Accueil > Les archives > ASPAS Nature

Articles

  • Montpellier interdit la chasse sur les terrains publics !

    29 décembre 2020, par aspas

    La nouvelle municipalité de Montpellier, conduite par Michaël Delafosse, a pris la décision en décembre 2020 de résilier les conventions de mise à disposition de terrains publics pour les associations de chasse.

    A l’origine de l’initiative, l’élu Eddine Ariztegui, délégué au bien-être animal et membre du Parti animaliste, dont l’équipe a sollicité l’assistance du service juridique de l’ASPAS au cours des derniers mois.

    Cette décision, une première pour une grande ville en France, a notamment été justifiée par le sentiment d’insécurité des habitants de Montpellier, mais aussi par le caractère inutile et cruel de la chasse, de surcroît en zone urbaine, sachant que de leur propre aveu les chasseurs nourrissent et abreuvent une partie du « gibier » qu’ils prennent ensuite plaisir à abattre (lapins, faisans, pigeons…).

    Aussitôt la nouvelle annoncée sur les réseaux sociaux, des chasseurs mécontents ont proféré des insultes racistes et homophobes à l’encontre de M. Ariztegui. L’ASPAS apporte tout son soutien à l’élu, et condamne fermement cette violence verbale intolérable qui ne fait qu’entacher encore un peu plus l’image déjà très dégradée des chasseurs de France.

    Maires de France, inspirez-vous de l’exemple de Montpellier !

    En matière de chasse, les pouvoirs des maires sont assez limités en France, mais plusieurs actions restent malgré tout possibles pour limiter et encadrer cette pratique de moins en moins populaire, comme nous l’avions expliqué dans notre dossier publié à l’occasion des élections municipales de mars 2020. 

    En savoir plus

    Cet article Montpellier interdit la chasse sur les terrains publics ! est apparu en premier sur ASPAS : Association pour la Protection des Animaux Sauvages.

  • Un peu de répit pour les blaireaux en Gironde !

    29 décembre 2020, par aspas

    Attaqué en justice par l’ASPAS, l’arrêté du 22 juin 2020 adopté par le préfet de Gironde a été sanctionné par le Tribunal administratif de Bordeaux, le 18 décembre, en ce qu’il autorise une période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux dès le 15 mai 2021.

    Le juge a notamment retenu que « la note de présentation du projet d’arrêté relatif à l’exercice de la chasse pour la campagne 2020-2021 dans le département de la Gironde (…), ne précise pas les objectifs et le contexte des mesures en particulier les motifs justifiant l’ouverture d’une période complémentaire pour l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau. Aucune indication n’est donnée notamment quant aux populations de blaireaux existants dans le département, aux nécessités et pratiques traditionnelles de cette chasse et aux prises par déterrage effectuées les années précédentes. Il ressort ainsi des pièces du dossier que la note de présentation mise à la disposition du public, qui se limite à présenter l’objet du projet d’arrêté, sans énoncer, s’agissant de la période complémentaire de chasse sous terre du blaireau, son contexte et ses objectifs, ne satisfait pas aux exigences énoncées du II de l’article L. 123-19-6 du code de l’environnement dans le champ duquel entrait ledit arrêté dès lors que l’arrêté contesté n’est pas dépourvu d’une incidence sur l’environnement au sens de cet article. »

    Cette décision est importante en ce qu’elle rappelle que les préfets ne doivent pas prendre leurs décisions à la légère, mais sur le fondement de données concrètes.

    Le juge redonne ici un sens au principe de participation du public, trop souvent vu comme une simple formalité par les préfets, alors que ce principe est posé par l’article 7 de la Charte de l’environnement adossée à la Constitution française.

    Reste que le préfet, sous pression du lobby chasse, a maintenant possibilité d’adopter le même arrêté en prenant soin de fournir les données qui faisaient défaut au cours de cette 1re consultation. Nul doute que les citoyens sauront une fois de plus exprimer leur désaccord face à la souffrance engendrée par cette pratique. Quoiqu’il en soit, l’ASPAS vous tiendra informés de la suite des évènements !

    Contact : presse@aspas-nature.org 

    Télécharger l’ordonnance (PDF)

    #STOPdéterrage !

    Blaireau-F.Limosani

    © Blaireau-F.Limosani

    La très grande majorité des Français sont favorable à l’interdiction du déterrage, et 73 % n’imaginaient pas que la vénerie sous terre existait encore, selon un sondage IPSOS de 2018 !

    Demandez aux côtés de l’ASPAS l’interdiction du déterrage du blaireau, une pratique de chasse barbare et incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.

    JE SIGNE LA PÉTITION

    Cet article Un peu de répit pour les blaireaux en Gironde ! est apparu en premier sur ASPAS : Association pour la Protection des Animaux Sauvages.

  • L’ASPAS recrute !

    22 décembre 2020, par aspas

    Les activités de l’ASPAS ont le vent en poupe, l’équipe salariée a besoin d’être renforcée !
    4 postes sont à pourvoir dès maintenant : secrétaire, chargé(e) de communication-webmestre, assistant(e) de direction, gardien(ne) de Vercors Vie Sauvage.

    Secrétaire Réserve de Vie Sauvage :
    CDD 12 mois avec possibilité CDI
    Télécharger le détail de l’annonce en pdf
    POSTULER

    Chargé(e) de communication webmestre :
    CDD 9 mois
    Télécharger le détail de l’annonce en pdf
    POSTULER

    Assistant(e) de direction :
    CDD 12 mois avec possibilité CDI
    Télécharger le détail de l’annonce en pdf
    POSTULER

    Gardien(ne) de Vercors Vie Sauvage
    CDD 12 mois avec possibilité CDI
    Voir le détail de l’annonce
    POSTULER

    Cet article L’ASPAS recrute ! est apparu en premier sur ASPAS : Association pour la Protection des Animaux Sauvages.

  • Willy Schraen veut « ouvrir la chasse aux sangliers du 1er janvier au 31 décembre »

    17 décembre 2020, par aspas

    Le président de la Fédération Nationale des Chasseurs intervenait sur le plateau de l’émission « Pièces à conviction » de France 3, jeudi 16 décembre 2020 à minuit, juste après la diffusion d’un reportage choc sur les sangliers, très à charge contre les chasseurs : « Les sangliers de la discorde, la face cachée d’une invasion ». 

    Le président de la FNC était l’invité de France 3, le 16/12/20

    Ce reportage pointe clairement du doigt, et à juste titre, la co-responsabilité des chasseurs dans la prolifération des sangliers en France, avec à l’appui des images de nourrissage et d’élevages clandestins, ainsi que le témoignage de chasseurs qui assument tout à fait de ne pas réaliser les plans de chasse, pour être sûrs d’avoir toujours beaucoup de « gibier » vivant à proposer à leurs actionnaires. Le monde de la chasse, qui se vante d’être celui de « l’écologie en action », est en fait surtout celui du business en actions.

    Invité à réagir à cette enquête choc, Willy Schraen, qui s’est retrouvé face au député LREM des Alpes-Maritimes Loïc Dombreval, a avoué à demi-mot certaines dérives de la chasse (l’existence d’élevages et de lâchers clandestins), et a plusieurs fois martelé qu’il fallait « donner les moyens » aux chasseurs de pouvoir réguler les populations de sangliers, quitte à « ouvrir la chasse du 1er janvier au 31 décembre » !!

    En mars dernier, au congrès de la chasse à St Malo, le même Willy avait déclaré devant l’assemblée qu’il était partisan d’un « agrainage dissuasif des sangliers du 1er janvier au 31 décembre » (lire ici)… Donc pour résumer, les chasseurs voudraient jouer les pompiers-pyromanes tous les jours de l’année !

    On nage là en plein fantasme, quoique… Souvenez-vous, les chasseurs ont déjà obtenu en 2020 la prolongation de la chasse au sanglier par décret jusqu’au 31 mars (lire ici), peuvent à nouveau les tirer dès le 1er juin, et connaissant les positions clairement pro-chasse du gouvernement actuel (« les chasseurs sont des acteurs de la biodiversité » selon Emmanuel Macron – lire ici), on n’est pas à l’abri de nouveaux cadeaux faits à leur égard à mesure que s’approche la prochaine échéance présidentielle de 2022.

    Comptez sur l’indépendance de l’ASPAS pour continuer à dévoiler les faces obscures d’un monde cynégétique bourré de mensonges et de contradictions !

     

    Cet article Willy Schraen veut « ouvrir la chasse aux sangliers du 1er janvier au 31 décembre » est apparu en premier sur ASPAS : Association pour la Protection des Animaux Sauvages.

  • Sondage : les Français sont nettement favorables au remplacement des ours tués par l’homme dans les Pyrénées

    14 décembre 2020, par aspas

    Enfin une mesure populaire … !
    Le gouvernement peut être rassuré : son engagement de remplacer tout ours mort de cause humaine dans les Pyrénées est nettement soutenu par les Français.

    Le sondage réalisé par l’IFOP[1] pour quatorze associations impliquées en faveur de l’ours dans les Pyrénées est clair : les Français sont nettement favorables au principe de remplacer les ours tués par l’homme dans les Pyrénées.

    C’est la première fois qu’un sondage est réalisé sur cette question spécifique, et il en ressort :

    • Une nette approbation du principe de remplacement: 59 %, y compris dans les Pyrénées (58%), et ce malgré un taux élevé de réponse « Ne sait pas »
    • Une très faible opposition radicale, les personnes « tout à fait opposées » n’étant que 9 %

    Résumons :

    1. Le gouvernement s’est engagé dans le Plan d’action Ours brun 2018-2028[2] à « remplacer tout ours mort de cause humaine » ;
    2. La France a l’obligation de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées. La Commission Européenne vient de le lui rappeler et lui demande de suivre les recommandations des scientifiques qui préconisent le lâcher urgent de plusieurs ours ;
    3. Les Français soutiennent clairement cette mesure de remplacement des ours tués de la main de l’homme.

    Le gouvernement doit donc lancer dès maintenant la procédure et la préparation de ces nouveaux lâchers. A défaut, il devra en répondre devant les Français et les tribunaux, nationaux et européen. Les associations y veilleront.

    [1] Sondage réalisé par l’IFOP les 17 & 18 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 1007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    [2] Plan d’action Ours brun , p19

     

    Contact Presse ASPAS : presse@aspas-nature.org

    Cet article Sondage : les Français sont nettement favorables au remplacement des ours tués par l’homme dans les Pyrénées est apparu en premier sur ASPAS : Association pour la Protection des Animaux Sauvages.

0 | 5 | 10 | 15 | 20

Soutenir par un don