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  • 800 000 € d’argent public gaspillés par idéologie ?

    12 novembre, par aspas

    Un beau projet de réserve naturelle, jusqu’à présent soutenu par les élus locaux et entièrement financé par l’ASPAS, est sur le point d’être empêché, mais repris autrement… avec l’argent des contribuables. Comment expliquer une telle décision? Quel genre de pression peut expliquer un tel revirement ? Dubitative, l’association citoyenne interpelle les élus.

    © R. Holding / ASPAS

    L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) était engagée depuis plusieurs mois avec le propriétaire de la montagne de Miélandre à Vesc (26), en vue de son rachat. Le projet était d’en faire une Réserve de Vie Sauvage® ouverte au public, comme le sont les 5 autres réserves que gère déjà l’association. Ce projet avait reçu le soutien des élus locaux, après qu’ils ont obtenu la confirmation que seraient maintenus le pastoralisme et l’accès aux chemins de randonnée, et qu’aucune terre agricole n’était comprise dans la vente.

    Le 11 avril dernier, le Maire de Vesc, le Président de la Communauté de communes Dieulefit Bourdeaux et la Conseillère départementale et l’ASPAS terminaient leur communiqué commun par un encouragement des élus à la réussite du projet de l’association :

    « Le Conseil communautaire, considérant que les intérêts économiques, sociaux et environnementaux du territoire sont préservés a rapporté la délibération du 21 mars abandonnant ainsi son projet d’acquisition. Cette nouvelle, donne la possibilité au vendeur et à l’ASPAS de déployer un projet dont la dimension environnementale méritera d’être intégrée au projet territorial. Une Réserve de Vie Sauvage® (RVS) devrait ainsi prochainement voir le jour à Miélandre, ce qui permettra de protéger et mettre en valeur sur le long terme cette montagne emblématique de la Drôme. »

    Hélas, en parallèle, la SAFER a multiplié les courriers, y compris par le biais d’avocats, pour empêcher la vente. Après un mois de discussions le propriétaire a finalement cédé à la pression et vient de signer une promesse de vente avec la SAFER. Il nous est rapporté que l’acheteur final serait à terme l’une des collectivités locales, avec un financement du prix par des subventions de la Région, du Département, de l’intercommunalité, de la Commune de Vesc et du Parc des Baronnies.

    Engager près de 800 000 € de fonds publics pour préserver un espace naturel alors qu’il existait une alternative privée offrant toutes les garanties validées par les élus locaux, ne nous semble pas relever d’une bonne gestion des deniers publics !

    L’ASPAS a écrit à chacun des élus amené à se positionner sur cet achat subventionné afin qu’ils disposent des informations utiles pour un vote éclairé. Une pétition citoyenne vient également d’être lancée et les habitants du secteur sont appelés à faire connaître leur avis auprès des élus.

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  • Un renard, c’est quelqu’un

    7 novembre, par aspas

    L’ASPAS est partenaire du beau-livre L’Odyssée du renard, paru cet automne aux éditions de La Salamandre. Un livre militant, richement illustré par les photos exceptionnelles de Laurent Geslin et les écrits de François Moutou, qui veut raconter simplement goupil tel qu’il est vraiment, en tenant pleinement compte des nombreuses études réalisées ces dernières décennies relatives à la biologie, l’écologue ou encore à l’éthologie et qui ne font qu’accentuer davantage la fascination des humains à l’égard de cet animal, le plus malin de nos voisins.
    Ci-dessous, nous reproduisons l’avant-propos du livre, rédigé par Marc Giraux, naturaliste et porte-parole de l’ASPAS. 

    Enfin, nous commençons à regarder les renards pour ce qu’ils sont, et non avec les préjugés que nous leur mettons sur le poil : ce sont des êtres sensibles et intelligents.
    Ils ont leur vie à mener, leurs plaisirs et leurs déplaisirs, leurs craintes et leurs désirs. De plus, nous considérons désormais chacun d’entre eux en tant qu’individu particulier. Quand j’entends un collègue naturaliste annoncer qu’il y a du renard quelque part, j’avoue que ça me choque : un renard, c’est quelqu’un ! Comme le loup et les tous autres, chaque goupil a son caractère et ses spécificités, voire ses petites manies, ce qui le rend d’autant plus touchant et intéressant.

    La conjugaison de deux grands talents, François Moutou pour son texte pétri de connaissances, et Laurent Geslin pour ses images rares et saisissantes, nous permet de vivre ici le parcours d’un renard et nous fait prendre conscience de son quotidien.

    Lorsque l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) a choisi cet animal comme emblème, voici une quarantaine d’années, c’était gonflé. Pour l’opinion publique, il n’était qu’un voleur de poules enragé qui devait être éliminé. De campagnes de sensibilisation en actions (entre autres pour la vaccination antirabique ou contre l’impitoyable déterrage des
    terriers), l’ASPAS a contribué à changer complètement l’image de ce mammifère.

    Et ça a marché : aujourd’hui le renard est aimé par la grande majorité. Ne reste plus qu’un bastion d’obstinés, dans la corporation des chasseurs, qui persiste à le classer nuisible, histoire de pouvoir s’amuser à le traquer toute l’année. Gardons espoir : dans ce beau livre comme sur le terrain, nos goupils nous offriront encore longtemps le réjouissant spectacle de leur existence.

    Prenez la défense de Goupil !

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  • Goupil 139 – Automne 2019

    31 octobre, par aspas

    Retrouvez toute l’actualité de l’ASPAS dans Goupil, le magazine trimestriel réservé aux adhérents de l’association. Au sommaire du numéro 139 : Dossier : STOP à la chasse en enclos !, Dernière ligne droite pour le Vercors, Office Français de la Biodiversité : une loi à l’avantage des chasseurs, Vers un mieux pour les blaireaux de France, Le Ministère autorise l’abattage de 100 loups : l’ASPAS attaque !, etc.

    Goupil, notre magazine

    Au sommaire – Automne 2019

    • Dossier : Carnage derrière le grillage : STOP à la chasse en enclos !
    • Les délégués : des acteurs essentiels pour le dynamisme de l’ASPAS
    • Des nouvelles des Réserve de Vie Sauvage ®
    • Délit d’entrave à la chasse  : Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt
    • Office Français de la Biodiversité : une loi à l’avantage des chasseurs
    • Vers un mieux pour les blaireaux de France
    • Le Ministère autorise l’abattage de 100 loups : l’ASPAS attaque
    • Le lynx dans le viseur des « régulateurs »
    • 2019 : l’été le plus chaud…pour les ours !
    • Les victoires de Maître Renard
    • Brèves, résultats juridiques…

    Goupil, c’est un magazine d’une quarantaine de pages, dans lequel vous retrouverez tous les 3 mois :

    – des brèves sur la nature
    – un dossier spécial (loup, renard, chasse,…)
    – des indications sur les refuges ASPAS
    – des infos sur nos actions et nos campagnes
    – les résultats juridiques
    – la vie des délégations ASPAS
    – des conseils de lectures, d’émissions ou de films
    – des articles à commander sur la nature, les animaux, le jardinage…

    Pour recevoir Goupil …

    Il suffit de devenir adhérent ou donateur ASPAS.
    Pour en savoir plus, cliquer ici

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  • CHASSE : deux espèces menacées épargnées pour la saison de chasse 2019/2020 dans les Antilles

    31 octobre, par aspas

    Saisi par l’ASPAS, l’ASFA et la LPO, le Tribunal administratif de Basse-Terre, dans son ordonnance n°1901330 du 31 octobre 2019, suspend en urgence les arrêtés du préfet de la Guadeloupe du 17 juin 2019 en ce qu’ils autorisent la chasse de la grive à pieds jaunes et du pigeon à couronne blanche en Guadeloupe et à Saint Martin, en considérant que :

    3. La période de chasse de la grive à pieds jaunes et du pigeon à couronne blanche telle que définie par les arrêtés litigieux commence le 1er novembre 2019 et jusqu’au 5 janvier 2020 les mardis, samedis, dimanches et jours fériés et chômés. Compte tenu, d’une part, des délais prévisibles de jugement de la requête à fin d’annulation de ces arrêtés, d’autre part, des éléments versés au dossier relatifs au statut de conservation de ces deux espèces en Guadeloupe et à Saint-Martin et des dégâts irrémédiables que leur causerait une campagne de chasse, l’exécution des arrêtés du 18 juin 2019 porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate aux intérêts que les associations requérantes défendent conformément à leurs statuts. Dans ces circonstances, la condition d’urgence est remplie.

    4. En l’état de l’instruction, et compte tenu notamment de la circonstance, non contestée par le préfet, qu’aucune étude scientifique ne permet d’évaluer la population actuelle de pigeons à couronne blanche et sa dynamique en Guadeloupe et à Saint-Martin, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l’article L. 424-2 du code de l’environnement et de la méconnaissance du principe de précaution, ainsi que de l’erreur manifeste d’appréciation sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Dès lors, les associations requérantes sont fondées à en demander la suspension.

    Télécharger le jugement : SUSPENSION CHASSE – ANTILLES – 2019

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  • Exprimez-vous contre le massacre des bouquetins du Bargy !

    31 octobre, par aspas

    Le préfet soumet à la consultation publique un nouvel arrêté autorisant l’abattage indiscriminé de 15 bouquetins du Bargy dans la zone cœur du massif. Le projet d’arrêté, sa présentation et les divers documents relatifs à cette consultation sont disponibles >> ICI

    Agissez pour faire stopper cette tuerie en envoyant votre avis avant le 7 novembre à :
    ddt-consultations-publiques@haute-savoie.gouv.fr

    Depuis des années, l’ASPAS se mobilise avec d’autres associations contre les abattages à répétition des bouquetins présents sur le massif du Bargy, dont la population est atteinte de brucellose, une zoonose transmissible aux cheptels domestiques que côtoient parfois les bouquetins dans les alpages. Depuis 2012, sur une population estimée à environ 700 individus, 482 bouquetins ont été éliminés, dont 134 par euthanasie après capture et 348 par abattage indiscriminé. Une proportion importante d’animaux sains a donc déjà été abattue.

    Pour les plus pressés

    Plusieurs points invitent à renoncer à ces abattages :

    • des alternatives préservant les animaux sains sont possibles et souhaitables,
    • le risque sanitaire est très limité (« quasi-nul » selon l’ANSES),
    • le bouquetin est une espèce protégée aux niveaux national et européen.

    Pour les plus motivés

    Comme l’indique un compte-rendu scientifique (télécharger le PDF) des experts de l’ANSES (agence de sécurité sanitaire), il est possible de remédier à cette situation en préservant les animaux sains. Pourtant, le préfet persiste à autoriser des abattages indiscriminés, c’est-à-dire sans que les animaux ne soient testés avant d’être tués, or cette méthode a montré son inefficacité, et pourrait même s’avérer contre-productive.

    Aujourd’hui, l’ONCFS a confirmé la baisse très significative de la prévalence de l’infection brucellique sur le massif du Bargy : proche de zéro en zones périphériques, elle a chuté en trois ans de 70% à environ 20% au cœur du massif. Il est plus que temps d’arrêter les abattages et de se concentrer sur une méthode alliant capture, contrôle et marquage.

    Le risque pour les élevages est considéré comme quasi nul. Il est temps d’accompagner les éleveurs et de mettre en place une réelle séparation entre la population de bouquetins et les cheptels domestiques car, si certains éleveurs s’attachent à mettre en place des parcages de qualité, il ne s’agit pas d’une règle générale.

    Les associations s’opposent totalement à l’abattage de bouquetins non testés au préalable, où qu’ils se trouvent. Pour prendre connaissance de la position commune des associations de protection de la nature : VOIR ICI

    Si vous habitez dans la région ou le département, pensez à le préciser. Et n’oubliez pas que les messages posés et sans injure seront les plus efficaces pour sauver ces animaux.

    Merci de votre participation !

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