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  • Chasse 2020-2021 : 6 morts, au moins 34 blessés et des centaines de bavures

    24 mars, par aspas

    En dépit des restrictions sanitaires, la saison de chasse qui se termine aura été placée (comme, hélas, toutes les autres…) sous le signe de l’insécurité et des abus en tous genres. La veille média assurée par l’ASPAS a relevé : 6 morts par arme à feu (dont Morgan Keane, qui coupait du bois au fond de son jardin), 34 blessés (dont 2 non-chasseurs), 8 maisons et 3 voitures touchées par des balles ou du plomb, et des dizaines d’animaux de ferme ou de compagnie abattus par des fusils, victimes de pièges ou encore attaqués par des chiens de chasse…

    Il faut aussi rajouter à tout cela les innombrables incidents liés à la chasse à courre, recensés par AVA France dont la saison n’est toujours pas terminée (oui, cette barbarie est autorisée jusqu’au 31 mars !).

    La majorité de ces tragédies et divers méfaits ont eu lieu le week-end, principalement le dimanche.

    Des centaines de témoignages reçus à l’ASPAS…

    Toutes les dérives de la chasse ne se retrouvent pas à la une des journaux : c’est pourquoi l’ASPAS a décidé, dès l’ouverture générale le 15 septembre 2020, de lancer l’appel à témoignage #OSEZPARLER. En parcourant les centaines de réponses qui nous sont parvenues, nous avons tout de suite compris que d’innombrables faits-divers étaient complètement passés sous silence, la plupart du temps parce que les victimes n’ont pas osé porter plainte, par peur de représailles. C’est ainsi que pour le dossier de notre magazine Goupil n°144, réservé aux adhérents, beaucoup des témoins que nous avons sélectionnés ont souhaité garder l’anonymat.

    … et des milliers d’hectares de terrain retirés de la chasse

    La ruralité tant vantée par le monde de la chasse prend très souvent la forme d’un cauchemar pour les familles installées à la campagne qui cherchent la sérénité au contact de la nature… Voilà pourquoi l’ASPAS aide depuis plusieurs décennies les propriétaires moralement opposés à la chasse à mettre leurs terrains en refuge ASPAS : une démarche pas toujours simple, mais qui est entreprise par un nombre croissant de personnes chaque année.

    Au 9 mars 2021, 1 129 refuges ASPAS sont actifs en France, soit 11 347 hectares de nature protégée des fusils ! Pour retirer vos terrains de la chasse, cliquez ici.

    Un bilan (incomplet) des accidents et dérives de la chasse en 2020-2021

    Les quelques liens listés ci-dessous ont été glanés au cours de la saison, suite à une veille dans les médias et les réseaux sociaux. Traditionnellement, le bilan officiel diffusé par l’Office Français de la Biodiversité (diffusé au cours du printemps) informe uniquement sur le nombre d’accidents corporels : il ne mentionne ni les incidents (balles dans les maisons, les voitures…), ni les tragédies concernant les animaux domestiques.

    Accidents corporels impliquant des non-chasseurs :

    Incidents graves : 

    Animaux domestiques victimes de la chasse : 

    Lupi, tuée le 19/09/20

    Pour une réforme majeure et en profondeur de la chasse !

    Dès 2017, l’ASPAS a écrit au Président de la République Emmanuel Macron pour lui exhorter de procéder à une réforme majeure et en profondeur de la chasse en France. Au lieu de cela, M. Macron a opté pour une réforme qui favorise surtout les intérêts des chasseurs (autorisation des silencieux sur les armes, prix du permis national divisé par 2, nouveaux pouvoirs accordés aux Fédérations de chasse, etc.).

    La généralisation du port de gilets fluorescents, la pose de panneaux « chasse en cours » et la remise à niveau décennale obligatoire portant sur les règles élémentaires de sécurité sont des mesures nationales entrées en vigueur par arrêté ministériel le 5 octobre 2020. C’est mieux que rien, mais c’est largement insuffisant : les Français attendent une réforme beaucoup plus ambitieuse !

    Dans notre démocratie, il est inacceptable qu’autant de pouvoir et d’attention soient accordés à cette pratique qui concerne moins de 2% de la population.

    > Lire la proposition de réforme de l’ASPAS et signez la pétition

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  • Offre d’emploi – Comptable analytique H/F

    19 mars, par aspas

    Pour accompagner l’association dans sa croissance et permettre une plus grande autonomie des différents services de l’association vous mettrez en place la comptabilité analytique et la gérerez au quotidien, en lien étroit avec la direction. Vous apporterez votre savoir-faire pour permettre à l’association une meilleure anticipation et suivi des budgets prévisionnels.

    Type de contrat : CDD 12 mois puis CDI

    • Temps de travail : Temps plein –Entre 30h et 35h envisageable si besoin
    • Lieu : Crest – pas de télétravail
    • Salaire : 1800 à 2000€ brut mensuel pour ETP (Convention collective animation)

    VOS MISSIONS

    Gestion comptable interne :
    Mise en place d’un ERP
    Gestion de la comptabilité générale et analytique au sein de l’association
    Saisie et tenue de la comptabilité quotidiennement
    Règlement des factures et charges de l’association
    Centraliser et gestion du lien avec fournisseurs et prestataires
    Facturation, Paiements, rapprochements bancaires
    Mise en place de tableaux de bords de suivi

    Stratégie comptable :
    Analyse et reporting analytique et générale mensuels pour restitution Élaboration du budget prévisionnel annuel
    Élaboration des sous-budgets prévisionnels en lien avec la direction et chaque service
    Suivi analytique des dossiers et des Comptes Emploi Ressources Gestion totale de la comptabilité jusqu’à l’élaboration du bilan comptable et du compte de résultat en collaboration avec l’expert-comptable.
    Gestion de l’audit du Commissaire aux Comptes et participation aux divers contrôles financiers potentiels
    Participation à la stratégie de progression financière de l’association

    En lien avec les autres services :
    Validation des dépenses internes entre services
    Édition des reçus et factures diverses
    Gestion des dons et édition des reçus fiscaux fondations et entreprises reçus par virement

    VOTRE FORMATION ET VOS COMPETENCES

    • Formation et maîtrise avancée en comptabilité (Quadra, Cegid, etc.)
    • Expérience de 5 ans minimum sur le même type de poste
    • Maîtrise du pack office, dont Excel TCD
    • Connaissance des outils de base de données (CiviCRM/ formation interne assurée)
    • Connaissances en administration et législation comptable du milieu associatif (convention collective de l’animation)
    • Expérience dans le milieu associatif appréciée

    VOS QUALITÉS PERSONNELLES

    • Intérêt/engagement pour la protection de la nature
    • Goût pour le travail en équipe et relationnel fluide
    • Rigueur et organisation (bonne gestion du temps et des priorités)
    • Autonomie, esprit d’initiative
    • Capacité de prise de recul et d’anticipation
    • Diplomatie et bienveillance
    • Discrétion

    Télécharger l’offre détaillée

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  • Devant les enfants, les chasseurs du Jura ne disent pas qu’ils massacrent les renards

    17 mars, par aspas

    Les renards « rendent de grands services aux agriculteurs en régulant les populations de campagnols terrestres », peut-on lire dans le livret pédagogique de l’écopôle de Desnes, une ancienne gravière renaturée à partir de 1999, propriété de la Communauté de Communes Bresse Haute Seille et dont la gestion est confiée depuis 2018… à la Fédération de chasse du Jura. Les chasseurs se sont-ils enfin convertis à l’écologie et pris leur adhésion à l’ASPAS ? Pas si vite…

    Cliquez pour agrandir l’image

    Ce livret, sur lequel est également apposé le logo de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et celui de l’OFB, a notamment été distribué aux élèves du collège de Bletterans, venus visiter l’écopole il y a quelques semaines. Précisons au passage que le maire de Bletterans, petite commune de 1460 habitants, n’est autre que Stéphane Lamberger… également directeur de la Fédération des chasseurs du Jura.

    Les élèves ont pu lire des informations naturalistes sur des espèces comme le grèbe huppé, le blongios nain, la salamandre tachetée, mais aussi le blaireau, le sanglier, la bécassine des marais, et le renard donc. Mais aucune information, évidemment, sur le nombre d’oiseaux tués par les fusils chaque année dans le Jura (et partout ailleurs en France), le sort des blaireaux que les chasseurs extirpent de leurs terriers, ni des milliers de renards abattus 12 mois sur 12… Quant au site de l’écopôle de Desnes lui-même, étant fermé au grand public par temps normal, on est en droit de se demander ce qui se cache derrière la fameuse « gestion » des chasseurs…

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    Nous avons en tout cas ici un parfait exemple de double-jeu du monde cynégétique : d’un côté, ce souci de se faire passer pour de gentils protecteurs de la nature (auprès des élus pour obtenir des subventions, mais surtout devant le jeune public), de l’autre, celui de continuer à massacrer la faune sauvage pour le plaisir, dont les renards, accusés par les chasseurs de compromettre leurs lâchers de faisans, perdrix, lièvres et autres « petits gibiers » élevés pour le loisir de la chasse.

    Avec des effectifs vieillissants et qui diminuent chaque année, le monde de la chasse cherche par tous les moyens à se renouveler, et les opérations de séduction envers le jeune public sont de plus en plus légion. Ne soyons pas dupes !

     Prenez la défense de Goupil !

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  • Pour Willy Schraen, les parcs de chasse sont des centres de formation pour tueurs de sangliers !

    9 mars, par aspas

    Les parcs de chasse ? « Je suis passé par là » dit Willy Schraen, dans une interview sur Facebook accordée à l’association « Les amis des chemins de Sologne » le 3 mars 2021.

    Selon le patron des chasseurs de France, ces lieux ont une « vraie fonction de formation », surtout pour un « jeune chasseur de petit gibier du Pas-de-Calais qui n’a jamais vu un sanglier courir de sa vie »

    Autrement dit : c’est super d’élever des sangliers pour les relâcher dans ces lieux fermés, car cela permet de comprendre comment manier des armes et s’entraîner à mieux les tuer !

    Quant aux enclos de chasse commerciaux (qui se distinguent des parcs en ce que la chasse y est possible toute l’année) qui proposent aux clients, en plus du choix des trophées, le gîte et le couvert, Willy Schraen les défend avec la même poigne : « s’il y a des gens qui veulent tuer un sanglier d’élevage dans une chasse commerciale, partir avec un morceau de sanglier à la maison pour le manger, ça ne me pose aucun problème ». 

    C’est donc cela, la réponse tant attendue par l’ASPAS à sa lettre envoyée au président de la Fédération Nationale des Chasseurs le 28 janvier dernier, pour l’exhorter à prendre position sur ces pratiques cruelles et contraires à toute éthique ?…

    Plutôt que de répondre à une association de protection de la nature, Willy Schraen a préféré répondre à une association qui vise indirectement à terme, à travers sa lutte contre l’engrillagement des grandes propriétés solognotes, à redonner aux chasseurs de nouveaux territoires de chasse et de nouveaux animaux à tuer.

    Le « en même temps » spécial Willy

    Willy Schraen est contre l’engrillagement, en invoquant les problèmes de « continuum écologique » et de « brassage génétique des animaux », mais en même temps il met en garde contre des propositions de loi qui commencent à voir le jour et qui visent à interdire tous les parcs et enclos de chasse de France !

    En réalité, ce dont a peur Willy, c’est sans doute de se voir infliger une nouvelle défaite cynégétique : après la suspension de la chasse à la glu, l’interdiction de la chasse aux oies migratrices en mars, la scission survenue entre chasseurs pendant le confinement d’automne, l’interdiction de ces safaris de la mort serait pour le patron des chasseurs de France une avancée pour le bien-être animal difficile à avaler, lui qui a visiblement quelques ambitions politiques à l’approche de 2022…

    Carnage derrière le grillage : STOP à la chasse en enclos ! 

    En septembre 2019, l’ASPAS a dévoilé une enquête exclusive avec des images tournées en caméra-cachée dans un parc de chasse à sangliers en Nouvelle-Aquitaine : les pratiques des chasseurs sont insupportables. Plus de 53 000 citoyens ont déjà signé la pétition en ligne pour demander l’interdiction de la chasse sur des animaux en captivité.

    Méconnue, cette pratique n’est pas anecdotique puisqu’elle concerne environ 1 300 parcs et enclos qui détiennent au total 50 000 à 100 000 animaux : cerfs, chevreuils, mouflons, daims, etc.

    > Notre enquête complète en infiltration
    > Le dépliant de sensibilisation (PDF) à diffuser massivement
    > Toutes nos vidéos sur la chasse en enclos
    > La lettre de l’ASPAS à Willy Schraen

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  • Les chasseurs, « 1ers parasites de France » ?

    16 février, par aspas

    Lundi 15 février, nous apprenions que la Fédération Nationale des Chasseurs avait été condamnée pour « parasitisme » à l’égard de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) : en imitant la communication des écologistes, la FNC a été reconnue coupable de vouloir s’approprier des valeurs qui ne sont pas les siennes et de tromper l’esprit du grand public. Ce jugement est une bonne nouvelle pour toutes les associations de protection de la nature qui agissent concrètement et de façon désintéressée pour la sauvegarde de la biodiversité.   

    Un lâcher de faisans dans la nature, photographié fin 2020

    Avec des effectifs vieillissants et des pratiques sanguinolentes qui n’attirent plus vraiment les jeunes générations, la Fédération Nationale des Chasseurs tente désespérément depuis quelques années de stopper l’hémorragie de leur déclin inéluctable, à coups de millions d’euros dépensés sur des campagnes de pub ridicules et des supports de communication malhonnêtes et provocateurs.

    C’est en 2018 que la stratégie de « verdissement » de la chasse et de conquête de nouveaux publics a véritablement débuté, avec une campagne d’affichage volontairement provocatrice dans le métro parisien dont tout le monde a retenu le slogan collector : « Les chasseurs, 1ers écologistes de France ? ».

    Extrait de la campagne de la FNC dans le métro parisien

    C’est précisément suite à cette campagne que la FNC vient d’être condamnée pour « parasitisme » à l’égard de la LPO. Le juge a en effet estimé que les chasseurs ont volontairement imité ses supports de communication « dans un but d’appropriation des valeurs qu’elle défend, voire de pied-de-nez » à l’association (vraiment) écologiste.

    Après cette campagne-choc, les chasseurs ont attendu l’été 2020 avant d’en remettre une couche en lançant en grand pompe leur tout nouveau site Internet, sur lequel ils promeuvent une vision totalement édulcorée de la chasse sans la moindre goutte de sang. Ici, point de vidéo montrant la réalité des élevages de gibier ou de la chasse en enclos, mais de belles photos de verdure et des petites vidéos totalement hors-sujet, comme celle montrant une petite mésange qui reçoit la becquée… De plus, sur la page présentant les espèces chassables, une erreur d’identification visuelle de l’une d’entre-elles avait sérieusement décrédibilisé leur soi-disante action écologique !

    Cartouches de chasse ramassées dans la nature

    Ensuite, à l’ouverture de la saison de chasse 2020-2021, une série de 8 clips a été lancée sur Internet avec de vrais acteurs, de l’humour douteux et des scénarios totalement farfelus pour tenter de séduire de nouveaux publics. Devant tant de ridicule, le « bad buzz » a été immédiat et le lobby chasse s’est ramassé l’ironie du grand public en pleine gibecière !

    Plus récemment, enfin, une brochure luxueuse titrée « La chasse, cœur de biodiversité » et imprimée sur papier glacé a été envoyée semble-t-il début janvier à tous les élus municipaux des communes rurales de France, accompagnée d’une petite carte et « les compliments du président Willy Schraen ». Une propagande honteuse qui occulte tout ce que la chasse comporte au contraire de néfaste pour la biodiversité et que dénonce l’ASPAS depuis des années (dérèglement des écosystèmes par l’abattage des petits prédateurs considérés comme « nuisibles« , pollution des sols due au plomb, chasse de nombreuses espèces pourtant menacées, parcs et enclos de chasse, lâcher d’animaux élevés pour la chasse, etc.)

    Cette condamnation judiciaire est une bonne nouvelle pour toutes les associations de protection de la nature qui sont dans une démarche vraiment écologiste de protection des espèces et des espaces.

    Déterrage de blaireau © Mélès

    Il sera intéressant de voir désormais quelle nouvelle stratégie de communication la FNC va adopter pour promouvoir le loisir de la chasse en France. Pour Willy Schraen, leur président, « la chasse a besoin d’être expliquée ». Très bien ! On est impatient de comprendre l’intérêt, pour la protection de la biodiversité, du massacre de 600 000 renards par an, des millions de faisans et de perdrix élevés en cage comme « chair à canon », des cerfs noyés ou achevés à la dague après des heures de traque jouissive, de l’abominable déterrage de blaireaux ou encore de la chasse à la glu qui piège et tue des oiseaux protégés.

    L’ASPAS, qui vient de consacrer dans son magazine Goupil tout un dossier aux témoignages des victimes de la chasse, attend aussi des explications sur le comportement abusif et dangereux de nombreux chasseurs qui pourrissent littéralement la vie des Français installés à la campagne, entre les insultes, les animaux domestiques plombés, les balles qui traversent les maisons, et les véritables tragédies, comme la mort en décembre 2020 de Morgan Keane, un jeune homme de 25 ans confondu avec un sanglier pendant qu’il coupait du bois au fond de son jardin.

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