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  • L’ASPAS partenaire de l’exposition « Du Poil de la bête »

    10 août, par aspas

    De juillet à octobre 2020, une exposition en pleine-nature de 100 photos animalières est librement accessible au grand public, sur la commune Le Haut-du-Tôt dans les Vosges. Il s’agit de la 5e édition des « Sentiers de la photo », consacrée cette année à des animaux sauvages pas toujours bien acceptés par une partie de la population : les petits et grands carnivores.

    Focus spécial sur le loup, le lynx et l’ours

    Parmi ces animaux endémiques de France, 3 espèces sont particulièrement mises en avant au long du parcours, via le travail de 3 photographes animaliers :  le loup, par Corentin Esmieu ; le lynx, par Neil Villard ; l’ours, par Jacques Ioset.

    Chacun des 3 photographes, à travers leurs images, milite pour un meilleur respect de ces grands prédateurs, qui continuent hélas à être persécutés en 2020 malgré leur statut d’espèce protégée.

    Expo collective « De l’ours à la belette »

    Qui connaît la Genette commune ? Qui sait faire la différence entre une Fouine et une Martre ? Le peuple des petits carnivores est méconnu et cette situation engendre bien des incompréhensions.

    Chassés pour leur fourrure, certains ont échappé de peu à l’extinction tel le Vison d’Europe. Accusés de piller les poulaillers, de transmettre des maladies ou de labourer les sols, ils sont encore aujourd’hui impitoyablement tués. Pourtant ils ont un rôle essentiel dans l’équilibre écologique et la régulation des populations de rongeurs. Pour nourrir sa portée, un couple de renards capture des milliers de mulots chaque année. Chats forestiers, hermines, fouines, martres et blaireaux sont des auxiliaires précieux de l’agriculture.

    À travers 40 photographies*, cette exposition collective fait la part belle à ces animaux libres et sauvages de nos campagnes.

    L’ASPAS, qui se bat depuis des décennies pour la cause des animaux sauvages considérés comme nuisibles, a choisi d’être partenaire de cette exposition à l’initiative de Vincent Munier. Après les Vosges, elle sera visible au festival de la photographie animalière de Montier-en-Der, auquel participe notre association, du 19 au 22 novembre 2020.

    Télécharger le dossier de presse (PDF)

    * Les photographes participants à l’expo collective : Matthieu BERRONEAU, Béatrice BOURGEOIS, Teddy BRACARD, Hugo et Nathan BRACONNIER, Joël BRUNET, Jean BRUYÈRE, Fabrice CAHEZ, Johan CHERVAUX, Adrien FAVRE, Patricia HUGUENIN, Hervé JACQMIN, Alain LAURENT, Franck LESUEUR, Bruno-Gilles LIEBGOTT, Thomas MEUNIER, Vincent MUNIER, Laurent NÉDÉLEC, Didier PÉPIN, Marlène PIRAUD, Vincent RANOUX, Serge SORBI, Neil VILLARD

     

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  • Contre le déterrage des blaireaux : rendez-vous à Blois le 13 août !

    6 août, par aspas

    Dans le Loir-et-Cher, 72,5% des participants à la consultation publique se sont exprimés CONTRE la période complémentaire de vènerie sous terre des blaireaux. L’ASPAS vous avait invité à y participer le 2 juillet dernier, nombreux arguments à l’appui.

    Cette majorité écrasante a été balayée d’un revers de main par la Préfecture de ce département qui, sous la pression des chasseurs et de certains syndicats agricoles, a adopté son arrêté sans en changer la moindre virgule. Par cette décision, la Préfecture va également à l’encontre du vœu adopté par le Conseil régional Centre-Val de Loire, le 2 juillet dernier à Orléans, du vœu adopté par le conseil municipal de la ville de Blois, le 29 juin. Voeu adopté également par les communes de Chaumont-sur-Loire, Villerbon, Valencisse, Vineuil et Saint Gervais la Forêt.

    Les blaireaux, êtres discrets et sensibles, subissent donc à nouveau la terreur du déterrage depuis le 30 juillet. Les arguments fallacieux avancés par les défenseurs de cette pratique cruelle, interdite dans la quasi-totalité des autres pays d’Europe, ne visent qu’à préserver le divertissement macabre de quelques individus destructeurs.

    Contrairement à ce qui est avancé, le nombre de blaireaux dans le Loir-et-Cher n’est pas précisément connu, les dégâts agricoles qu’on leur impute sont imprécis et largement exagérés, et les blaireautins peuvent encore être dépendants de leur mère en période estivale. Surtout : rien ne justifie l’abattage de ces animaux quand il existe, si besoin, des solutions alternatives expérimentées ailleurs (protection des cultures, déplacement des terriers à risque, vaccination en cas de tuberculose, etc.)

    L’ASPAS n’en restera pas là. Notre association a décidé, de pair avec l’association AVES, d’attaquer en justice cet arrêté.

    Venez manifester votre indignation lors du rassemblement interassociatif
    qui aura lieu le 13 août à 15h, à Blois, devant la Préfecture, place de la République.

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  • Tribune contre l’arrêté préfectoral autorisant l’abattage de 1430 renards en Seine-Maritime

    5 août, par aspas

    Cette tribune a été co-rédigée par AVES, L214, l’ASPAS et le Parti Animaliste, en amont du rassemblement organisé à Rouen le 31 juillet dernier pour dénoncer la politique de destruction des renards en Seine-Maritime.

    Le 20 juillet 2020, Monsieur Pierre-André Durand, Préfet de Seine-Maritime, a donné son autorisation pour l’abattage de près de 1430 renards d’ici à la fin de l’année. Pourtant, les résultats de la consultation publique lancée du 29 mai au 19 juin donnaient une majorité d’avis défavorables à ce projet. Il s’agit d’un véritable déni de démocratie et encore une fois, nos gouvernants se montrent totalement sourds à la cause animale et à l’attente des citoyens sur cette question.

    L’autorisation préfectorale viole les recommandations de la Commission Nationale du Débat Public

    Le 19 décembre 2019, la Commission Nationale du Débat Public a rendu un rapport dénonçant l’opacité des consultations publiques et l’influence des chasseurs dans le tri des avis. Elle a demandé que les décisionnaires prennent en compte l’avis de l’opinion publique de manière impartiale lorsque celle-ci est majoritairement défavorable. En autorisant l’abattage de 1430 renards malgré l’opposition du public, le Préfet a violé cette recommandation.

    Rappelons que la consultation publique s’est soldée par 156 avis négatifs contre seulement 89 avis positifs. Le Préfet n’en a tenu aucun compte.

    Le renard est un être sensible

    La Fédération départementale des Chasseurs (FDC) affirme que les renards abattus ne souffriront pas alors que nous savons tous que les animaux sont réceptifs au stress et à la douleur.

    Les traques qu’ils subissent, les cris des chasseurs et les aboiements des chiens sont pour eux sources de terreur. Il est évident qu’ils ne sont pas insensibles non plus à la douleur causée par les balles des fusils.

    Rappelons que les chasseurs utilisent des munitions qui dispersent des petites billes de plomb dans le corps de l’animal atteint et aussi dans l’air. Une grande souffrance pour les animaux et aussi un grand danger pour les humains.

    Une espèce utile à la bonne santé de son écosystème La FDC et l’arrêté préfectoral suggèrent une surpopulation de renards dans notre département (1 ; 2), alors qu’il est scientifiquement prouvé que cette espèce ne peut pas pulluler dans un environnement naturel (sa reproduction dépend du nombre de proies disponibles). Le Luxembourg et le canton de Genève ont interdit la chasse du renard et aucune invasion n’est à déplorer !

    En fait, cet animal a toute sa place dans notre écosystème. Il participe à la dissémination des graines de diverses essences d’arbres par ses déjections. Il participe aussi à l’élimination des animaux malades et des cadavres, évitant ainsi la propagation d’épidémies.

    Un allié important dans la lutte contre certaines maladies La FDC et l’arrêté préfectoral brandissent d’éventuels risques sanitaires, comme par exemple l’échinococcose alvéolaire pour justifier cet abattage massif de renards. Cette maladie peut être transmise par tous les animaux qui consomment des rongeurs, y compris les chiens de compagnie.

    En autorisant l’abattage sur ce motif, l’arrêté ne tient pas compte de l’avis scientifique de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire qui ne recommande nullement le tir des renards pour lutter contre cette maladie.

    D’autres solutions, efficaces et simples existent : vermifuger les animaux domestiques et se laver les mains après avoir touché des végétaux du jardin ! À contrario, ces animaux freinent l’expansion de la maladie de Lyme en éliminant les petits rongeurs qui transportent les tiques, vectrices de cette maladie !

    Les renards n’attaquent que les poulaillers mal clôturés

    La FDC et Monsieur Pierre-Henry Durand avancent les attaques de renards dont peuvent être victimes les élevages amateurs de poules. Rappelons-lui que les poulaillers bien clôturés ne sont jamais attaqués ! Là encore, il n’est pas acceptable de recourir à ce massacre quand des mesures de prévention simples, efficaces et non cruelles peuvent être mises en place, comme enterrer la clôture, grillager le sol, utiliser l’effarouchement, etc.

    Il protège nos cultures écologiquement

    Toujours classé dans la liste des « animaux susceptibles d’occasionner des dégâts » (ex « nuisibles »), le renard est pourtant un allié du monde agricole. Alors que des produits toxiques catastrophiques pour l’environnement sont toujours utilisés pour lutter contre les rongeurs, un animal peut consommer à lui seul plus de 6 000 campagnols en une année (4). Il représente donc une solution efficace, gratuite et non polluante pour protéger nos cultures et notre santé.

    La vraie raison du massacre des renards : protéger les proies des chasseurs !

    Sous couvert d’une prétendue surpopulation, de risques sanitaires et d’attaques de poulaillers, cet abattage massif de renards autorisé par le préfet de Seine Maritime vient surtout « protéger » les proies des chasseurs, la perdrix grise notamment.

    Il est scandaleux que 1430 renards soient abattus pour faciliter ce loisir mortel pratiqué par quelques-uns !

    Ensemble, nous demandons à Monsieur le préfet d’annuler son arrêté. Il est temps de respecter le renard pour ce qu’il est !

    Premiers signataires :

    – Marc Giraud, écrivain et chroniqueur animalier, porte-parole de l’ASPAS,
    – Laurent Begue-Shankland, membre de l’Institut Universitaire de France, directeur de la Maison des Sciences de l’Homme-Alpes ;
    – Camille Brunel, journaliste, écrivain et critique de cinéma ;
    – Béatrice Canel-Depitre, maitre de conférence à l’Université du Havre ;
    – Evelyne Cash, médecin, consultante Santé publique ;
    – Roland Cash, médecin, consultant Économie de la santé ;
    – Marie Charpentier, directrice de recherches au CNRS ;
    – Julien Dugnoille, maitre de conférence en Anthropologie à l’Université d’Exeter ;
    – Catherine Helayel, juriste, essayiste, présidente Animal Justice Droit ;
    – Élise Huchard, chercheuse en écologie comportementale, CNRS ;
    Marie-Claude Marsolier, chercheure, généticienne ;
    – Philippe Reigné, agrégé des facultés de Droit, co-fondateur de Paris Animaux Zoopolis.
    – Florence Burgat, philosophe, directeur de recherche (INRAE/ENS) ;
    – Yaël Angel, docteure en droit, photographe, rédactrice du Petit Journal du Parti animaliste ;
    – Corinne Rolland et Sébastien Valembois, cofondateurs du Collectif Renard Blaireau ;
    – Murielle Arnal, Présidente de One Voice ;
    – Pierre Athanaze, Président d’Action Nature Rewilding France ;
    – Sébastien Valembois, Président association Green ;
    – Sophie Dol, docteur vétérinaire ;
    – Allain Bougrain-Dubourg, journaliste, écrivain, président de la LPO ;
    – Dorothée Aillerie, docteur vétérinaire ;
    – Virginie Boyaval : Présidente de l’association Meles.

    Associations signataires :

    – ASPAS ;
    – AVES ;
    – Acta Antispécisme ;
    – Green ;
    – Action Nature Rewilding France ;
    – Animal Justice Droit ;
    – Collectif Renard Blaireau ;
    – L 214 Éthique et Animaux ;
    – One Voice ;
    – Meles.

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  • Où sont passés les 3 petits sangliers d’Etaux ?

    4 août, par aspas

    Le 21 juin dernier, une éleveuse de chevaux à Etaux en Haute-Savoie a contacté l’ASPAS pour lui signaler la présence de 3 marcassins sur sa propriété. Ce sont des animaux très peu farouches, et pour cause : marqués à l’oreille, ils proviennent vraisemblablement d’un élevage, et sont donc habitués à être nourris par l’homme… Or il n’y a pas d’élevage de sangliers (déclaré) à proximité ; on peut donc supposer qu’ils ont été volontairement relâchés pour la chasse… une pratique pourtant totalement interdite en France.

    Les jours passent, et les 3 petits sangliers semblent élire domicile dans la ferme de Mme Coste, où elle les voit souvent traverser la route chercher la compagnie de ses chevaux, dans la prairie. Ils sont tellement peu sauvages qu’elle parvient à les photographier de très près. Les jours passent, et de plus en plus de curieux viennent les observer depuis leur voiture.

    De peur que les marcassins soient abattus, Mme Coste entreprend des démarches pour qu’un parc animalier puisse les accueillir. Dans le même temps, une pétition est lancée, vite signée par plus de 50 000 personnes. Ayant eu vent de l’affaire, des chasseurs se présentent alors sur place en promettant à Mme Coste qu’ils seraient capturés et placés dans un parc ou ils ne seraient pas chassés. C’est en ce sens que les signataires de la pétition ont obtenu un message annonçant victoire.

    Hélas, peu de temps après, d’autres individus habillés « en uniforme » d’après le témoignage de Mme Coste (lieutenants de louveterie ? Agents de l’OFB ?) se présentent au domicile de Mme Coste et la mettent en garde contre la capture de ces animaux, invoquant le risque qu’ils soient porteurs de la peste porcine. Quelques jours plus tard, les marcassins disparaissent… Ont-ils été abattus ? Déplacés ? A ce stade Mme Coste n’a pas obtenu de réponse, mais elle a sa petite idée…

    Sangliers : la gestion catastrophique des chasseurs 

    Dans les années 1960, les sangliers étaient bien plus rares qu’aujourd’hui. A l’époque, ce sont les paysans eux-mêmes qui « gardaient » leurs cultures, avec un « droit d’affût » prévu par le Code rural. Une disposition qui a été modifiée sur demande des chasseurs, afin qu’ils puissent récupérer, au début des années 70, la « gestion » des sangliers dans l’idée de relancer la course aux trophées. C’est là que les choses se gâtent. Pour s’assurer un gibier abondant, les « premiers écologistes » de l’époque ont élevé des sangliers en les croisant parfois avec des cochons domestiques (les fameux « cochongliers »), puis les ont lâchés dans la nature et les ont nourris artificiellement. Aujourd’hui, nos « pompiers-pyromanes » doivent gérer l’explosion des populations et la multiplication des dégâts agricoles qui sont en partie liées à cette gestion calamiteuse, et à certaines pratiques opaques toujours en vigueur : agrainage, chasse sélective, élevages clandestins…

    Élevages clandestins & évasions des parcs de chasse

    Officiellement les chasseurs le nient, évidemment, mais les élevages clandestins de sangliers (souvent hybridés avec des cochons domestiques) sont une réalité en France, de même que des relâchers sauvages. Ces pratiques sont marginales, mais elles existent. En Normandie, par exemple, deux élevages illicites ont été révélés au grand jour en 2019 (lire ici).

    Par ailleurs, il arrive que des sangliers s’échappent des élevages, parcs et enclos de chasse (oui, en France, chasser des sangliers et autres animaux maintenus en captivité est légal ! Notre campagne à ce sujet : aspas-nature.org/chasse-enclos). Une enquête de l’ONCFS de 2012* a révélé que pour 10% de la totalité de ces structures en France, « l’état de la clôture est considéré comme douteux ou non étanche ». Ce sont ainsi plus de 1100 sangliers qui se seraient échappés entre 2006 et 2008. Les données sont un peu anciennes, mais vu l’opacité qui règne autour de ces lieux peu contrôlés, on imagine sans peine que ces évasions sont toujours une réalité en 2020.

    * Saint-Andrieu et al. 2012. 

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  • Dites non à la chasse de la tourterelle des bois, espèce menacée !

    28 juillet, par aspas

    Le Ministère de la transition écologique vous demande votre avis sur un projet d’arrêté  autorisant la chasse de 17 460 tourterelles des bois, alors qu’une procédure d’infraction a été ouverte par la Commission Européenne contre la France qui laisse chasser cette espèce en danger, et que le candidat Emmanuel Macron s’était engagé à stopper la chasse des espèces en mauvais état de conservation.

    Pour participer à cette consultation publique,
    l’ASPAS vous invite à suivre les recommandations de la LPO : VOIR ICI

    JE DONNE MON AVIS

    Consultation publique ouverte jusqu’au 12 août

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