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  • Un peu de répit pour les renards de Saône-et-Loire !

    17 juillet, par aspas

    Alors que les renards sont classés « espèces SOD »* en Saône-et-Loire comme presque partout en France et sont de fait chassables et piégeables à longueur d’année, la préfecture de ce département a jugé nécessaire d’adopter le 21 mai 2019 un arrêté autorisant des « destructions » supplémentaires par des lieutenants de louveterie d’un nombre indéterminé de renards, mais aussi de corbeaux freux et de corneilles noires, uniquement « en cas de dégâts avérés causés à l’activité agricole ».

    A noter que l’arrêté a été adopté malgré 100 % d’avis défavorables recueillies par la consultation publique (30 contributions, dont un qui a précisé être chasseur)…

    Attaqué en justice par l’Association ornithologique et mammalogique de Saône-et-Loire (AOMSL), l’arrêté a été suspendu le 9 juillet dernier par le tribunal administratif de Dijon. Une décision en faveur des renards justifiée notamment par le fait que la nécessité de ces « destructions » n’a pas été établie.

    Certes, des centaines de renards vont continuer à être tués légalement par les chasseurs ou les piégeurs de ce département, mais c’est une nouvelle victoire qui vient renforcer encore un peu plus la jurisprudence en faveur de Goupil, et s’ajouter à la désormais longue liste des arrêtés préfectoraux similaires combattus et gagnés par les associations de protection animale, l’ASPAS en tête !

    * SOD = susceptibles d’occasionner des dégâts

     Prenez la défense de Goupil !

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  • François de Rugy part en signant l’acte de mort de millions d’animaux sauvages

    16 juillet, par aspas

    Après la démission de Nicolas Hulot à l’automne 2018, motivée par l’omnipotence du lobby chasse dans les décisions politiques au sommet de l’État, l’arrivée de François de Rugy pour le remplacer au ministère de la Transition écologique avait été accueillie avec scepticisme par l’ASPAS et les autres associations de protection de la nature. Si Nicolas Hulot n’est pas parvenu à obtenir de vrais changements, qui d’autre pourrait bien y arriver ? Sûrement pas un personnage opportuniste et controversé, qui n’aura marqué en rien son passage au ministère…

    Avec le festival de cadeaux offerts par le président Macron au monde de la chasse depuis son arrivée au pouvoir, nous savions que la lutte pour porter la voix des animaux sauvages dans ce pays serait difficile et éprouvante, malgré un nombre de chasseurs en diminution constante. Avec un rejet de plus en plus massif des abus de la chasse et une sensibilisation grandissante pour la cause animale dans son ensemble, nous avions tout de même l’espoir que le nouvel arrêté ministériel portant sur le classement des animaux « susceptibles d’occasionner des dégâts » tienne compte de l’évolution de la société et de ses mentalités, mais aussi bien sûr en premier lieu de la science qui n’a de cesse de démontrer l’inutilité des actes de « destruction » (c’est le terme officiel) portés à notre faune sauvage endémique par centaines de milliers chaque année.

    Hélas, depuis le 1er juillet 2019, renards, martres, putois, fouines, belettes, corneilles noires, corbeaux freux, geais des chênes, pies bavardes et étourneaux sansonnets sont à nouveau considérés comme des animaux indésirables, dont le piégeage est à nouveau autorisé jusqu’en juin… 2022 ! Et ce dans un contexte d’effondrement de la biodiversité, où les scientifiques nous alertent sur la disparition de jusqu’à 1 million d’espèces animales et végétales dans les prochaines décennies.

    Que retenir d’autre de François de Rugy ? Qu’il est celui qui a présenté le nouvel arrêté prévoyant de tuer toujours plus de loups, pourtant classés espèce protégée en France. Qu’il est celui qui a continué à autoriser les chasses traditionnelles (chasse à courre, chasse à la glue, à la matole, etc.), ainsi que le déterrage barbare et cruel de blaireaux et de renards. Et qu’il est aussi celui qui était sur le point d’autoriser les chasseurs à fragiliser encore un peu plus des oiseaux pourtant classés sur liste rouge : tourterelles des bois et courlis cendrés.

    Et le positif ? On cherche… ah si, il a achevé le projet amorcé par son prédécesseur, la réintroduction de deux ourses de souche slovène dans les Pyrénées. Tout cela pour décider, quelques mois plus tard, d’autoriser leur effarouchement ! Quant à l’interdiction des pièges noyants, c’est évidemment une bonne chose, mais c’est surtout une toute petite chose.

    Bref il n’a jamais rugi Rugy, il n’a que miaulé de manière très feutrée, sans déranger personne. Sauf peut-être les écologistes…

    François de Rugy restera, pour l’ASPAS et pour toute la faune de France, celui qui, loin d’opérer une nécessaire Transition écologique avec une réforme ambitieuse de la chasse qui serve la nature avant de servir les intérêts des chasseurs, aura au contraire usé de complaisance totale avec ces derniers, en autorisant notamment la division par deux du prix du permis de chasse nationale, mais aussi en favorisant la mise en place progressive de l’un des programmes les plus vicieux qui soient pour la biodiversité : la « gestion adaptative des espèces »…

    L’ASPAS sera attentive à la nomination du prochain ou de la prochaine ministre à ce poste clé du gouvernement d’Édouard Philippe. Face aux grands défis du 21e siècle que sont le changement climatique et l’effondrement continu de la biodiversité – deux problèmes gravissimes directement liés à l’action humaine sur cette planète, il est plus qu’urgent d’opérer une transformation radicale de nos comportements à l’égard des espèces et des espaces. L’heure est à la protection de ce qui peut l’être : nous ne pouvons qu’encourager le successeur de François de Rugy à prendre exemple sur nos Réserves de Vie Sauvage®, et d’appliquer une charte similaire à tous les Parcs Naturels de France !

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  • Avant le 16 juillet, dites NON aux tirs de nuit des renards du Loiret !

    15 juillet, par aspas

    Avant le 16 juillet 2019 à minuit, participez à la consultation publique concernant le projet d’arrêté de la Préfecture du Loiret qui prévoit l’abattage d’un nombre illimité de renards, par tir de nuit, entre le 22 juillet et le 22 septembre 2019.

    Pour participer, écrivez à ddt-seef-consult@loiret.gouv.fr

    « Depuis plus de 5 ans des opérations administratives de destruction du renard par tirs de nuit sont pratiquées dans le Loiret par les lieutenants de louveterie, à la demande du Président de la Fédération des chasseurs du Loiret » peut-on lire dans la note de présentation du projet d’arrêté.

    Un jour, on lira peut-être, à la place qu’ « à la demande des citoyens français qui comprennent l’inutilité de ces massacres nocturnes, opérés dans le seul but de préserver les futurs trophées de chasse à plume et à poils des chasseurs, des opérations administratives de protection des renards seront mises en œuvre, afin de garantir la bonne santé des écosystèmes dans nos campagnes, une régulation naturelle des rongeurs destructeurs de cultures, et une diminution des cas de maladie de Lyme transmise aux humains par les tiques infectées. »…

    Si on veut en arriver là, un jour, il faut continuer inlassablement à dénoncer les fumisteries cynégétiques et, quitte à se répéter sans fin, rappeler le non-sens de ces « destructions » à répétition de notre faune endémique. 

    Pour maintenir leur petit loisir morbide, les chasseurs se croient autorisés à contrôler toute la nature et les animaux sauvages qui font la richesse de la biodiversité de notre pays – il est inadmissible que l’Etat continue à soutenir de tels agissements ! 

    Pour argumenter vos messages, vous pouvez vous inspirer des arguments listés ici

    Attention : les avis comprenant des copier-coller identiques sont considérés comme une seule et même réponse, il est donc indispensable de personnaliser le vôtre ! Veillez à bien répondre au contenu du projet d’arrêté ; tout message déviant du propos sera considéré comme hors-sujet et non pris en compte.

    Les renards du Loiret vous remercient pour votre participation !

     

     

     

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  • Malgré 65% d’avis négatifs, la France donne son feu vert au massacre de millions d’animaux sauvages

    9 juillet, par aspas

    Commençons par les bonnes nouvelles. En 2015, seulement 2000 commentaires avaient été déposés sur la plateforme de consultation publique pour le précédent projet d’arrêté sur le classement des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ». En 2019, il y en a eu… 53 853 ! Un sursaut citoyen nettement marqué par une opposition à ce nouveau projet d’arrêté, dont le but est de renouveler pour 3 années supplémentaires l’autorisation de « destruction » (c’est le terme officiel) de renards, putois, belettes, martres, fouines, pies, geais, étourneaux sansonnets, corbeaux freux et corneilles noire, et ce, sans tenir compte de leur état de conservation.

    L’appel à mobilisation lancé par l’ASPAS, à travers notamment sa campagne photo « Je suis en voie de destruction », a permis de sensibiliser de nombreuses personnes étrangères à l’existence de ce classement des animaux autrefois qualifiés de « nuisibles », une liste noire qui octroie un permis de tuer aux chasseurs et piégeurs agréés pour « détruire » des millions d’animaux au motif qu’ils nuisent aux activités humaines.

    Cette nette victoire de l’opinion publique est le signe d’une époque de plus en plus sensible à la souffrance animale, à l’urgence de la protection de la biodiversité, et de l’évolution générale des mentalités humaines vers davantage d’empathie et de respect du vivant, sous toutes ses formes.

    Hélas. Malgré 65% d’avis négatifs émanant de citoyens soucieux de préserver la nature, l’État français persiste et signe : jusqu’en 2022, ce sont à nouveau près de 2 millions d’animaux sauvages* qui vont pouvoir être « détruits » par tir, piégeage ou déterrage.

    Seule modification apportée au texte, pleine d’hypocrisie : la prise en compte de la « souffrance animale » dans l’exercice du déterrage, avec l’interdiction de capturer des renards par des chiens pour « limiter les souffrances des animaux qui sont capturés »… Or les déterreurs avouent eux-mêmes qu’ils ont du mal à contrôler leurs chiens engouffrés dans les terriers, et quand bien même les chiens ne s’attaqueraient pas aux animaux pris au piège sous terre, ces derniers continueront dans tous les cas à endurer des heures de souffrance psychologique et de stress intense.

    L’ASPAS, qui se bat depuis presque 40 ans pour les animaux sauvages et en particulier les mal-aimés, réitère son opposition à cet arrêté mortifère et regrette profondément que l’État préfère encore, en 2019, se ranger derrière les lobbies chasse et agricole, sans tenir compte des études scientifiques qui n’ont de cesse de démontrer l’inutilité de la destruction illimitée d’espèces animales autochtones. Ces destructions portent par ailleurs atteinte aux équilibres écosystémiques et sont à l’origine de souffrances eu égard aux modes d’abattage et aux périodes d’abattage autorisées (pièges non sélectifs et mutilants, déterrage pour le renard, abattage en période d’élevage des jeunes, etc.).

    Concernant cet arrêté, l’ASPAS demande toujours :

    • l’interdiction du déterrage du renard,
    • l’arrêt total du piégeage et du tir de la belette et du putois dans les rares départements qui l’autorisent encore,
    • l’interdiction de tuer les animaux pendant la période d’élevage des jeunes,
    • la reconnaissance du rôle bénéfique de toutes ces espèces dans les écosystèmes et vis-à-vis des activités humaines,
    • une refonte de la procédure de classement qui est une instruction à charge menée par les chasseurs et dont les données sont invérifiables,
    • l’impossibilité de tuer ces espèces pour satisfaire les intérêts liés à la chasse,
    • la mise en œuvre de méthodes alternatives à la destruction pour toutes les espèces,
    • l’impossibilité de tuer un animal sauvage si aucun dégât important n’a été causé à proximité, et de manière générale, l’impossibilité de tuer ces animaux dans les zones où aucun dégât n’est susceptible d’être commis.

    * Estimation réalisée à partir des bilans de piégeage réalisés au cours de la saison 2015-2016 sur 97 % des départements

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  • 6 000 faisans lâchés dans la Vienne pour le petit plaisir des chasseurs

    8 juillet, par aspas

    Au risque de se répéter, mais il faut que cela se sache partout en France où les chasseurs déclarent faire une bonne action pour l’écologie : s’ils effectuent des réintroductions de « gibier » (perdrix, faisans, lièvres…) dans le cadre de programmes de repeuplement, ce n’est pas par souci de préserver la biodiversité, c’est simplement pour pouvoir tirer ces animaux, dans quelques années, par plaisir.

    L’article que nous venons de découvrir dans La Nouvelle République, annonçant le lâcher de 6000 faisans autour de Montmorillon (86) est un modèle dans son genre. On commence par dire que c’est pour « implanter durablement l’espèce », en interdisant sa chasse jusqu’en 2025. Mais très vite on reconnait que l’objectif est de reconstituer une population « au profit des chasseurs de petit gibier. »

    Il s’agit donc d’une réintroduction intéressée, qui « profite » aux adeptes des fusils, qui vont juste devoir attendre un peu avant de les chasser.

    Et bien sûr, afin que l’opération « repeuplement » soit un succès, les chasseurs font pression pour avoir le droit d’éliminer tout prédateur naturel qui viendrait leur barrer le chemin en s’attaquant à leurs petites cocottes exotiques : renards, corvidés, fouines, martres. « Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » ?  Non, simples animaux sauvages qui obéissent à leur nature intrinsèque qui est celui de chasser pour survivre.

    Le fait qu’ils en lâchent de telles quantités démontre bien que ces oiseaux d’élevage sont inadaptés à la vie sauvage (lire à ce propos notre enquête « De la cage au carnage« ). D’ailleurs, les chasseurs ont prévu de les nourrir pendant plusieurs mois…

    Merci à la presse régionale de diffuser au grand jour ces précieuses informations cynégétiques, qui permettent aux associations de dénoncer la vaste supercherie du monde de la chasse qui prétend œuvrer pour la biodiversité, alors que le but recherché est toujours, que ce soit à court ou à moyen terme, d’assouvir une passion pour le massacre d’animaux sauvages totalement innocents !

    Cette information nous parvient quelques jours après la polémique suscitée par un « repeuplement » de faisans similaire par les chasseurs d’Île-de-France, financé à l’aide d’une subvention publique de 57 500 euros accordée par le Conseil régional, présidé par Valérie Pécresse.

    N’hésitez pas à partager cette information autour de vous !

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