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  • Ours : images juillet 2017 + Echo des Tanières 36 en ligne !

    16 août, par Elsa Asso FERUS

    echo36

    Ourson de l'année, Melles (31) © Equipe Ours / ROB

    Ourson de l’année, Melles (31) © Equipe Ours / ROB

    L’Écho des tanières n° 36, le bulletin mensuel du Réseau Ours Brun, vient de paraître (à télécharger ci-contre) avec le bilan des activités de recherche sur le terrain, la cartographie et les informations diverses du mois de juillet 2017.

    Les photos et vidéos automatiques de juillet 2017 viennent également d’être diffusées sur la chaîne Youtube de l’ONCFS (ci-dessous).

    « Pour 2017, au moins 2 portées ont été détectées avec certitude à ce jour. Néanmoins, il faut attendre les résultats de la génétique pour savoir si la portée de 2 oursons, photographiée fin juin en Catalogne, est la même que celle observée à Ustou (09) le 17 juin lors d’un comptage d’isards. Il en est de même pour la portée d’un ourson photographiée le 24 mai, à la limite de Fos (31) et Canejan (Val d’Aran), et cet ourson, filmé seul, le 08 juin sur Melles (31). »

    Photos et vidéos automatiques d’ours bruns dans les Pyrénées françaises, juillet 2017 :

    Archives photos / vidéos depuis 2011 ==>> ICI

    Archives L’Écho des Tanières depuis 2013 ==>> ICI

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  • Trentin : l’ourse KJ2 a été abattue

    16 août, par Elsa Asso FERUS

    ripkj2Rappel des faits / juin 2015 : L’ourse KJ2, suitée de ses 3 oursons, avait attaqué un homme de 45 ans alors qu’il faisait son jogging avec son chien sur la commune de Cadine, dans le Trentin, au nord de l’Italie. Il s’agissait en fait d’une charge d’intimidation visant à protéger sa progéniture, un comportement naturel chez l’ours. La présence du chien a aussi motivé l’agressivité de l’ourse, les spécialistes estiment même que c’était lui qui était visé, et non le joggeur qui le tenait en laisse. Un arrêté avait été pris par le président de la province autonome du Trentin pour autoriser sa capture et/ou sa destruction, suscitant la colère des associations de défense du plantigrade. L’ourse avait finalement bénéficié d’un sursis et avait été laissée en liberté.

    Lire -Italie : une ourse capturée dans le Trentin après avoir défendu ses oursons?

    Faits juillet 2017 : Le 22 juillet 2017, une personne se promenant également avec un chien a été attaquée par l’ourse KJ2, suitée de 2 oursons. Selon nos informations, le comportement agressif de l’ourse a semble-t’il été de nouveau provoqué par le chien.

    Le gouverneur de la province de Trente, Ugo Rossi, a ordonné l’abattage de cette ourse et KJ2 a finalement été tuée le 12 août 2017.

    Les associations locales de protection de la nature, mais semble-t’il aussi nationales, ont vivement protesté, qualifiant cet acte de « meurtre barbare inutile » et lançant parfois des appels au boycott la province du Trentin. Le WWF Italie vient d’annoncer qu’il allait intenter une action en justice.

    La parlementaire Vittoria Brambilla (Parti Animaliste) a fait part de son indignation : « Il n’y avait pas de raison d’abattre KJ2, il suffisait de la capturer pour la garder en captivité. Et de toute façon, il faut créer des zones où les ours peuvent vivre leur vie d’ours sans risquer de rencontrer des hommes et des chiens. » Une grande manifestation sera organisée samedi à Trente.

    Le gouverneur de la province de Trente a toutefois rappelé son engagement en faveur de la sauvegarde de l’ours et son souhait de renforcer les actions (information, communication, prévention, suivi de la population d’ours) pour sa cohabitation avec les activités humaines.

    KJ2 rejoint l’ourse Daniza sur la liste des ours tués pour avoir eu un comportement d’ours…

    Pour info, la région du Trentin compte une cinquantaine d’ours.

    Lire -> Orsa KJ2 abbattuta in Trentino: aveva ferito un uomo

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  • Pastoralisme en zone de présence de l’ours : l’État soutient et accompagne les éleveurs

    16 août, par Elsa Asso FERUS
    © Daniel Trinquecostes

    © Daniel Trinquecostes

    Rappel des mesures d’indemnisations, de prévention et de protection des troupeaux mises en place par l’Etat pour soutenir les éleveurs confrontés momentanément à la prédation de l’ours.

    Les mesures d’urgence de l’indemnisation des dommages dus à l’ours

    La présence de l’ours dans les zones d’estives peut-être à l’origine de dégâts sur le cheptel ovin, bovin et équin. Les activités d’apiculture sont également concernées par des risques de dommages. L’ensemble des préjudices subis par la profession agricole imputables à l’ours font l’objet de procédures d’indemnisations.

    En présence d’une suspicion de prédation l’éleveur doit se rapprocher du service départemental de l’office national de la chasse et de la faune sauvage chargé de réaliser un constat avec expertise in situ pour déterminer si la responsabilité de l’ours est engagée.

    La direction départementale des territoires, sera ensuite chargée au vu des conclusions de l’ONCFS, d’instruire le sinistre selon trois types de procédures:

    1- Si le dommage est imputable à l’ours,  une indemnisation est immédiatement versée à l’éleveur suivant un barème arrêté par le préfet de région.

    2- Si la cause de mortalité est indéterminée, les éléments recueillis étant insuffisants pour établir la responsabilité de l’ours, le dossier fait l’objet d’un examen en commission d’indemnisation des dommages ours (CIDO) composée de représentants des organismes agricoles, d’élus et de représentants d’associations de protection de la nature. Sous la présidence de la préfète, cette commission est chargée de statuer sur l’imputabilité du dommage à l’ours. Si cette imputabilité ne peut pas être écartée, l’indemnisation sera accordée au bénéfice du doute.

     3- Si le le dommage n’est pas imputable à l’ours, les éléments recueillis lors de l’expertise permettant d’écarter sa responsabilité, l’éleveur informé par les services de l’État peut faire appel de la décision en CIDO à charge pour lui de fournir des arguments permettant de procéder à un nouvel examen du dossier.

    Les mesures de prévention et de protection contre les prédations

    En application des dispositifs mis en place par l’union européenne, les éleveurs bénéficient des mesures de soutien à l’adaptation de la conduite pastorale des troupeaux, soumis au risque de prédation par les grands prédateurs.

    Cette aide s’inscrit dans le cadre du programme de développement rural de Midi-Pyrénées et du cadre national pour la période 2015-2020. En cofinancement du Fonds européen agricole pour le développement rural, l’État apporte sa participation financière dans le cadre d’une opération de protection de l’environnement dans les espaces ruraux relative à la protection des troupeaux contre les grands prédateurs que sont l’ours et le loup.

    zonage-ours-2017Ce dispositif destiné à assurer le maintien de l’activité pastorale malgré la contrainte de la prédation, permet d’ accompagner les éleveurs dans l’évolution de leurs systèmes d’élevage en limitant les surcoûts liés à la protection de leurs troupeaux.
    Sont concernés par ce dispositif, les éleveurs d’ovins et de caprins faisant pâturer leurs troupeaux en zone de prédation. Les zones de prédations éligibles aux aides sont définies chaque année.

    Le préfet coordonnateur du massif des Pyrénées définit par arrêté préfectoral les zones d’éligibilité aux mesures de protection des troupeaux contre la prédation, la zone dite du cercle 1 : zone de présence du prédateur, et celle du cercle 2 : zone d’extension prévisible à court terme de la pression de prédation.

    Plusieurs types de dépenses liées à la protection des troupeaux sont éligibles dans le cadre du dispositif :

    1. Gardiennage renforcé et surveillance renforcée des troupeaux

    2. Chiens de protection des troupeaux (achat, entretien…)

    3. Investissements de matériels d’électrification et parcs électrifiés

    4. Analyse de vulnérabilité

    Chaque éleveur peut faire le choix et les combinaisons d’options les plus appropriées aux caractéristiques du mode de conduite de son troupeau.

    Si le troupeau pâture plus de 30 jours (non forcément consécutifs) en cercle 1, l’éleveur a accès à toutes les options de la mesure et il s’engage à mettre en œuvre une combinaison d’au moins 2 options parmi les options 1, 2 et 3 pour assurer la protection de son troupeau.

    Si le troupeau pâture plus de 30 jours en cercles 1 et 2, mais moins de 30 jours en cercle 1, l’éleveur a accès aux options 2 et 3 et il s’engage à mettre en œuvre au moins 1 option parmi les options 2 et 3 pour assurer la protection de son troupeau.

    Le taux d’aide est de 80% de la dépense éligible, excepté pour la réalisation d’analyses de vulnérabilité où il s’élève à 100%.

    Les renseignements sont disponibles à la Direction départementale des territoires de l’Ariège /Service Economie Agricole / Unité Pastoralisme et Modernisation.

    Source : Préfecture de l’Ariège

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  • Loup : Monsieur le Ministre, arrêtez cet engrenage de violence !

    11 août, par Elsa Asso FERUS
    © Morgane Bricard

    © Morgane Bricard

    Communiqué association FERUS, 11 août 2017

    Loup : Monsieur le Ministre, arrêtez cet engrenage de violence !

    Monsieur le Ministre Nicolas Hulot,

    Trois jeunes loups ont été abattus dans la nuit de mercredi à jeudi dans les Alpes-Maritimes. Vous, ardent défenseur de la vie sauvage, comment pouvez-vous cautionner un tel carnage ?

    Vous savez pertinemment que ces tirs sont injustes et surtout qu’ils sont sans effet sur la prédation, pouvant même l’aggraver. Ces louveteaux, cruellement tués dans le cadre d’un tir de défense renforcée, avaient-ils menacé un troupeau? Si ce fût le cas, ce troupeau était-il correctement protégé?

    Vous vous trompez si vous pensez que ces tueries calmeront les éleveurs et leur feront accepter la présence du loup en France. Ils réclameront toujours plus de tirs. Certains ne s’en cachent plus : ils veulent ni plus ni moins l’éradication de l’espèce car pour eux, le loup n’est pas compatible avec leurs activités d’élevage et sa place n’est pas la nature, mais enfermé dans un zoo…

    Votre devoir est de faire en sorte qu’ils protègent correctement leurs troupeaux pour que la cohabitation soit possible. Tout comme l’élevage, le loup a le droit d’exister.

    Plus grave encore, cette politique de tirs participe à l’engrenage de la violence. De plus en plus de coups de fusils envers une espèce protégée et des éleveurs de plus en plus violents dans leurs actions :

    • novembre 2013 : attaque des locaux de la SAPN par des éleveurs,
    • septembre 2015 : prise en otages des représentants du Parc de la Vanoise,
    • novembre 2015 : saccage des bureaux de l’ALEPE par des éleveurs,
    • août 2017 : agression physique d’un naturaliste pro-loups par des éleveurs à Sévérac le Château.

    Quelle sera la prochaine étape ?

    Il est parfaitement irresponsable de continuer dans cette voie. Un homme politique se doit d’apaiser une situation et non d’exacerber les tensions.

    En Allemagne, après avoir eu la confirmation qu’un loup avait été braconné, le ministre de l’environnement a eu ces mots :  » Je regrette profondément qu’un homme ait violemment anéanti la vie de cette créature ».

    Puissiez vous vous inspirer d’une telle déclaration…

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  • Un loup victime d’un acte de braconnage en Allemagne

    10 août, par Elsa Asso FERUS

    allemagne-carte

    © Roland Clerc

    © Roland Clerc

    Un loup avait été repêché le 8 juillet dernier dans un lac situé dans le land du Bade-Wurtemberg, au sud-ouest de l’Allemagne. Il présentait des blessures au niveau du poitrail provenant d’un projectile retrouvé dans son foie. Les premières analyses avaient permis de déterminer que ce loup venait de Basse-Saxe, il avait donc parcouru plus de 600 km avant d’atteindre la Forêt-Noire. « Je crains que le loup n’ait survécu que quelques semaines dans la région », avait alors déploré le ministre de l’environnement du Bade-Wurtemberg, Franz Untersteller.

    La dépouille avait été envoyée à Berlin pour une autopsie visant à déterminer les causes du décès. Les résultats viennent de tomber et ils sont sans équivoque : le loup a été tué par un coup de feu.

    Franz Untersteller condamne à nouveau cet acte : « Nous n’avons aucune information comme quoi le loup aurait attaqué du bétail, des moutons ou des chèvres au cours de son périple à travers le Land. Je regrette profondément qu’un homme ait violemment anéanti la vie de cette créature ».

    En Allemagne, le loup est classé parmi les espèces « strictement protégées » par la loi fédérale. La mise à mort illégale d’un individu est de ce fait passible d’une peine de 5 ans de prison ou d’une amende. Le parquet de Fribourg enquête pour retrouver l’auteur du tir.

    Il y a un an, le Bade-Wurtemberg annonçait le retour du loup dans la région. Une première, depuis 150 ans. Le loup aperçu à l’époque et qui n’a pas été revu depuis, est donné pour mort.

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