre une cohabitation pacifique du loup et de l’élevage ovin.

    Le retour du Loup est le symbole de la restauration de la biodiversité dans notre région. Pour les associations signataires, il n’est pas question de laisser détruire cet animal. Ces associations appellent donc tous les défenseurs de la biodiversité à les rejoindre pour s’opposer à cette destruction. Les personnes qui partagent ces vues et souhaitent que l’histoire du loup et de l’élevage continue à s’écrire, sont invitées à rejoindre les associations signataires ou à participer aux actions qui sont lancées sur les sites web et les réseaux sociaux.

  • La Gazette des grands prédateurs n° 72 (juillet 2019)

    4 juillet, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Juillet 2019

    Éditorial par Jean-Marc Neumann

    Ils peuplaient jadis montagnes, forêts et plaines. Traqués et exterminés, ils avaient disparu par la faute de l’homme.

    Ours, loups et lynx repeuplent désormais nos espaces.

    Des espèces sauvages « clés de voûte », indispensables aux équilibres naturels et emblématiques de la biodiversité.

    Selon les 150 scientifiques de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale pour la biodiversité) réunis à Paris du 29 avril au 4 mai 2019 pour validation par 132 pays de leur première évaluation scientifique sur l’état mondial de la nature, nous sommes entrés dans la 6e extinction massive touchant près de 75% des espèces !

    Le retour, en France et ailleurs en Europe, des grands prédateurs est une bonne nouvelle pour la biodiversité mais également pour l’homme.

    Ces animaux, par la fascination qu’ils exercent sur l’Homme, peuvent générer un formidable développement économique dont les montagnes ont un impérieux besoin.

    Oui, pastoralisme et grands prédateurs peuvent coexister pour autant que l’homme en ait la volonté et qu’il accepte la présence de cette faune sauvage.

    Hélas, nos élus sont encore trop souvent soumis à des lobbys qui se dressent contre leur présence. Ils les écoutent pour des motivations purement électorales et souvent, hélas, surenchérissent. Ainsi, le Président de la République a lancé à des éleveurs de vaches gasconnes lors du salon de l’agriculture en février que « Vous effarouchez les ours et vous prélevez les loups ».

    S’agissant des loups, il a par ailleurs annoncé que « le ministère a pris des dispositions très claires pour adapter le niveau des prélèvements, et passer de 10-12% à 17-19% » (voir p.10).

    De tels propos hypothèquent notre volonté de préserver la biodiversité et sont contraires à nos engagements juridiques internationaux.

    Ils accréditent en outre l’idée que les grands prédateurs représentent une « calamité » qu’il faut effaroucher ou réguler par voie de prélèvements pour limiter les conséquences sur les activités humaines. Le pastoralisme a certes encore sa place dans nos montagnes mais il doit évoluer, s’adapter et accepter la cohabitation, il n’a pas le choix.

    Par ailleurs, le 11 avril dernier, les sénateurs ont adopté plusieurs amendements « pro-chasse » au projet de loi créant l’Office Français de la Biodiversité (auquel on ajouterait « et de la chasse » consacrant ainsi la mainmise des chasseurs sur la biodiversité) dont plusieurs visant les loups. Le dernier mot reviendra cependant à l’Assemblée nationale dont on peut espérer qu’elle sera plus raisonnable.

    Il nous faut impérativement changer de paradigme. Il en va de la biodiversité et donc de notre propre avenir. Il nous faut cohabiter de façon apaisée avec la vie sauvage et les grands prédateurs. Nous devons en quelque sorte élaborer une « copropriété écosystémique » des territoires entre l’Homme et la faune sauvage.

    La biodiversité est notre « cathédrale vivante » que l’on ne pourra pas reconstruire si elle venait à disparaître.

    Jean-Marc Neumann, juriste/chargé d’enseignement en droit de l’animal

    Sommaire :

    • Réseaux locaux / boutique / vie associative
    • Actus loup. Le glas du loup ? Par Sandrine Andrieux
    • Actus Ours. Après le temps des lâchers, vient le temps des contreparties. Par Sabine Matraire
    • Actus lynx. Des plans d’action et un programme de bénévolat. Par Olivier Guder
    • Point sur  la population d’ours dans les Pyrénées. Par Sabine Matraire
    • J’ai photographié les louveteaux du Ventoux. Par Lenny Vidal
    • Le lynx, cet inconnu. Par Jean-Claude Génot et Annik Schnitzler
    • Actus monde
    • Canis lupus / Canis familiaris, quand leurs chemins se croisent. Par Patrice Van Oye.
    • Une nuit avec les gloutons. Par Leslie Blanchet.
    • Pour vire heureux, vivons cachés. Par Pierre Peyret
    • Rumeurs d’hybrides. Par Raphaël Larrère
    • Galerie. Loups dans les Abruzzes. Philippe Beranger

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    Contactez la rédaction : gazette@ferus.org

  • Comprendre et gérer la proximité loups / humains

    4 juillet, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Ce texte est la traduction faite par CAP Loup d’un document publié en anglais en mars 2019 sous le titre « Management of bold wolves » (gestion des loups audacieux) par le LCIE (Initiative européenne pour les grands carnivores), un organisme indépendant regroupant des spécialistes du loup.Une synthèse des situations types et des réponses à apporter est donnée dans le tableau du LCIE en fin de document.

    Télécharger ==>> ICI.

    Document d’origine, en anglais ==>> ICI.

  • L’Echo des Tanières n° 49 : 4 portées de l’année détectées

    2 juillet, par Sandrine Andrieux association FERUS

    Ourse et ses oursons de l’année en Ariège, juin 2019

    L’Écho des tanières n° 49 / 1er semestre 2019, le bulletin du Réseau Ours Brun, vient de paraître (à télécharger ICI) avec le bilan des activités de recherche sur le terrain, la cartographie et les informations diverses du 1er semestre 2019.

    Les photos et vidéos automatiques de ce semestre viennent également d’être diffusées sur la chaîne Youtube de l’ONCFS (ci-dessous).

    En bref :

    L’aire de répartition confirme son extension vers l’est où plusieurs indices ont été relevés dès la fin mars, entre la Haute Ariège, l’Aude et les Pyrénées Orientales. A l’ouest des Pyrénées, des indices d’activité ursine ont été relevés dès le début janvier en vallée d’Ossau. Au mois de juin, les dernières observations de l’ourse Sorita permettent de confirmer la disparition de ses 2 oursons. Dans les Pyrénées centrales, au moins 3 portées différentes (2 oursons de l’année chacune), ont été repérées entre la France et l’Espagne, totalisant ainsi pour le moment au moins 4 portées pour 8 oursons (dont 2 disparus) sur l’ensemble des Pyrénées. Les oursons nés et détectés en 2018 semblent également avoir survécu à leur 2ème hiver.

     

    Photos et vidéos automatiques d’ours bruns dans les Pyrénées françaises, 1er semestre 2019:


    Archives photos / vidéos depuis 2011 ==>> ICI

    Archives L’Écho des Tanières depuis 2013 ==>> ICI

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