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  • Mais où allons-nous avec le Loup ?

    20 mars, par aspas

    FERUS et l’ASPAS, siégeant au Groupe National Loup et membres fondateurs de la coordination associative CAP Loup, déplorent que l’année 2018 se soit terminée sur un constat d’échec de la politique publique. L’année 2019 s’annonce encore plus mal.

    Rappelons que 51 spécimens ont été abattus en 2018, soit 12% de la population décomptée et que la prédation n’a pas vraiment diminué, voire augmenté dans certains secteurs, les gros foyers d’attaques ne faiblissant pas. La conditionnalité du remboursement des animaux prédatés à la mise en place des moyens de protection n’est toujours pas appliquée, en infraction avec les obligations européennes et aucun contrôle de cette mise en place n’est fait sur le terrain. L’effarouchement a disparu de la protection au profit systématique des tirs létaux qui démontrent pourtant leur inefficacité.

    Fort de ce constat 2018 accablant, l’Etat se prépare-t-il au pire ? Si l’on s’en tient à la dernière réunion du Groupe National Loup de février, il semble bien que oui.

    L’Etat semble plus que jamais jouer la carte de l’élimination physique du loup en préparant des zones d’exclusion et en voulant limiter son expansion démographique au-delà de 500 loups, en s’appuyant sur une lecture partielle et biaisée du rapport d’expertise scientifique de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (Oncfs) et du Muséum national d’Histoire Naturelle, qui servirait ainsi de caution morale et scientifique.

    Enfin, Emmanuel Macron vient d’annoncer que 17 à 19 % de la population de loups pourra être abattu, alors que l’expertise scientifique, commandée par le ministère de l’Ecologie lui-même, indique que les prélèvements légaux « ne devraient pas […], dépasser 10 % de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable. »

    Cette politique n’est ni réaliste ni raisonnable

    Elle n’est pas réaliste car aucun pays n’a réussi à zoner le loup, espèce particulièrement mobile. Seule la Norvège s’y essaye depuis de nombreuses années, sans succès. Ce pays a, de fait, le taux de dommage par loup le plus élevé d’Europe car ses troupeaux ovins sont en totale liberté, sans protection.

    Elle n’est pas raisonnable car la France se met de plus en plus en contradiction avec les textes internationaux que sont la Convention de Berne et surtout la Directive Européenne Habitats. Limiter la population de loups en France à ses effectifs actuels revient à la maintenir dans un statut « vulnérable », ainsi que défini par l’UICN, qui n’est pas un statut de conservation favorable.

    © DR. Blackbourn

    FERUS rappelle que seule une politique efficace de protection des troupeaux peut nous permettre de coexister sereinement avec le loup. Les moyens de protection (berger, chiens de protection, parcs sécurisés) bien conjugués sont efficaces. FERUS demande que soient remis en action et intensifiés les moyens d’effarouchement et qu’une professionnalisation de la protection, s’inspirant des expériences réussies, soit développée.

    Le loup est un animal qui apprend et il n’est pas démontré scientifiquement que son élimination physique soit une bonne pédagogie. S’il s’installe sur notre territoire, c’est avant tout parce que le biotope y est particulièrement favorable et c’est une chance pour la France dont nous devons nous féliciter.

    Pour cette raison nous demandons à l’Etat d’abandonner ses projets de zonage du loup et d’abattage post 500 loups, et de privilégier la politique de protection des troupeaux, d’ailleurs inscrite dans le Plan national Loup. Les tirs létaux doivent rester une exception justifiable, comme prévu par les règles dérogatoires de l’annexe IV de la Directive Habitats, et non une solution politique de facilité qui devient la règle.

    Si de tels arrêtés ministériels devaient être signés, nous les attaquerons juridiquement sans attendre !

    Contacts presse :

    ASPAS : Madline RUBIN, Directrice direction@aspas-nature.org – 06 79 44 61 17
    FERUS : Jean-François Darmstaedter, président –  04 91 05 05 46
    FERUS : Bertrand Sicar, vice-président – 06 28 62 17 41

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  • Lettre ouverte à F. De Rugy : le Renard n’est pas un « nuisible » !

    13 mars, par aspas

    Le 12 mars 2019, l’ASPAS a adressé une lettre au ministre de la Transition écologique François de Rugy, co-signée par les associations Anymal et One Voice, lui exhortant de ne pas classer le renard dans cette triste liste des animaux « susceptibles d’occasionner des dégâts » (la nouvelle terminologie pour désigner les « nuisibles »).

    L’ASPAS se bat depuis presque 40 ans pour les animaux sauvages en France. La nouvelle liste des animaux toujours traités comme des »nuisibles », établie tous les 3 ans, sera très prochainement rendue publique par le ministère de la Transition écologique. Nous craignons fort que le renard figure à nouveau dans ce triste classement, malgré les nombreuses études scientifiques qui démontrent l’utilité écologique et sanitaire de ce petit canidé sauvage. Certains agriculteurs l’ont bien compris (chaque année les renards chassent des millions de campagnols, qui déciment les cultures). Mais le lobby de la chasse continue à véhiculer les contre-vérités sur Goupil pour défendre ses intérêts – il est vu par les chasseurs comme un concurrent, puisqu’il peut s’attaquer aux faisans et perdrix semi-sauvages, élevés par millions puis relâchés à chaque début de saison de chasse, dans le seul but d’être tirés avec du plomb !

    Monsieur le Ministre,

    Vous allez prochainement établir la nouvelle liste des espèces animales jugées « susceptibles d’occasionner des dégâts », en France, nouvelle terminologie adoptée en 2016 pour désigner ceux que l’on qualifiait jusqu’à récemment de « nuisibles ». Si la sémantique a évolué, le traitement réservé à ces espèces reste cependant le même.

    Cette étiquette, imposée à des êtres sensibles, permet en toute légalité aux chasseurs et aux piégeurs de s’acharner sur leurs populations sans répit, à longueur d’année, avec le recours de pratiques parfois barbares et d’une grande cruauté ; des pratiques qui sont paradoxalement punies par la loi quand elles sont appliquées aux animaux d’élevage ou de compagnie.

    Accusé de tous les maux, le Renard roux figure encore aujourd’hui sur cette triste liste d’êtres indésirables, alors que de très nombreuses études scientifiques démontrent l’utilité de ce canidé proche du chat et du chien dans la chaîne alimentaire et l’équilibre des milieux naturels.

    Redoutable prédateur, le renard joue également un rôle écologique apprécié des agriculteurs, en chassant les micromammifères ravageurs de récoltes. Dans un modèle agricole qui veut se passer de pollution chimique, le renard a un rôle de tout premier ordre à jouer.

    Opportuniste, le renard joue notamment un rôle sanitaire, en s’attaquant prioritairement aux proies faibles et malades, ainsi qu’aux charognes. Et surtout, selon une étude récente, sa présence aurait tendance à naturellement freiner la propagation de la maladie de Lyme.

    Omnivore, le renard se nourrit à la bonne saison de fruits et de baies sauvages, et participe ainsi, par ses laissées, à la dissémination des graines et au repeuplement des arbres fruitiers et autres arbustes dans nos campagnes.

    Peu d’animaux sauvages ont été autant pourchassés et détruits, par tir, piégeage, déterrage, enfumage, et même gazage et empoisonnement, que le Renard roux en France. Actuellement, des chiffres annuels stupéfiants sont encore évoqués (jusqu’à un million de renards tués !) et l’on peine à comprendre comment l’espèce parvient à survivre à l’ampleur de ces massacres, dont la raison et la finalité heurtent le bon sens.

    Les études le montrent, cette « gestion » cynégétique, coûteuse, ne sert strictement à rien ; en effet, le territoire libéré par un renard sera immédiatement occupé par un autre renard. Quant à leur prolifération supposée, nullement démontrée, elle relève du pur fantasme : les populations de renards se régulent d’elles-mêmes, comme il a été démontré dans certains pays où sa chasse est interdite (par exemple le Luxembourg), ou strictement encadrée.

    Les 12 et 13 mai 2017, à Paris, le colloque « Renard » organisé par l’ASPAS qui a rassemblé scientifiques, chercheurs, agriculteurs ou encore agents de l’État, a permis de mettre en lumière de nombreuses données sur le renard. Compilées dans des actes rendus publics sur aspas-nature.org, toutes aboutissent au même constat : le renard n’est pas un nuisible !

    Face au changement climatique et à l’effondrement catastrophique de la biodiversité, deux réalités intimement liées, l’urgence de la transition écologique passe aussi et surtout par un meilleur respect, une meilleure compréhension de la nature qui nous entoure. En 2019, il n’est plus acceptable d’autoriser le massacre continu des renards, et en premier lieu l’horrible pratique de la vènerie sous terre, dès lors que l’utilité écologique et sanitaire de l’animal est reconnue par la communauté scientifique. Et quand bien même l’utilité des renards ne serait pas démontrée, rien ne justifierait qu’on les massacre à ce point. Avant d’être utiles ou nuisibles, ils sont, tout simplement, et ils obéissent à leur nature intrinsèque, que cela nous plaise ou non. Si nous ne voulons pas courir à notre perte, le 21e siècle se doit d’être celui de la protection, et non plus de la destruction : face au cataclysme écologique annoncé, la sagesse voudrait que nous travaillions avec la nature, et non plus contre elle.

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  • Tirs de nuit de renard dans le Grand Est : une comédie en 6 actes

    5 mars, par aspas

    Il y a quelques semaines, le tribunal administratif de Strasbourg a encore une fois jugé illégaux les tirs de nuit des renards roux en Moselle ! Malgré une opposition forte et récurrente de la population qui s’est exprimée durant les consultations publiques, malgré les arguments scientifiques apportés notamment par le Collectif Renard Grand Est, malgré une motion du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel et en dépit de pétitions ayant recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures, les préfets des départements de l’Aube, des Ardennes, de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle ont pris successivement depuis 2016, six arrêtés préfectoraux autorisant la destruction du renard par tir de nuit.

    Des associations (One Voice, Aspas, LPO 54,57 et Champagne-Ardenne, GEML, Flore 54, ReNArd), toutes membres du Collectif Renard Grand Est, ont donc, à six reprises, porté l’affaire devant les tribunaux administratifs de Strasbourg, Châlons-en-Champagne et Nancy.

    Tous les arrêtés préfectoraux ont été annulés ou suspendus !

    Les 6 recours ont conduit à une annulation ou suspension des arrêtés préfectoraux. Deux préfectures « récidivistes », celle de la Moselle et de la Meurthe et Moselle, ont même été sanctionnées chacune à deux reprises. Ces jugements interviennent sur des dossiers pourtant instruits par des services de l’Etat et sur avis de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

    Si les associations se félicitent, elles regrettent néanmoins les pertes de temps, d’argent, d’énergie et de vies animales sacrifiées pour que finalement soient annulées des décisions qui ne permettaient de satisfaire encore une fois que le seul lobby de la chasse.

    Dans la même logique, rappelons ici que pour la douzième fois, le Conseil d’État vient de suspendre l’autorisation de prolongation de la chasse aux oies sauvages, cadeau qu’Emmanuel Macron avait pourtant promis aux chasseurs en dépit des règlements européens. Il est urgent que la France oeuvre enfin en faveur de la biodiversité, dont le déclin catastrophique est chaque jour un peu plus avéré.

    COLLECTIF RENARD GRAND EST
    regroupant près de 70 structures liées à la protection de la nature, dont l’ASPAS

    Contact presse : franckvigna@sfr.fr / 06 20 18 52 22
    www.renard-roux.frwww.facebook.com/CollectifRenard

    Télécharger le communiqué en pdf

     

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  • Chasse 2018-2019 : 5 morts, 50 blessés… et toujours des millions d’animaux massacrés

    28 février, par aspas

    L’état de siège enfin levé ! Dans nos forêts et campagnes, entre monts et vallées, chaque année autour du 28 février c’est la même sensation de joie et de délivrance pour tous les vrais amoureux de la nature : la fermeture annuelle de la chasse !

    Les panneaux « danger chasse en cours » se retrouvent empilés à l’arrière des pick-up, les miradors se vident de leurs bataillons de gilets oranges fluo, les volées de plomb disparaissent de derrière les buissons…

    Car s’il n’y a eu « que » 5 morts humains en cette saison de chasse 2018-2019, la presse s’est faite l’écho d’une bonne cinquantaine d’accidents corporels à travers le pays, dont plusieurs gravissimes, ainsi que des centaines « d’incidents », qui, un autre jour, auraient très bien pu allonger la liste mortuaire. Prenez par exemple ce chasseur du Gers, samedi 21 février, qui explose la vitre arrière d’une voiture avec à son bord 3 enfants ! Il visait un sanglier. Ou encore ces surfeurs bretons en octobre 2018, qui ont vu du plomb passer à 50 cm de leurs têtes – les chasseurs tiraient à contre-jour !

    Moins de morts mais toujours autant de sentiment d’insécurité

    Si beaucoup d’accidents concernent les chasseurs eux-mêmes, des non-chasseurs sont aussi les victimes innocentes de l’inconscience de certains porteurs d’armes qui, rappelons-le, ne sont soumis à aucun contrôle de santé ou test d’alcoolémie pendant l’acte de chasse une fois leur permis en poche. Cette saison, l’accident non-chasseur le plus tragique a été la mort d’un vttiste britannique, en Savoie, le 13 octobre : un drame qui a eu un retentissement international. Les Grand-Bretons, notamment, ont découvert avec stupeur la réalité de la chasse en France – un loisir morbide, soutenu par l’Etat manipulé par un lobbying très puissant, qui continue d’être pratiqué par un peu plus d’un million de personnes dans notre pays.

    La mort du vttiste a provoqué une grande vague d’indignation en France, et a eu pour effet de renforcer la vision déjà très négative d’une grande majorité de Français à l’égard de la chasse, d’autant plus que de nombreux nouveaux cadeaux ont été faits aux chasseurs depuis l’élection d’Emmanuel Macron (division par deux du permis national, autorisation des silencieux, etc.)

    Le sentiment d’insécurité procuré par la chasse est toujours aussi grand, sinon plus grand encore. La saison précédente avait été marquée, entre autres, par le décès d’une femme dans son propre jardin, victime d’une balle perdue. Cette saison, c’est une petite fille qui a été gravement blessée, alors qu’elle pique-niquait tranquillement en famille en zone urbaine au bord de la Vienne, un dimanche après-midi ! Citons aussi cette frayeur ressentie par les passagers d’un TGV Paris-Nice, à hauteur d’Avignon en décembre dernier, lorsqu’une munition de guerre de type Brenneke, destinée au gros gibier, a traversé une vitre pour venir s’encastrer dans un appui-tête d’un siège heureusement inoccupé !

    Nul doute que les chasseurs et les autorités qui les soutiennent se « réjouiront » du faible taux de mortalité liée à la chasse en cette saison 2018-2019, mais c’est toujours 5 morts et 50 accidents corporels de trop, et surtout, c’est oublier les centaines de traumatismes psychiques provoquées par la chasse, avec encore cette année de biens angoissants « faits divers » relayés par la presse, à l’instar de toutes ces balles perdues qui traversent les salons, s’encastrent dans les voitures, et maintenant un TGV !

    Fermeture totale de la chasse ? Pas vraiment !

    Attention ! Si la chasse à tir ferme à partir du 1er mars, les promeneurs et autres usagers de la nature ne sont toujours pas à l’abri pour les mois à venir… La chasse à courre, notamment, ne se termine que le 31 mars… Et les battues administratives et autres destructions de la faune continuent, notamment concernant les sangliers. Les animaux classés « nuisibles » sont quant à eux persécutés toute l’année (attention aux pièges !), les blaireaux peuvent être déterrés dès le mois de mai, les renards ou encore les brocards pourront être tirés dès juin et les oiseaux d’eau dès août…

    Le climat d’insécurité et les nuisances liés à la chasse au tir ne se limitent donc pas à la période d’ouverture et de fermeture « générale ». La mise en place de mesures nationales et homogènes s’impose ! Parmi les plus élémentaires, l’instauration d’un contrôle des capacités physiques et psychiques subordonnant la validation annuelle du permis de chasser ; et évidemment, le partage de l’espace avec les autres amateurs de nature.

    Partager l’espace pour mieux vivre dans la nature

    Depuis notre sondage IFOP ASPAS/One Voice de 2016, ce n’est plus 78 %, mais 81 % des Français qui sont favorables à une trêve de la chasse le dimanche. Un jour qui comptabilise plus de la moitié des accidents de chasse…
    Notre pétition « Pour l’arrêt de la chasse le dimanche » qui avait été remise en 2010 à Monsieur Borloo alors ministre de l’Écologie, continue de mobiliser : aux 252 000 déjà remises, plus de 228 000 signatures supplémentaires sont venues renforcer notre demande.

    Alors que de plus en plus de scientifiques nous alertent sur l’alarmante disparition des oiseaux, des insectes, et d’un appauvrissement de plus en plus grave de la biodiversité, il est urgent de changer de paradigme en cessant de faire aveuglément confiance à la soi-disante régulation des espèces par les chasseurs, dont les effets sont souvent catastrophiques ! D’autres pays l’ont très bien compris, pourquoi pas la France ?

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  • Des gilets jaunes pour les crapauds amoureux !

    25 février, par aspas

    Automobilistes, levez le pied ! Chaque année à cette période, crapauds, grenouilles, salamandres et autres tritons sortent de leur torpeur hivernale pour regagner mares et autres zones humides où ils vont se reproduire. Un voyage nuptial qui leur coûte malheureusement souvent la vie, lorsqu’ils doivent traverser les routes… Pollution, disparition de leurs habitats naturels… Les amphibiens sont déjà mal en point. Mais bonne nouvelle : nous pouvons les aider !
    Chaque année de nombreux bénévoles viennent en aide à ces animaux, faute de structure en France pour coordonner les bonnes volontés. L’ASPAS diffuse gratuitement un guide de conseils et propose des panneaux signalétiques adaptés, à placer aux abords des routes.

    Venir en aide aux amphibiens : quelques actions concrètes

    • Le plus simple et le plus immédiat : ramassez-les et faites-les traverser. Leur venin n’est absolument pas toxique pour l’homme, il faut juste ne pas se frotter les yeux. Pour ne pas abîmer leur peau fragile, vous pouvez vous mouiller les mains avant de les saisir,  délicatement. Votre seul matériel sera une lampe, un seau et un gilet jaune fluo.

    • L’union fait la force : trouvez des volontaires et organisez des roulements, cela permettra en outre de créer des instants de partage de convivialité autour d’une cause commune. Vous pouvez également proposer des affiches chez les commerçants pour sensibiliser les gens. Prévenez éventuellement les gendarmes, qu’ils veillent au respect des vitesses lors des ramassages…

    • Investir sur le long terme : pour une action plus efficace et pérenne, comme l’installation d’un crapauduc, contactez une association locale de protection de la nature et l’ASPAS pour vous faire aider dans vos démarches auprès du Conseil général, des mairies, etc.

    • L’ASPAS propose aux particuliers, aux mairies et aux associations des panneaux de signalisation réfléchissants, en PVC, semblables aux panneaux routiers. Attention : leur pose sur la voie publique est soumise à autorisation accordée par les Conseils généraux ou les mairies.

    À vos seaux et à vos gilets jaunes – les amphibiens ont besoin de vous !

    Pour commander ou obtenir des renseignements sur les panneaux de signalisation ou des informations sur l’exposition Connaître et protéger les amphibiens : actions@aspas-nature.org

    Télécharger gratuitement des conseils pour protéger les amphibiens.

    Pour obtenir le document imprimé il suffit d’écrire à ASPAS – BP 505 – 26401 CREST Cedex en joignant 1 enveloppe A5 (16 x 23cm) timbrée avec deux timbres lettre verte 20 g.

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