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  • Blaireau, et alors ? La torture n’est pas un loisir !

    21 janvier, par aspas

    Le 21 janvier, Lush, en association avec l’ASPAS, a lancé une campagne de sensibilisation sur le net ainsi que dans ses 44 boutiques en France, afin de dénoncer la pratique du déterrage des blaireaux et demander son interdiction. Lush a invité ses clients à signer notre pétition Stop au déterrage des blaireaux demandant à M. de Rugy, ministre de la Transition Écologique et Solidaire, l’abolition de cette pratique barbare.

    SIGNER LA PÉTITION

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  • Oies sauvages : arrêtons le massacre !

    16 janvier, par aspas

    Le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire demande l’avis des citoyens sur un arrêté prévoyant d’autoriser la chasse de trois espèces d’oies grises (Oie cendrée, rieuse et des moissons) pendant le mois de février, période de migration prénuptiale de ces oiseaux. Leur chasse pendant cette période cruciale est pourtant formellement interdite par la Directive européenne dite « Oiseaux ».

    Le ministre prétend que tuer des oies en février en France serait nécessaire pour prévenir des dégâts aux cultures causés par ces oiseaux aux Pays-Bas. Ce prétexte est absurde, il ne s’agit pas des mêmes populations : les oies migratrices hivernant en France ne sont pas celles causant des dégâts aux Pays Bas où elles sont sédentaires ! Les tuer en France ne changera rien aux Pays Bas, le véritable objectif est de contenter par tout moyen, y compris illégal, une minorité de chasseurs.

    Cette mesure aurait de graves conséquences pour les oies cendrées dont la population a baissé de 25% depuis 2015.

    Nous vous invitons donc à exprimer votre profond désaccord avant le 24 janvier 2019 !

    PARTICIPER À LA CONSULTATION

    Vous pouvez vous aider des arguments préparés par la LPO (merci à eux !) pour y répondre :

    1-Il s’agit d’un prétexte grossier pour accéder aux revendications récurrentes des chasseurs de tirer les oies tout au long du mois de février.

    Personne n’est dupe, des décennies de contentieux de la LPO au Conseil d’Etat pour faire annuler plus de 11 fois les arrêtés ministériels prolongeant la chasse des oies au mois de février. La dernière décision en date étant l’arrêt du 29 janvier 2018 condamnant S. Royal, qui avait donné instruction à l’ONCFS de ne pas verbaliser les chasseurs chassant les oies du 1 au 12 février 2017.

    Après avoir menti sur les dates de migration des oies cendrées, invoqué des motivations scientifiques, désengagé les forces de police de leur mission de contrôle des chasseurs, voici le nouveau « mobile » du gouvernement : l’Etat allègue de dégâts aux cultures ailleurs en Europe, aux Pays-Bas, pour autoriser les chasseurs français à tirer des oies en soutien aux agriculteurs néerlandais !!! Jamais les chasseurs ne se seront sentis si pro-européens eux qui souhaitent à tout prix la suppression des directives européennes protégeant la nature et notamment la directive « Oiseaux » !

    2- La chasse des oies en février est un non-sens biologique et contraire à la Directive Oiseaux

    D’après les dernières données sur la chronologie de migration et reproduction des espèces, validées par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, en décembre 2018, la migration des oies cendrées débute dès la 3ème décade de janvier, soit à partir du 20 janvier.

    La fermeture de la chasse aux oies cendrées ne peut donc pas avoir lieu au-delà de la fin janvier, conformément à l’article 7 de la Directive oiseaux qui précise que les oiseaux migrateurs ne peuvent être chassés en période de migration pendant le trajet de retour vers leur lieu de nidification.

    Ce principe a été rappelé par la Cour de justice de l’union européenne en 2003 et plus récemment par le Commissaire européen Karmenu Vella qui, en 2015, a rappelé à S. Royal et à la France qu’une dérogation au titre de l’article 9 de la Directive oiseaux ne peut avoir pour réel objectif de prolonger la période de chasse des oiseaux migrateurs.

    3-Les effectifs annoncés d’oies cendrés sont obsolètes :

    Si l’espèce profite effectivement d’un état de conservation « non préoccupant » selon la liste rouge européenne(LC : Préoccupation mineure), les chiffres avancés par le ministère ne sont pas toutefois d’actualité puisque la population actuelle n’est pas estimée à 1 200 000 individus mais à 960 000 individus, soit presque 25% en moins.

    4- L’oie cendrée migratrice et chassée en France n’est pas celle qui niche aux Pays-Bas.

    En Europe, la population d’Oie cendrée (anser, NW Europe/SW Europe) est principalement répartie aux Pays-Bas (43% de la population en reproduction, sédentaire), en Suède (20%), en Allemagne (15%, sédentaire), en Norvège (11%) et au Danemark (8%).

    La population d’Oie cendrée NW/SW Europe se compose de trois unités de population bien distinctes :

    – Une unité de population sédentaire (donc non migratrice) représentée par des oiseaux qui se reproduisent aux Pays-Bas, en Belgique, et en Allemagne ;

    – Deux unités migratrices qui se reproduisent l’une en Suède et l’autre en Norvège et qui hivernent en France et en Espagne.

    La nouvelle étude commanditée dans le cadre du plan de gestion international de la population[vi] est alors claire : les oiseaux présents en France, en transit ou en hivernage, proviennent bien des entités migratrices d’oies cendrées (de Norvège et de Suède) et n’ont rien de commun avec ceux qui posent problème aux Pays-Bas.

    Chasser les oies en Février en France n’aidera donc en rien à réduire les dégâts causés par les oies aux Pays-Bas, ce ne sont pas les mêmes oiseaux !

    5 – Le point sur les dommages aux cultures que causeraient les oies cendrées

    Les principaux dégâts aux cultures observés en Europe proviennent de l’entité sédentaire de la population d’oie cendrée qui représente près de 60% de la population NW/SW Europe. Les dégâts observés en lien avec les populations migratrices (celles qui passent ou hivernent en France) sont rares et hyper-localisés en Scandinavie, là où les activités humaines et les cultures intensives entourent aujourd’hui les zones humides fréquentées par l’espèce.

    Puisque l’origine scandinave des oies en transit ou en hivernage en France est démontrée, il est très improbable que des actions de prélèvements en France aient un impact sur les dégâts occasionnés par les populations sédentaires d’oies aux Pays-Bas voire même ailleurs.

    Cette dérogation n’a donc pas lieu d’être si ce n’est pour prolonger la saison de chasse des oies pendant la migration prénuptiale de l’espèce, ce qui est interdit.

    Quant à évoquer des dégâts d’oies cendrées à l’agriculture en France, ils sont très peu signalés voire inexistants, et sans commune mesure avec ceux observés aux Pays-Bas. Le caractère « très peu préoccupant » de ce problème en France évoqué par l’ONCFS en 1996 est toujours d’actualité en 20178.

    Enfin, à l’occasion d’un récent projet de loi (non voté à ce jour) contre la sur transposition des directives européennes, le Conseil d’Etat a, dans son contrôle préalable, rappelé au législateur que la chasse dérogatoire pour prévenir des dégâts aux cultures ne peut s’appliquer que si les dommages sont importants et causés en France et s’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante que la chasse. Ici, il ne s’agit pas de dégâts en France mais aux Pays-Bas et cet Etat gère lui-même les conflits liés à sa population sédentaire importante d’oies…

    6- Il n’y a pas non plus de dommages des oies cendrées aux écosystèmes

    Les dommages aux écosystèmes sont également cités pour justifier cette dérogation. Ces dommages sont cependant insuffisamment documentés et étudiés selon le plan de gestion de la population AEWA. Il convient de remarquer que ces dégâts sont hyper-localisés dans des zones et périodes de très fortes concentrations d’oiseaux, où se concentrent également de très fortes concentrations humaines. Cet impact n’est pour l’heure aucunement ni estimé, ni vérifié objectivement.

    7- Sur le statut des populations d’Oie rieuse et Oie des moissons

    Quant aux deux autres espèces d’oies oie rieuse (Anser albifrons albifrons) et oies des moissons (Anser fabalis rossicus), même si leur statut de conservation est favorable au niveau européen, leur chasse jusqu’au 10 février, de surcroit sans quota, empiète sur le début de leur migration de retour qui a lieu dès la première décade de février. En outre, il existe d’importants risques de confusion des oies grises entre elles, ces deux espèces rares pourront donc être victimes de la chasse après leur fermeture à la place des oies cendrées elles toujours ouvertes (jusqu’au 28/02).

    8- Sur les fausses mesures d’atténuation de nature à prévenir notamment le risque de dérangement sur les autres espèces

    Le projet d’arrêté est un cadeau aux chasseurs de gibier d’eau à la hutte, tonne, gabion … puisqu’il permet la chasse des oies à partir des installations fixes de chasse de nuit.

    Volontairement, il est flou sur l’autorisation des appelants vivants destinés à attirer les oies puisqu’il ne limite pas clairement et expressément ceux-ci aux oies cendrées mais à toute espèce dont la chasse est autorisée … les canards seront-ils donc à nouveau déplacés sur les étangs alors que leur chasse est fermée depuis le 31 janvier et qui garantira alors la seule chasse des oies et non des autres oiseaux d’eau quand on sait qu’elle se pratique la nuit et que les contrôles seront limités notamment par les faibles effectifs des agents de l’ONCFS?

    En outre, le tir des oies jusqu’au dernier jour de février perturbera les oiseaux d’eau dont la chasse est fermée depuis le 31 janvier et notamment les canards, en cette période de quiétude qui leur est indispensable, entre la fin de l’hivernage et le début de leur retour vers leurs aires de reproduction et leur saison de reproduction.

    9- Il n’y aura pas de réel auto-contrôle des chasseurs sur leurs prélèvements !

    Outre le fait que ce quota de 5000 oies cendrées ne repose sur aucune justification scientifique mais exprime seulement le vœu du président de la Fédération Nationale des chasseurs tel qu’il l’a exprimé à l’automne dernier, la mise en place inopinée d’une application smartphone « Chassadapt » pour l’occasion et les soi-disant auto-contrôles des chasseurs pour respecter ce quota, relèvent de la pure fantaisie, les chasseurs n’ayant encore jamais expérimenté en grandeur réelle et temps réelle des applications permettant de dénombrer au jour le jour les prélèvements réalisés.

    Ce projet de loi rend tout à coup obligatoire, de fait, la possession d’un smartphone pour déclarer les prélèvements sur l’application « Chassadapt » ce qui n’est prévu par aucune réglementation.

    Cette application « chassadapt » à laquelle le projet d’arrêté fait référence pour avoir les décomptes en temps réel des oies cendrées prélevées et ne pas dépasser le quota des 5000, permet actuellement de déclarer 7 espèces sur l’application dont l’oie cendrée mais pas les 2 autres oies rieuse et des moissons dont la chasse sera pourtant autorisée jusqu’au 10 février. Or l’article 2 du projet d’arrêté litigieux prévoit que « l’ONCFS et la FNC sont chargés d’évaluer l’impact des prélèvements sur l’état de conservation des trois espèces d’oies … Cette évaluation fera l’objet d’un rapport transmis au directeur de l’eau et de la biodiversité avant le 30 novembre 2019 ».

    Comment pourront-ils évaluer l’impact des prélèvements sans avoir les données « Chassadapt » des prélèvements des oies rieuses et des moissons, non inscrites dans l’application?

    L’application « Chassadapt » est un outil non abouti en version de test en 2018-2019 (descriptif figurant sur le Google Play de l’application : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.fnc.hunter&hl=fr)  et qui ne permettra de compiler les prélèvements que de l’oie cendrée à l’exception des deux autres oies chassables.

    Par ailleurs, la mise à disposition des agents de l’ONCFS chargés des contrôles de l’outil « Chassacontrol » géré par la Fédération nationale des chasseurs est une confusion des rôles mettant les agents de l’Etat en situation de dépendance vis à vis de la FNC ce qui est inacceptable.

    Merci donc de vous mobiliser massivement contre ce projet d’arrêté visant uniquement à permettra la chasse des oies, en février, en tentant de justifier cette dérogation par des dégâts aux cultures aux Pays-Bas et qui n’est qu’une nouvelle tentative de prolonger en France la chasse pendant la période de migration prénuptiale des oiseaux.

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  • La Présidente de la FNSEA profite des troubles sociaux pour remettre en cause les progrès environnementaux

    10 décembre 2018, par aspas

    CP Inter associatif : Dans une déclaration sur France Info ce jeudi 6 décembre 2018, la Présidente de la FNSEA a menacé de manifestations publiques supplémentaires si le gouvernement ne revenait pas sur quelques progrès dans le domaine de l’agriculture obtenus notamment à l’issue des états généraux de l’alimentation.

    Christiane Lambert remet en cause le principe même de la transition écologique. Elle menace le gouvernement de pousser les agriculteurs dans la rue ce week-end si un certain nombre d’acquis environnementaux, pourtant indispensables pour la santé des Françaises et des Français comme pour l’environnement, ne sont pas remis en cause. Et notamment la séparation des activités de conseil et de vente en matière de pesticides, l’interdiction du Glyphosate et l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse (fléchée pour développer l’agriculture bio).

    A l’heure où de plus en plus d’agriculteurs s’engagent dans la voie d’une agriculture durable, voire dans celle de l’agro-écologie, cette tentative de démarche rétrograde s’oppose à la demande croissante des citoyens et des consommateurs.

    L’abandon de la taxe carbone pénalise déjà la transition écologique ; les revendications et les menaces de la FNSEA sont irresponsables, de surcroît dans le contexte de crise profonde que connait le pays.  D’autant que les premières victimes de la crise environnementale sont les couches sociales les plus défavorisées, et les premières victimes de l’agriculture non durable les agriculteurs eux-mêmes.

    Nos associations soutiennent la démarche de transition écologique portée par le Ministère du même nom et encouragent les élus à ne pas  se laisser intimider par les lobbies contre nature.

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  • Victoire pour les renards, une de plus !

    7 décembre 2018, par aspas

    Le tribunal administratif de Nancy vient, une nouvelle fois, de sanctionner l’arrêté du préfet de la Meurthe-et-Moselle qui autorisait le tir de nuit du renard dans ce département ! L’arrêté était en cours d’exécution et devait encore s’appliquer jusqu’au 31 décembre 2018. Grâce à l’ASPAS et ses partenaires (FLORE 54, le GEML et One Voice), les renards ont gagné un mois de répit.

    Sur les 500 renards que les lieutenants de louveterie avaient l’autorisation de tuer, 200 ont été abattus, illégalement. Mais 300 renards ne périront pas sous les balles nocturnes !

    Le juge a considéré que le préfet n’apportait pas les éléments démontrant la nécessité de recourir à ces tirs, ce qui créait un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté, justifiant sa suspension en urgence :

    « le motif pris de la nécessité des efforts de réimplantation du lièvre, de la perdrix et du faisan sur les territoires des groupements d’intérêt cynégétique « petit gibier » ne répond pas aux conditions de cet article » et « la nécessité d’organiser des tirs de nuit pour permettre la destruction du renard n’est pas démontrée » (ordonnance n°1803089 du 30 novembre 2019).

    Nous attendons la décision sur le fond qui interviendra dans quelques mois.

    Nul doute que les nombreuses victoires accumulées par l’ASPAS ces derniers mois en faveur du renard, soutenues localement par les actions du Collectif Renard Grand Est, incitent les préfets à renoncer à de nouvelles décisions mortifères.

    Il est temps que ces préfets agissent dans l’intérêt général, en favorisant une nature libre et sauvage, plutôt que de répondre aux intérêts particuliers de certains chasseurs.

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  • LOUP : Annulation d’un arrêté ministériel autorisant des tirs de prélèvement dérogatoires dans les Vosges et en Meurthe-et-Moselle, saison 2016-2017

    4 décembre 2018, par aspas

    Le Conseil d’État annule, dans sa décision n° 405409 du 21 novembre 2018, l’arrêté des ministres de l’environnement et de l’agriculture du 28 novembre 2016 portant dérogation, pour les départements des Vosges et de Meurthe-et-Moselle, à une disposition de l’arrêté du 5 juillet 2016 fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2016-2017.

    Il relève une irrégularité dans la procédure d’adoption :

    « Il est constant que le Conseil national de la protection de la nature n’a pas été consulté avant la signature de l’arrêté attaqué. Eu égard à l’objet et à la portée de cet arrêté et compte tenu des missions dévolues au Conseil national de protection de la nature, l’omission de la consultation de cet organe doit être regardée, dans les circonstances de l’espèce, comme ayant été susceptible d’exercer une influence sur le contenu des dispositions attaquées et de nature à priver le public d’une garantie. Par suite, l’arrêté attaqué est intervenu au terme d’une procédure irrégulière. »

    Télécharger la décision

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